Que cachent les archives secrètes du Vati­can ?

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 1 février 2017

Vatican Que contiennent vrai­ment les archives secrètes du Vati­can ? La réponse à cette ques­tion ferait pâlir d’en­vie n’im­porte quel univer­si­taire, ou toute personne norma­le­ment consti­tuée, tant ces trésors de connais­sance semblent capi­taux pour l’his­toire. Leur contenu ne peut prêter qu’à des spécu­la­tions, mais d’après ce qu’on sait, les archives secrètes renferment essen­tiel­le­ment des lettres privées et des souve­nirs histo­riques des Papes passés par le Vati­can au cours des quatre derniers siècles. C’est le Pape Paul V qui a instauré ce système, dans un soucis d’hé­ri­tage histo­rique pour les géné­ra­tions futures. À l’ori­gine, ces archives n’étaient pas acces­sibles au public. Puis, en 1881, le Pape Léon XIII a auto­risé quelques cher­cheurs à les consul­ter. Depuis, la procé­dure n’a pas changé et il n’est pas donné à tous le monde d’ac­cé­der au Graal. En règle géné­rale, les jour­na­listes, les étudiants et les amateurs d’his­toire n’y ont tout simple­ment pas accès. Si un univer­si­taire parvient à prou­ver que ses recherches sont suffi­sam­ment sérieuses pour néces­si­ter les lumières des archives secrètes, un crédit, à renou­ve­ler tous les six mois, lui sera déli­vré. Une fois l’ac­cès auto­risé, le cher­cheur doit spéci­fier quel docu­ment il souhaite consul­ter. La limite est fixée à trois par jour. Les archives contien­draient envi­ron 80 kilo­mètres de docu­ments, dont les plus vieux datent du VIIIe siècle. Et si au bout de quelques minutes, le cher­cheur se rend compte que le docu­ment consulté ne l’in­té­resse pas, il est forcé de rembal­ler pour la jour­née et de quit­ter les lieux. Parmi les petits bijoux d’his­toire consul­tables, on trouve notam­ment : une lettre de Michel Ange au Pape Jules II ; le décret papal de Léon X qui, en 1521, a excom­mu­nié Martin Luther ; des notes rela­tant le procès contre Gali­lée ou encore des lettres d’Abra­ham Lincoln et Jeffer­son Davis, datant de 1863, implo­rant le Pape Pie IX de s’en­ga­ger d’un côté ou de l’autre de la guerre civile améri­caine. Aujourd’­hui, de nombreux univer­si­taires et groupes de pres­sion somment le Pape François de rendre tous ces docu­ments publics. En 2012, à l’oc­ca­sion du 400e anni­ver­saire des archives, 100 docu­ments ont été rendus consul­tables le temps d’une expo­si­tion bapti­sée Lux in Arcana. Sources : The Guar­dian   

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