Un test ADN va établir si cet ex-direc­teur d’une banque de sperme est le père de 200 enfants

par   Malaurie Chokoualé Datou   | 14 février 2019
Jan Karbaat

Après des années de combat, 22 Néer­lan­dais·es né·es sous fécon­da­tion in vitro ont obtenu gain de cause. Le tribu­nal a approuvé un test ADN compa­rant leur ADN avec celui de Jan Karbaat. Cet ancien direc­teur d’une banque de sperme est accusé d’avoir secrè­te­ment utilisé son sperme plutôt que celui de donneurs et qu’il soit aujourd’­hui le père de plus de 200 enfants. D’ici quelques semaines, certains d’entre eux seront ainsi enfin fixés, rappor­tait le quoti­dien néer­lan­dais NRC le 13 février.

En 2017, 22 enfants conçus avec l’aide du centre médi­cal Blij­dorp à Baren­drecht, au sud de Rotter­dam et onze de leurs parents avaient porté plainte, appe­lant au test ADN. La Cour de Rotter­dam a jugé que suffi­sam­ment de preuves suggé­rant les agis­se­ments douteux de Karbaat avaient été rassem­blées et que les inté­rêts des enfants l’em­por­taient sur ceux des proches de Karbaat.

En effet, décédé un mois avant le procès en avril 2017, Jan Karbaat a toujours nié les accu­sa­tions formu­lées à son encontre et refusé toute coopé­ra­tion pouvant aider les personnes poten­tiel­le­ment touchées. Sa famille et son avocat s’était jusqu’à présent farou­che­ment opposé à une telle véri­fi­ca­tion ADN, appe­lant au respect de leur vie privée et de celle du défunt. Mais « tout enfant a le droit de savoir d’où il vient », a conclu l’une des enfants concer­nés, Merel-Lotte Heij.

Source : NRC

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