Les inventions absurdes des Victoriens pour prévenir les noyades
En matière de sécurité, les Victoriens débordaient de ressources. À l’apogée de la révolution industrielle britannique, leur imagination les a amenés à donner vie à des accessoires, combinaisons, robes et gadgets en tout genre pour minimiser les noyades. Les sirènes de Brighton nagent à l’intérieur de leurs « machines de bain », dans cette gravure de William Heath. 1829. Crédits : DR Alors que les congés au bord de la mer se démocratisaient, en Europe, en Amérique du Nord et en Australie, les inventeurs, principalement victoriens ont commencé à plancher sur des accessoires anti-noyade, qui paraissaient inventifs à l’époque puis carrément tirés par les cheveux aujourd’hui. Le matériau utilisé de nos jours pour la confection des gilets de sauvetage n’ayant pas encore été mis au point, nageurs et pécheurs devaient jouer les cobayes pour des équipements farfelus, quasi-systématiquement agrémentés de liège, comme en témoigne ce croquis de G.B Sheperd, datant de 1897 et représentant une sorte de cabine de survie flottante. G.B Sheperd, 1897. Crédits : DR Faite de cercles de métal, entrelacés et verrouillés entre eux par des lanières de cuir et équipés d’un grand tuba, elle devait permettre à l’utilisateur de patienter confortablement en attendant l’arrivée des secours. En théorie… Un autre croquis datant de 1881 montre un appareillage de nage, comparable à une cape de flottaison. Enveloppant les mains et les pieds de celui qui le porte, il devait en théorie servir à résister aux courant marins, à se maintenir ou à remonter à la surface de l’eau par un mouvement de propulsion. William Beesom, 1881. Crédits : DR Les capes de nage n’étaient que l’évolution d’une autre équipement tout aussi loufoque : les bas de nage. Ils s’apparentaient en fait à une sorte de petit parapluie à accrocher aux chevilles. Composé de tissus, de bois et de corde, cet accessoire minimaliste devait permettre de résister à de forts courants marins et à la noyade. « Avec une paire de bas de nage, une personne peut nager tranquillement 1 miles en cas de bonne mer. Et de nombreux miles si elle le fait pour sa survie » précisait son inventeur. Infaillible. Le « caneau de sauvetage portable » quant à lui, ressemble bien plus à une couche culotte flottante qu’à un équipement de survie. Breveté en 1837, par John Macintosh, il a été inventé pour une utilisation militaire, afin d’accueillir les hommes des troupes, mais également des bagages et accessoires en tout genre. Ingénieux. Le liège faisant office de matériau de prédilection, les Victoriens en mettaient tout simplement partout, comme l’illustre ce croquis qu’une combinaison de flottaison… Entièrement faite de liège. Bizarrement, la grande majorité de ces équipements de survie n’ont pas connu un succès commercial phénoménal. Hélas, malgré l’imagination débordante et les idées parfois absurdes des inventeurs au travers des siècles, aujourd’hui encore, la noyade est un risque que l’on reste incapables de totalement écarter. Sources : Atlas Obscura