Les cartels mexi­cains concur­rencent la Colom­bie sur le marché de l’hé­roïne

par   Ulyces   | 30 mars 2016

GettyImages-177483630-640x480Crédits : Julio Cesar Agui­lar D’après un rapport de la DEA (l’Agence de lutte contre la drogue améri­caine) publié le 22 mars 2016, les orga­ni­sa­tions crimi­nelles mexi­caines chas­se­raient sur les terres de la Colom­bie en matière d’hé­roïne. Le marché étasu­nien, tradi­tion­nel­le­ment dominé par les cartels colom­biens, est de plus en plus investi par les groupes mexi­cains, ce qui met en relief les trans­for­ma­tions les plus récentes du trafic de drogue en Amérique latine. L’of­fi­cier de la DEA Louis J. Milione indique dans le rapport que les orga­ni­sa­tions crimi­nelles mexi­caines « repré­sentent désor­mais une concur­rence sérieuse dans les marchés de la côte est des États-Unis et dans les États Mid-Atlan­tic, où ils distri­buent depuis peu de la brown et black tar mexi­caine. Les trafiquants mexi­cains déve­loppent aussi de nouvelles tech­niques pour produire de l’hé­roïne en poudre planche de très haute qualité. » Par le passé, les crimi­nels mexi­cains travaillaient plutôt avec de la brown et de la black tar de mauvaise qualité, qu’ils écou­laient dans l’ouest de l’Amé­rique, tandis que les Colom­biens four­nis­saient les grandes villes de la côte est avec de la poudre de qualité. Les récents déve­lop­pe­ments semblent indiquer que les cartels mexi­cains cherchent à concur­ren­cer leurs rivaux colom­biens tant sur le plan de la quan­tité que de la qualité. Ces dernières années, on a vu se multi­plier les champs de pavot au Mexique, ce qui n’est pas un hasard. Ce vire­ment de bord est dû au déclin des trafics de cocaïne et de canna­bis aux États-Unis, ainsi qu’à la demande accrue des Améri­cains. L’adap­ta­bi­lité des crimi­nels mexi­cains aux réali­tés des marchés illi­cites est connue de longue date. Une récente enquête du site Fusion révèle égale­ment qu’une partie de l’hé­roïne produite par les trafiquants mexi­cains contient du fenta­nyl, un anal­gé­sique opioïde au fort poten­tiel addic­tif. La variété de drogue en ques­tion est appe­lée « el diablito », le petit diable. Pour s’ap­pro­vi­sion­ner en fenta­nyl, les Mexi­cains se tournent vers la Chine, tandis que ce sont des trafiquants colom­biens eux-mêmes qui leur ont montré comment prépa­rer la drogue. « Il n’y a presque plus personne qui produit de l’hé­roïne pure, désor­mais, car el diablito est beau­coup plus puis­sante », a confié un trafiquant à Fusion. afp-mexpoppyextractCrédits : Matias Recart Source : DEA/Fusion Pour tout savoir des cartels latino-améri­cains. ↓ cartel12

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