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Les émis­sions de carbone n’ont jamais été aussi élevées qu’aujourd’­hui, aver­tit ce rapport

par   Laura Boudoux   | 27 mars 2019
Crédits : Patrick Hendry

« Nous courons droit au désastre, et personne ne semble capable de ralen­tir les choses », déses­père Rob Jack­son. Le profes­seur en sciences du système terrestre à l’uni­ver­sité Stan­ford réagit à la publi­ca­tion lundi 25 mars d’une nouvelle étude montrant que les émis­sions de dioxyde de carbone ont battu de nouveaux records en 2018. Les besoins en éner­gie ont augmenté de 2,3 % au cours de l’an­née, marquant la crois­sance la plus rapide des dix dernières années, rapporte le Washing­ton Post.

C’est pour répondre à cette crois­sance que les pays conti­nuent de se tour­ner vers les éner­gies fossiles, qui comblent encore près de 70 % de la demande, fait savoir le rapport de l’Agence inter­na­tio­nale de l’éner­gie. Les émis­sions de gaz à effet de serre liées aux besoins en éner­gie ont ainsi augmenté, pour atteindre un record de 33,1 milliards de tonnes en 2018. « Tout cela reflète le fait que dans le monde entier, les poli­tiques clima­tiques, malgré quelques progrès limi­tées, restent terri­ble­ment inadé­quates », estime Michael Mehling, direc­teur adjoint du Centre pour la recherche éner­gé­tique et envi­ron­ne­men­tale du MIT (Massa­chu­setts Insti­tute of Tech­no­logy).

« La crois­sance des éner­gies fossiles reste supé­rieure à celle de toutes les éner­gies renou­ve­lables », déplore de son côté Rob Jack­son. D’après les cher­cheurs, peu de pays respectent les enga­ge­ments pris dans le cadre des Accords de Paris sur le climat. « Nous allons au devant de sérieux problèmes. Les consé­quences clima­tiques sont catas­tro­phiques, et je n’uti­lise pas un mot comme celui-ci très souvent », prévient le scien­ti­fique.

Source : The Washing­ton Post

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