Un vaste trafic de pénis de varans séchés affole la police indienne

par   Ulyces   | 20 juin 2017

Crédits : Neil D’Cruze/World Animal Protec­tion L’ha­tha jodi est une racine à l’ap­pa­rence étrange, quelque part entre l’algue, l’es­car­got et la morille, qui ressemble pour les adeptes d’éso­té­risme à deux personnes priant, les mains jointes. Cette curio­sité de la nature, tenue pour porter chance à son porteur dans de loin­taines tradi­tions tantriques, n’est trou­vable que dans des contrées recu­lées de l’Inde et du Népal. D’où cette obscure histoire de pénis de varans. D’après un rapport de l’as­so­cia­tion World Animal Protec­tion cité par la BBC le 19 juin, des bracon­niers vendent massi­ve­ment sur Inter­net (Amazon, eBay…) des pénis de varans séchés en les faisant passer pour la racine tantrique. L’af­faire a conduit à de multiples raids de la police aux quatre coins de l’Inde, dont l’un d’eux a conduit à la saisie de 210 pénis de varans. Après analyses, des scien­ti­fiques de la Manches­ter Metro­po­li­tan Univer­sity ont confirmé que certaines racines d’ha­tha jodi vendues sur Inter­net étaient bien déri­vées de pénis de varans. D’autres étaient de simples moules en plas­tique des parties géni­tales de ces gros lézards. Comme on l’ima­gine, le sort réservé aux animaux est brutal et cruel. Mais il s’agit d’un commerce lucra­tif pour les trafiquants, puisqu’une seule racine d’ha­tha jodi peut être vendue envi­ron 230 euros sur les sites de vente en ligne. La police essaie tant bien que mal à ces tragiques acti­vi­tés. « Si l’on ne fait rien », affirme Anirud­dha Mookerjee, l’enquê­teur chargé de l’af­faire, dans un commu­niqué, « la demande pour­rait gran­dir au point de mena­cer des popu­la­tions d’ani­maux sauvages entières. » Sources : BBC/World Animal Protec­tion

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