Se parler à soi-même à la troi­sième personne réduit le stress et la néga­ti­vité

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 28 juillet 2017

Crédits : Michi­gan State Univer­sity Se parler à soi-même à la troi­sième personne peut aider à maîtri­ser ses émotions. C’est ce qu’ont décou­vert des cher­cheurs de l’uni­ver­sité d’État du Michi­gan dont les travaux visent à trou­ver des moyens simples et effi­caces de réduire le stress et les senti­ments néga­tifs. Leur étude, publiée en ce mois de juillet, révèle que se parler en silence à la troi­sième personne ne demande pas plus d’ef­fort mental que de parler tout seul à haute voix, mais que cette tech­nique s’avère plus effi­cace lorsqu’il s’agit de se maîtri­ser. « Nous pensons que s’adres­ser à soi-même à la troi­sième personne permet aux gens de se voir comme ils voient les autres, et nous avons trouvé des preuves de cela dans le cerveau », a confié un des auteurs de l’étude, le psycho­logue Jason Moser, à MSU Today. « Cela aide les gens à prendre un peu de distance psycho­lo­gique avec leurs expé­riences, ce qui peut être très utile pour contrô­ler ses émotions. » Deux expé­riences ont eu lieu pour parve­nir à ces conclu­sions. Pour la première, 37 étudiants à qui l’on montrait des images neutres et des images déran­geantes devaient y réagir dans leur tête, à la première et à la troi­sième personne. Leur acti­vité céré­brale était surveillée par élec­troen­cé­pha­lo­gra­phie. Les élec­troen­cé­pha­lo­grammes ont montré durant le vision­nage des images déran­geantes que l’ac­ti­vité émotion­nelle dans le cerveau se calmait très rapi­de­ment lorsque les étudiants y réagis­saient à la troi­sième personne. Pour la deuxième expé­rience, 52 volon­taires devaient réflé­chir à des expé­riences person­nelles doulou­reuses, en utili­sant une fois encore la première et la troi­sième personne pour se parler à soi-même. Cette fois, leur acti­vité céré­brale était surveillée par IRMf. Les cher­cheurs ont décou­vert que l’uti­li­sa­tion de la troi­sième personne provoquait moins d’ac­ti­vité dans les régions du cerveau liées aux émotions person­nelles doulou­reuses, centrées autour du cortex préfron­tal. Source : MSU Today

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