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Une confé­rence de presse selon Donald Trump

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 23 mars 2016

trump-mar-a-lagoCrédits : John Moore Après sa victoire aux primaires le mardi 15 mars 2016, les repor­ters ont afflué dans les couloirs luxueux de Mar-a-Lago, la rési­dence person­nelle de Donald Trump à Palm Beach, en Floride. Certains d’entre eux s’étaient habillés plus solen­nel­le­ment qu’à l’ha­bi­tude, pour coller au décor. L’air doux et parfumé de l’en­droit nous parve­nait tandis que nous déam­bu­lions sur les pelouses et que nous passions le contrôle de sécu­rité des Services secrets, à l’en­trée de la demeure. Une fois à l’in­té­rieur, nous nous sommes attrou­pés sous les lustres chamar­rés de l’énorme salle de bal de Donald J. Trump, à attendre que l’homme fasse son appa­ri­tion. Alors que nous profi­tions de l’hos­pi­ta­lité de M. Trump, un repor­ter a été recon­duit aux portes de Mar-a-Lago. Le rédac­teur de Poli­tico Ben Schre­kin­ger s’était vu accor­der une accré­di­ta­tion, mais elle a été annu­lée après qu’il a écrit un article néga­tif à propos de Lewan­dowski. On l’a sommé de quit­ter les lieux. Plus tard ce soir-là, Trump a parlé de Schre­ckin­ger en ces termes : « C’est un repor­ter malhon­nête, de troi­sième caté­go­rie, et son maga­zine en plein naufrage mettra bien­tôt la clé sous la porte, espé­rons-le. » Durant ses précé­dentes soirées de victoire à Mar-a-Lago, Trump avait répondu aux ques­tions de la presse. La première fois, m’a raconté un jour­na­liste, il avait fait asseoir ses riches amis ainsi que les membres du club de Mar-a-Lago aux deux premiers rangs, et mis la presse derrière eux. La fois suivante, les amis de Trump occu­paient les sept premiers rangs, repous­sant davan­tage la presse. Mais mardi 15 mars, tandis que Trump se garga­ri­sait de sa victoire, il y avait 16 rangs occu­pés par ses amis – envi­ron 500 dandys de Palm Beach élégam­ment habillés –, repous­sant les jour­na­listes dans le fond de la salle de bal, à près de 40 mètres du podium de Trump. J’ai demandé à mes collègues qui couvraient la campagne comment ils allaient pouvoir lui poser des ques­tions d’aussi loin. Ils n’en avaient aucune idée. Ils imagi­naient qu’on leur tendrait des micros. En effet, même si l’évé­ne­ment avait été présenté comme une « confé­rence de presse », et que des accré­di­ta­tions avaient été données sur cette base, Trump a prononcé un bref discours dans lequel il a dit des jour­na­listes qu’ils étaient « écœu­rants ». Et puis il a quitté la pièce sans répondre à la moindre ques­tion. La repor­ter assise à mes côtés a fait tonner sa voix : « C’est supposé être une confé­rence de presse ! Allez-vous répondre à nos ques­tions ?! » On l’a tous enten­due clai­re­ment. Mais Trump s’est éclipsé sans lui prêter atten­tion. Si vous voulez savoir à quoi ressem­blera la prési­dence de Trump, imagi­nez des jour­na­listes qui posent des ques­tions dans le vide. Seth Steven­son Il les met dans un enclos. ↓ hqzhhh

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