fbpx

L’Inde dispose désor­mais d’un service d’am­bu­lances privées pour vaches

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 26 juin 2017

On ne vous appren­dra pas qu’en Inde, où la majo­rité des habi­tants sont hindous, la vache est un animal sacré. Mais elle l’est à tel point que dans l’État d’Ut­tar Pradesh, au nord du pays, un service d’am­bu­lances privées pour vaches vient d’être lancé. D’après le Guar­dian, l’ini­tia­tive vient de Keshav Prasad, l’adjoint au ministre en chef de la région. Mais si le service a le soutien de l’État, il n’est pas financé par lui. Il est super­visé par un fonds ONG du nom de Gau Vansh Raksha, qui s’oc­cupe déjà de plusieurs refuges pour animaux, ou gausha­las. Ils disposent aujourd’­hui de cinq ambu­lances qui ont pour mission de trans­por­ter les animaux sacrés à l’hô­pi­tal où ils seront soignés en cas de bles­sures. « En Inde, la mytho­lo­gie [hindoue] raconte que nous avons trois mères », a confié le vice-président de l’or­ga­nisme, Sugandh Kumar, au jour­nal britan­nique. « La première est celle qui nous a donné nais­sance, la seconde est celle qui nous nour­rit durant notre vie adulte – c’est-à-dire la Terre – et la dernière nous offre son lait pour nous rendre forts. C’est la vache, et c’est pour elle que nous travaillons. » Depuis sa mise en route en mai 2017, le service d’am­bu­lances aurait reçu plusieurs centaines d’ap­pels et serait capable de secou­rir envi­ron 25 vaches par jour. Comme les ambu­lances tradi­tion­nelles, elles sont équi­pées de sirènes, de maté­riel chirur­gi­cal ainsi que d’un méde­cin volon­taire pour inter­ve­nir immé­dia­te­ment dans le cas où l’ani­mal le néces­si­te­rait. Bien que le gouver­ne­ment indien soit laïque, plus d’une douzaine d’États indiens ont banni l’abat­tage du bétail par égards pour la majo­rité hindoue. Depuis le mois dernier, l’abat­tage est banni dans tout le pays, mais la Cour suprême indienne doit encore rendre son juge­ment quant à la vali­da­tion de sa consti­tu­tion­na­lité. En atten­dant, les vaches sont bien gardées. Source : The Guar­dian