Les secrets du poison qui a tué l’ex-espion russe Alexan­der Litvi­nenko

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 25 janvier 2016

2013115225219281734_20 Le meurtre d’Alexan­der Litvi­nenko, l’an­cien agent du FSB réfu­gié au Royaume-Uni, a fait couler beau­coup d’encre depuis 2006. L’homme est mort plus de vingt jours après avoir bu un thé empoi­sonné au polo­nium 210, un isotope radio­ac­tif dont la Russie est le seul pays produc­teur. L’élé­ment fut décou­vert par Marie Curie en 1898, durant ses recherches sur la pech­blende, une roche qui repré­sente aujourd’­hui le prin­ci­pal mine­rai d’ura­nium. Baptisé « Po » par la scien­ti­fique d’après le pays dont elle était origi­naire, la Pologne, le polo­nium peut être trouvé sur le tableau pério­dique des éléments au bas de la colonne de l’oxy­gène. 1280px-Tableau_périodique_des_éléments   Le polo­nium est l’une des substances les plus toxiques au monde – des milliards de fois plus que l’acide cyan­hy­drique. Sa radio­ac­ti­vité est due au fait qu’il émet des parti­cules alpha. Un lavage d’es­to­mac peut préve­nir ses effets drama­tiques s’il est pratiqué peu après l’in­ges­tion, mais une fois qu’il a atteint le sang, le Po-210 déchaîne ses radia­tions et entraîne la mort par syndrome de défaillance multi­vis­cé­rale – la dété­rio­ra­tion rapide de plusieurs organes vitaux. L’ef­fet de la radia­tion alpha est tel qu’elle brise les liai­sons chimiques des cellules vivantes, endom­mage l’ADN et libère un grand nombre d’ions radi­caux qui peuvent provoquer davan­tage de dégâts. L’un de ces effets est la chute brutale des globules blancs qui, plus que toute autre chose, affai­blit l’or­ga­nisme et le rend perméable aux infec­tions. Le foie, les reins, la rate et la moelle osseuse sont les premières victimes des radia­tions alpha, ainsi que les folli­cules pileux – c’est la raison pour laquelle Litvi­nenko a perdu ses cheveux avant sa mort. Le décès de l’an­cien espion a au moins un précé­dent tris­te­ment célèbre : la mort d’Irène Joliot-Curie, la fille de Marie Curie, des suites d’une leucé­mie qu’elle aurait contracté en ayant été expo­sée des années plus tôt au polo­nium. Source : The Conver­sa­tion Au XVIIe siècle, un autre poison faisait des ravages : l’ac­qua tofana. Nous avons publié son histoire en quatre épisodes. ulyces-empoisonneuse-couv

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