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L’UE choi­sit comme conseiller sur l’en­vi­ron­ne­ment un grand inves­tis­seur du pétrole

par   Denis Hadzovic   | 16 avril 2020

BlackRock, inves­tis­seur dans les plus grandes compa­gnies pétro­lières et les plus grandes banques du monde, a été choisi par la Commis­sion euro­péenne comme conseiller sur l’en­vi­ron­ne­ment, rappor­tait le Guar­dian dimanche 12 avril.

Aussi surpre­nant que cela puisse paraître, BlackRock s’est présenté à la Commis­sion euro­péenne face à huit autres candi­dats pour élabo­rer un rapport sur la manière dont l’Union euro­péenne pour­rait inté­grer les facteurs envi­ron­ne­men­taux et sociaux dans sa super­vi­sion des banques.

Pari gagnant pour l’en­tre­prise améri­caine qui l’em­porte face à la concur­rence et s’est vu attri­buer un budget de 550 000 euros pour la réali­sa­tion de l’étude. Le gestion­naire d’ac­tifs améri­cain dirigé par Larry Fink détient pour­tant plus de 87 milliards de dollars de parts dans des entre­prises d’éner­gies fossi­les…

Selon les analyses de données réali­sées par le Guar­dian, BlackRock s’est opposé ou abstenu 82 % du temps lors du vote de projets concer­nant le climat dans les entre­prises dont il possède des actions. Cepen­dant, au début de l’an­née 2020, la compa­gnie aurait pris des mesures consé­quentes pour faire de l’en­vi­ron­ne­ment un point essen­tiel de son busi­ness.

« Je pense que nous sommes au bord d’un remo­de­lage fonda­men­tal de la finance », a déclaré Larry Fink sur le site de son entre­prise. Le patron de BlackRock précise qu’il prévoit de se déta­cher des entre­prises qui auront fait 25 % ou plus de leur chiffre d’af­faires grâce au pétrole. Mais pour l’heure, ce ne sont que des mots.

Sources : The Guar­dian / BlackRock

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