Qu’est-il arrivé aux licornes géantes de Sibé­rie ?

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 24 février 2017

Une repré­sen­ta­tion humo­ris­tique de la bête dispa­rue il y a 29 000 ans C’est bel et bien son nom courant : licorne géante. En vérité, Elas­mo­the­rium ressem­blait plus à un croi­se­ment entre un rhino­cé­ros et un mammouth. L’ani­mal, juste­ment de la famille des rhino­cé­ro­ti­dés, a vécu en Asie et en Europe de la fin du Plio­cène jusque vers la fin du Pléis­to­cène. En d’autres termes, il vivait déjà il y a plus de deux millions d’an­nées et le dernier d’entre eux piéti­nait les steppes russes il y a 29 000 ans. Le spéci­men le plus fameux de l’es­pèce faisait la taille d’un mammouth et il était couvert de poils. Il présen­tait aussi une énorme corne sur le nez qui lui a valu le surnom de « licorne sibé­rienne ». Les premières descrip­tions de la bête estiment qu’elle mesu­rait envi­ron deux mètres de haut pour 4,5 mètres de long, et pesait bien ses quatre tonnes. En mars 2016, un crâne admi­ra­ble­ment préservé a été retrouvé dans la région kaza­khe de Pavlo­dar, prou­vant que l’ani­mal a vécu jusqu’au Pléis­to­cène. Avant cela, on pensait qu’il s’était éteint il y a 350 000 ans. Les causes de la mort de ce très vieux mâle n’ont pas pu être déter­mi­nées. Les scien­ti­fiques ne sont pas encore tota­le­ment fixés sur la façon dont vivait l’im­pres­sion­nante créa­ture. Certains avancent qu’il galo­pait comme un cheval, d’autres qu’il char­geait tête bais­sée comme un bison, et d’autres qu’il passait son temps à barbo­ter dans les marais comme un hippo­po­tame. On est sûrs d’une chose : il n’avait pas d’ailes comme Pégase. On sait aussi qu’il était herbi­vore, ce qui soulève quelques ques­tions sur sa corne. Servait-elle à se défendre ? À affron­ter d’autres mâles ou impres­sion­ner les femelles ? Peut-être un peu des trois. Ce qui est certain, c’est que tout comme les rhino­cé­ros contem­po­rains, elle ne servait pas à chas­ser. Les cher­cheurs n’ont pas réussi à déter­mi­ner ce qui avait causé leur dispa­ri­tion. Des préda­teurs de type Homo ayant vécu à la même époque que la bête, il est possible que nos ancêtres n’y soient pas tota­le­ment étran­gers… une pein­ture retrou­vée dans une grotte à Rouf­fi­gnac, en Dordogne, tendrait à prou­ver qu’on en a décimé quelques trou­peaux il fut un temps en Aqui­taine. À l’époque, les barbe­cues devaient durer des mois ! Une repro­duc­tion de la pein­ture de Rouf­fi­gnac Le crâne exposé au Musée de Londres Source : The Sibe­rian Times

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