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Les scien­ti­fiques ont décou­vert ce qui a tué le plus terri­fiant requin de l’His­toire

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 7 août 2017

Crédits : PADI Vingt millions d’an­nées durant, les eaux profondes de la Terre étaient gouver­nées par un animal à faire bali­ser les plagistes du monde entier : le Mega­lo­don. Sous ce nom de Poke­mon se cache l’un des plus grands préda­teurs de l’his­toire, long de 18 mètres et armé de crocs de près de 18 centi­mètres, soit des mesures trois fois supé­rieures à ceux d’un requin blanc. Autant dire qu’en sa présence, la chaîne alimen­taire océa­nique tenait un roi indé­trô­nable. Cepen­dant, après un règne sans partage, le Mega­lo­don a subi­te­ment disparu, il y a deux millions d’an­nées. Et les cher­cheurs de l’uni­ver­sité de Zurich ont enfin décou­vert pourquoi. Bien qu’elle ait eu raison d’une bonne partie des espèces terrestres, la glacia­tion a eu un impact réduit sur les espèces mari­times. Toute­fois, une autre extinc­tion de masse anté­rieure à l’ère glaciaire a causé la mort de 55 % des mammi­fères marins, 43 % des tortues de mer, 35 % des oiseaux marins et 9 % espèces de requins, dont le gigan­tesque Carcha­rocles mega­lo­don, rapporte l’étude. La cause ? Une perte de l’ha­bi­tat natu­rel des espèces dû à un cham­bou­le­ment trop fréquent du niveau de la mer. Une obser­va­tion qui en dit long sur la « vulné­ra­bi­lité de la méga­faune face aux chan­ge­ments clima­tiques, bien plus impor­tante que ce qu’on avait imaginé », indiquent les cher­cheurs. Toute­fois, de nos jours, ce qui inquiète les scien­ti­fiques, c’est surtout « l’in­fluence humaine, à laquelle les grandes espèces marines sont tout aussi vulné­rables ». Source : Univer­sité de Zurich