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Les méde­cins espa­gnols sont main­te­nant forcés de lais­ser mourir certains patients

par   Pablo Oger   | 26 mars 2020

En Espagne, deuxième pays du monde le plus touché par le coro­na­vi­rus (COVID-19) après l’Ita­lie, les méde­cins luttent pour garder la tête hors de l’eau. Ils se retrouvent dans une posi­tion terrible à devoir choi­sir qui sauver et qui lais­ser mourir, rappor­tait Bloom­berg mercredi 25 mars.

À Madrid, les salles de soins inten­sifs sont débor­dées. De nouvelles règles imposent aux patients plus âgés de passer après des personnes plus jeunes, avec une meilleure chance de survivre. « Ce grand-père, dans n’im­porte quelle autre situa­tion, aurait eu une chance », explique Daniel Berna­beu, urgen­tiste dans un hôpi­tal de Madrid, « Mais il y en a telle­ment, ils meurent tous en même temps », pour­suit-il. Les gens meurent dans les salles d’at­tente avant même d’être admis.

Les méde­cins et les infir­mières doivent impro­vi­ser au fur et à mesure que les patients arrivent. À cela s’ajoute le manque de moyens. Ils sont obli­gés d’uti­li­ser des sacs à ordures collés à leurs bras pour se proté­ger. Selon une infir­mière d’un hôpi­tal de Vito­ria-Gasteiz, au Pays basque, les lunettes de protec­tion en plas­tique sont de si mauvaise qualité que les méde­cins peuvent à peine voir à travers lorsqu’ils travaillent.

En Espagne, la pandé­­mie a déjà touché plus de 56 000 personnes et fait près de 4 000 victimes. Sa progres­­sion est si diffi­­cile à gérer qu’une pati­­noire de Madrid a dû être trans­­for­­mée en morgue.

Source : Bloom­berg

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