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Les chèvres perchées du Maroc seraient une arnaque cruelle pour atti­rer les touristes

par   Malaurie Chokoualé Datou   | 24 avril 2019
Crédits : Desert Morocco Adven­ture

Ces chèvres perchées sont emblé­ma­tiques des arga­niers du Maroc. Avec précau­tion, elles se hissent dans les arbres pour en dégus­ter les fruits, proches des olives. Selon le photojour­na­liste envi­ron­ne­men­tal britan­nique Aaron Gekoski, ce spec­tacle fait la joie des touristes et certains agri­cul­teurs peu scru­pu­leux l’ont bien compris. Ils placent eux-mêmes ces pauvres bêtes dans les arbres pour atti­rer les touristes, rappor­tait le Tele­graph le 23 avril.

Aaron Gekoski explique qu’il menait des recherches pour une campagne visant à mettre fin aux attrac­tions touris­tiques cruelles envers les animaux, quand il a entendu une curieuse histoire. « Après avoir constaté l’in­té­rêt des touristes pour les chèvres perchées, certains agri­cul­teurs ont décidé de tour­ner la situa­tion à leur avan­tage à des fins lucra­tives », raconte-t-il. Si les petites chèvres maro­caines mangent natu­rel­le­ment les fruits des arga­niers, elles ne grimpent géné­ra­le­ment de leur plein gré que sur les plus basses branches des arbres.

Pour quelques dirhams de plus, des agri­cul­teurs proposent aux visi­teurs de photo­gra­phier l’éton­nant « phéno­mène », alors qu’ils ont eux-mêmes forcé les chèvres à se tenir sur ces branches, parfois même sur des planches fixées à l’arbre, sans que les touristes s’en rendent compte (ou s’en soucient). Gekoski ajoute que les chèvres sont perchées sur les branches, sans eau et sous un soleil de plomb, selon des périodes de rota­tion. Quand elles sont épui­sées après une demi-jour­née passée dans l’arbre, on les remplace par d’autres chèvres.

« L’ex­ploi­ta­tion de tout animal est inac­cep­table, en parti­cu­lier lorsqu’il est utilisé à des fins de diver­tis­se­ment », explique Geof­frey Dennis, direc­teur géné­ral de la Société pour la protec­tion des animaux à l’étran­ger (SPANA). « Les touristes doivent penser au bien-être des animaux impliqués dans tout type de diver­tis­se­ment ou d’at­trac­tion de vacances, sauvage ou domes­tique, et cesser de payer pour que les animaux soient maltrai­tés. »

Source : The Tele­graph

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