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Une tour de crânes humains décou­verte au Mexique révèle le côté obscur des Aztèques

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 3 juillet 2017

Crédits : Henry Romero/Reuters Il y a 500 ans, Mexico ne s’ap­pe­lait pas Mexico et elle n’était pas la capi­tale du Mexique. Son nom était Tenoch­tit­lan, la capi­tale de l’em­pire aztèque, cœur battant d’une civi­li­sa­tion extra­or­di­naire avec un goût prononcé pour le sang. Près de la zone qu’on appelle aujourd’­hui Templo Mayor, le site de fouilles d’un des temples prin­ci­paux de la capi­tale ances­trale, les archéo­logues de l’Ins­ti­tut natio­nal d’ar­chéo­lo­gie et d’his­toire (INAH) ont décou­vert fin juin les ruines d’une tour faite de centaines de crânes humains. Plus de 650, selon Reuters, qui appar­te­naient à des hommes – ceux de guer­riers enne­mis captu­rés –, mais aussi à des femmes et des enfants. Crédits : Henry Romero/Reuters D’après les cher­cheurs, la tour ferait partie d’Huey Tzom­pantli, une struc­ture plan­tée de crânes qui aurait terri­fié les conquis­ta­dors lorsqu’ils se sont empa­rés de la ville et l’ont en partie dévas­tée, en 1521. Les écrits des hommes de Cortés mentionnent son exis­tence – son allié Andres de Tapia parle de dizaines de milliers de crânes. Si les archéo­logues s’at­ten­daient à retrou­ver des traces de la struc­ture cauche­mar­desque, ils ne s’ima­gi­naient pas faire semblable décou­verte. « Nous nous atten­dions à trou­ver des hommes, plutôt jeunes, comme l’étaient les guer­riers. On a tendance à penser que les femmes et les enfants ne vont pas à la guerre », a confié Rodrigo Bola­nos, un anthropo-biolo­giste parti­ci­pant aux fouilles. « Quelque chose s’est passé ici dont nous n’avions pas idée, c’est tout à fait nouveau. » Se pour­rait-il que des inno­cents fussent sacri­fiés en même temps que les combat­tants ? La tour mesu­rait envi­ron six mètres de diamètre et s’éle­vait dans un coin de la chapelle de Huit­zi­lo­pochtli, le dieu aztèque du Soleil, de la guerre et du sacri­fice humain. Sa base doit encore être exca­vée et sa signi­fi­ca­tion tota­le­ment éluci­dée. Crédits : Henry Romero/ReutersSource : Reuters