L’his­toire déli­cate de la toute première boutique de préser­va­tifs à Paris

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 30 mars 2017

Crédit : Photo RMN-Grand Palais L’uti­li­sa­tion du préser­va­tif n’a pas toujours été encou­ra­gée par l’État : en France, il fut un temps où il était carré­ment inter­dit. La réqui­si­tion du précieux objet devait rester dans le plus grand secret. À l’époque de Louis XIV, c’était carré­ment la prison qui vous guet­tait si vous vous faisiez attra­per en posses­sion ou distri­bu­tion de préser­va­tif. Ce qui n’a pas empê­ché le roi d’être le premier à les tester au XVIIe siècle. Ce n’est qu’à partir du XVIIIe siècle que débute la commer­cia­li­sa­tion des condoms, tout d’abord en Angle­terre. Photo d’une affiche de la Maison du Gros Millan La « capo­te­ma­nia » traverse la Manche et arrive en France dans la foulée. D’au­cuns pensent que le premier maga­sin de préser­va­tifs à avoir ouvert ses portes en France est Le Roi de la Capote, qui a ouvert ses portes en novembre 2013 à Paris. Mais ce serait oublier la Maison du Gros Millan, dont la boutique a été inau­gu­rée dès 1780, au 22 rue Beaujo­lais dans la capi­tale gauloise. À l’époque, le préser­va­tif est fabriqué en boyaux de mouton et n’est réputé ni 100 % fiable, ni confor­table. Il coûtait alors un franc. Le « Boyau Millan » proté­geait des chtouilles de l’époque, qu’un mysté­rieux docteur cité dans une publi­cité pour la boutique quali­fiait de « plus grands fléaux de l’hu­ma­nité ». Source : Petite Histoire du Préser­va­tif, de Béatrice Fonta­nel et Daniel Wolfromm

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