Joueur passionné quand il était jeune, le président turc n'hésite pas à se servir du football pour promouvoir le patriotisme et verrouiller la société.

par Servan Le Janne | 7 mars 2019

Coup de griffe

Depuis les tribunes neuves du stade de Diyar­­bakır, à l’est de la Turquie, les joueurs alignés sur la pelouse semblent échap­­per à la colère qui se déchaîne autour d’eux. Ils restent impas­­sibles sous les sifflets du public contre l’hymne turc. En ce samedi 3 mars 2019, dans cette région à majo­­rité kurde, l’Amed SK accueille Saka­­rya­­spor, le club d’une ville tradi­­tion­­nel­­le­­ment favo­­rable au président Recep Tayyip Erdoğan, Adapa­­zari. Des tensions sont à prévoir mais, en appa­­rence, les deux équipes gardent leur calme. Il faut se trou­­ver au bord du terrain pour repé­­rer un léger mouve­­ment : l’avant-centre des visi­­teurs, Dila­­ver Güçlü, replie quatre doigts de manière à former le signe de rallie­­ment du parti natio­­na­­liste MHP, dont les membres se font appe­­ler les Loups gris. Dans l’autre camp, Mansur Çalar prépare un jeu de main plus dange­­reux encore : il cache un objet tran­­chant dans sa paume.

L’ef­­fec­­tif de l’Amed SK

Après avoir salué ses adver­­saires, le milieu défen­­sif passe le bras dans le dos du capi­­taine de Saka­­rya­­spor, Ferhat Yazgan. Puis, préten­­dant vouloir le calmer, il lui saisit la gorge et le griffe. Dans le désordre qui s’en­­suit, d’autres joueurs sont bles­­sés. Après la rencontre (1–1), « ils ont été conduits à l’hô­­pi­­tal et il a été prouvé que ces coupures étaient le résul­­tat d’un assaut avec un objet pointu », souligne Saka­­rya­­spor dans un commu­­niqué publié le lende­­main. Cette décla­­ra­­tion « ne reflète pas la réalité, elle a pour objec­­tif de cibler notre club », répond Amed SK, dénonçant une « campagne de diffa­­ma­­tion ».


L’hos­­ti­­lité entre les deux équipes s’est déjà expri­­mée lors du match aller, le 13 octobre, à Adapa­­zari. Avant le coup d’en­­voi, des images d’une opéra­­tion conduite par l’ar­­mée turque contre les milices kurdes dans le nord de la Syrie ont été diffu­­sées sur fond de chants patrio­­tiques. Il y a deux ans, les mili­­taires étaient entrés à Diyar­­bakır pour arrê­­ter des membres du Parti des travailleurs du Kurdis­­tan (PKK) et impo­­ser un couvre-feu. Dans la foulée de cette première joute (2–0), des échauf­­fou­­rées ont éclaté dans les couloirs condui­­sant aux vestiaires. Une semaine plus tard, Erdoğan était à Diyar­­bakır pour inau­­gu­­rer le stade où devait se dispu­­ter la revanche.

En lever de rideau d’un match inau­­gu­­ral entre d’an­­ciennes légendes du foot­­ball turc, le chef d’État a prêché pour l’unité de la nation turque. « Quiconque discri­­mine en fonc­­tion d’une ethnie dans notre pays devra d’abord nous faire face », a-t-il déclaré, sans oublier de condam­­ner pèle-mêle l’État isla­­mique, le PKK et le mouve­­ment de l’imam Fethul­­lah Gülen, exilé aux États-Unis. « Nous ne voulons pas exploi­­ter Diyar­­bakır mais construire, déve­­lop­­per et favo­­ri­­ser la paix et le bien-être. » Il a ensuite posé avec un maillot de l’équipe natio­­nale turque à son nom avant d’as­­sis­­ter aux débats en souriant. Le président aime sincè­­re­­ment le sport, mais il s’en sert comme d’une arme poli­­tique.

En janvier 2019, la procu­­reure en chef d’Is­­tan­­bul a réclamé aux États-Unis l’ex­­tra­­di­­tion du joueur de basket Enes Kanter, membre des Port­­land Trail Blazers. Son pays l’ac­­cuse d’ap­­par­­te­­nir à une orga­­ni­­sa­­tion clas­­sée terro­­riste, le mouve­­ment de Fethul­­lah Gülen. Cet athlète, qui consi­­dère Erdoğan comme le « Hitler de notre siècle », a refusé de se rendre à Londres à la même période, de crainte d’être assas­­siné. « À cause d’un homme luna­­tique, un fana­­tique, un dicta­­teur, je ne peux pas quit­­ter le pays et faire mon travail, c’est triste », s’est-il lamenté. Après la tenta­­tive de putsch manquée par certains éléments de l’ar­­mée en juillet 2016, son père a perdu son travail de profes­­seur d’uni­­ver­­sité et a été pour­­suivi pour « appar­­te­­nance à un groupe terro­­riste ». Le pouvoir estime que c’est l’imam Gülen qui a tenté de le renver­­ser.

Hakan Şükür

L’an­­cienne légende du foot­­ball turc, Hakan Şükür, est dans une situa­­tion iden­­tique. Devenu député dans les rangs de l’AKP, le parti d’Er­­doğan, après avoir raccro­­ché les cram­­pons, le demi-fina­­liste de la Coupe du monde est parti aux États-Unis en 2015, où il a rejoint son mentor, Fethul­­lah Gülen. Ancien pivot de la forma­­tion poli­­tique, le digni­­taire reli­­gieux y réside depuis 1999. Les biens ainsi que les comptes bancaires de Şükür ont été saisis et son père a passé un an en prison. « C’est mon pays, j’aime mon peuple même si son opinion à mon sujet est défor­­mée par des médias stipen­­diés », souffle l’ex-avant-centre de l’In­­ter Milan. Quelques jours après sa première prise de parole, en mai 2018, Erdoğan était photo­­gra­­phié à Londres avec deux inter­­­na­­tio­­naux alle­­mands issus de la diaspora turque, Mesut Özil et Ilkay Gündoğan.

La foi

Ce 28 janvier 2016, les joueurs de l’Amed SK évoluent devant d’autres tribunes neuves, celles du stade Fatih Terim d’Is­­tan­­bul. Lors de son inau­­gu­­ra­­tion, en 2014, un terrain de taille réduite a été dessiné sur la pelouse pour permettre à Erdoğan d’y marquer trois buts, avec l’aide d’of­­fi­­ciels de la fédé­­ra­­tion. L’élec­­tion prési­­den­­tielle appro­­chait. En ce début d’an­­née enso­­leillé, déjà quali­­fié pour le prochain tour de la coupe de Turquie, le club de Diyar­­bakır mène 2–1 face à l’Is­­tan­­bul Başakşe­­hir. À la 94e minute, l’ar­­bitre siffle un coup franc discu­­table en faveur de la forma­­tion de la capi­­tale, à l’en­­trée de la surface de répa­­ra­­tion. Repoussé par le gardien, le ballon tombe sur le pied de Semih Şentürk, qui en profite pour égali­­ser. L’an­­cien inter­­­na­­tio­­nal se préci­­pite vers le point de corner pour célé­­brer le but par un salut mili­­taire, en hommage à l’ar­­mée qui vient de détruire une partie de Diyar­­bakır, faisant plusieurs morts civiles.

Durant la rencontre, les suppor­­ters de l’Amed SK soute­­naient les leurs en chan­­tant « nous gagne­­rons comme nous avons résisté » et « les enfants ne doivent pas mourir, ils doivent aussi voir les matchs ». La police en a bruta­­le­­ment arrêté 29. Au tour suivant, après la victoire ines­­pé­­rée de leur équipe contre Bursa­­spor, d’autres sont mis en déten­­tion. Pour la demi-finale contre le grand Fener­­bahçe, la fédé­­ra­­tion leur inter­­­dit l’ac­­cès au stade, fermant les guichets, et inflige 12 matchs de suspen­­sion à l’une des pièces maîtresses de l’Amed SK. Deniz Naki est sanc­­tionné pour avoir déclaré que « les enfants n’au­­raient pas dû mourir ». La vedette de l’équipe natio­­nale, Emre Belö­­zo­­glu, tout juste passé de Fener­­bahçe à Başakşe­­hir, n’avait été exclu qu’un match lorsqu’il avait menacé un adver­­saire de l’égor­­ger.

« Fener­­bahçe a amené le chan­­ge­­ment, il est main­­te­­nant temps que la Turquie suive »

L’épo­­pée de l’Amed SK s’ar­­rête là, au moment où celle de Başakşe­­hir démarre. Relé­­gué en deuxième divi­­sion en 2013, ce club a changé de dimen­­sion l’an­­née suivante en deve­­nant la propriété du minis­­tère de la Jeunesse et des sports. À la faveur de cette reprise en main, il a reçu d’im­­menses inves­­tis­­se­­ments en prove­­nance de huit grandes entre­­prises proches du pouvoir. Ache­­tant des joueurs renom­­més, la forma­­tion diri­­gée par Abdul­­lah Avcı s’est hissée à hauteur des cadors Fener­­bahçe, Gala­­ta­­sa­­ray ou Besik­­tas. Quatrième en 2016 puis tour à tour deuxième et troi­­sième, elle est actuel­­le­­ment en tête du cham­­pion­­nat. « Je suis fier de Başakşe­­hir car c’est moi qui ai fondé le club quand j’étais maire d’Is­­tan­­bul », a affirmé le 4 février 2019 Erdoğan au cours d’un entre­­tien télé­­visé.

En réalité, l’idée est venue de l’an­­cien édile Nuret­­tin Sozen, en 1990. L’ac­­tuel chef d’État s’est contenté d’en chan­­ger le nom avant d’œu­­vrer à sa réus­­site à partir de 2014 : cette année-là, la muni­­ci­­pa­­lité de la capi­­tale l’a cédé au minis­­tère de la Jeunesse et des sports. Lequel s’est montré assez convain­­cant pour atti­­rer d’im­­pres­­sion­­nantes mannes d’argent. Et les victoires se sont enchaî­­nées. « Pour la première fois, avec Başakşe­­hir, le gouver­­ne­­ment est parvenu à créer un succès foot­­bal­­lis­­tique », constate l’édi­­to­­ria­­liste Bağış Erten. Jusqu’ici, Erdoğan était pour­­tant connu comme un fan de Fener­­bahçe.

Né en 1954 à Kasım­­paşa, un quar­­tier ouvrier d’Is­­tan­­bul situé sur les rives du détroit du Bosphore, Recep Tayyip Erdoğan gran­­dit dans une famille pauvre dont le père, Ahmet, travaille sur les ferries. Le « capitaine », comme il est surnommé, n’ap­­pré­­cie guère que son fils joue au ballon, quand il peut utili­­ser son temps libre pour vendre du simit, ce pain rond très popu­­laire en Turquie. « J’ado­­rais le foot, c’était une telle passion que j’en rêvais la nuit, mais mon père ne m’au­­to­­ri­­sait jamais à jouer », raconte Erdoğan. Pour éviter son cour­­roux, il devait donc cacher ses baskets dans la réserve de char­­bon. Entré au lycée Imam Hatip à 11 ans, une école formant les imams, le jeune homme est parti­­cu­­liè­­re­­ment doué en études reli­­gieuses et en sport. Il marque quelques buts chez les amateurs de Camialtı­­spor puis signe dans l’équipe de l’agence de trans­­port d’Is­­tan­­bul, IETT, un an après avoir obtenu son diplôme.

Screen­­shot Google Images

« Nous avons gagné tous nos matchs à domi­­cile », se souve­­nait Erdoğan en 1994 pour le quoti­­dien Milliyet, alors qu’il allait être élu maire d’Is­­tan­­bul. « La foi compte pour une moitié du succès. » Surnommé « hoca », autre­­ment dit le profes­­seur de reli­­gion, le joueur étalait son tapis de prière dans le vestiaire avant les matchs. Dans le même entre­­tien, les lecteurs turcs ont appris qu’il était sur la liste des joueurs convoi­­tés par Fener­­bahçe en 1977. Sans le départ de l’en­­traî­­neur serbe Tomi­­slav Kalo­­pe­­ro­­vić, il y aurait proba­­ble­­ment été trans­­féré. Certains pensent que cette histoire est réécrite à son avan­­tage. Toujours est-il que la légende persiste.

À 27 ans, âge auquel Hakan Şükür empi­­lera les buts pour l’équipe natio­­nale, Erdoğan quitte l’IETT. Il conti­­nue de jouer à Erok­­spor mais se concentre désor­­mais sur la poli­­tique. Respon­­sable de la branche locale du parti conser­­va­­teur Millî Selâ­­met Partisi, il prend la tête de la section stam­­bou­­liote de son succes­­seur, le Refah Partisi, en 1985. Sédui­­sant les masses croyantes sous sa bannière, il est élu maire d’Is­­tan­­bul en 1994. Le poste lui échappe quatre ans plus tard, quand la justice l’en­­voie en prison quelques mois pour avoir récité un poème faisant la promo­­tion de l’is­­lam poli­­tique. À sa sortie, il fonde un nouveau mouve­­ment, l’Ada­­let ve Kalkınma Partisi (AKP). Dans son combat contre les laïcs, héri­­tiers de Mustafa Kemal Atatürk, ce Parti de la justice et du déve­­lop­­pe­­ment s’al­­lie les disciples de Fethul­­lah Gulen. Ensemble, les deux courants placent Erdoğan au poste de Premier ministre en mars 2003. Un schisme se produit une dizaine d’an­­née plus tard, lorsque les gule­­nistes réclament la tête de plusieurs membres de l’AKP, dont le respon­­sable des services de rensei­­gne­­ment Hakan Fidan.

Un espoir

Depuis les États-Unis, l’imam Fethul­­lah Gulen apporte son soutien aux enquêtes lancées par la justice. Erdoğan juge qu’il s’agit là d’une « sale opéra­­tion ». Parmi les proches d’Er­­doğan ciblés se trouve le président de Fener­­bahçe, en poste depuis 1998, Aziz Yildi­­rim. Au nom de la loi contre la violence et le désordre dans le sport, adop­­tée en avril 2011, ce magnat du bâti­­ment et de la défense est condamné en juillet 2012 à six ans et trois mois de prison pour une affaire de match truqué. L’an­­née suivante, après des mani­­fes­­ta­­tions de masses dans et autour du parc Gezi, la police arrête le fils du Premier ministre et trois membres de cabi­­nets minis­­té­­riels. Menacé, Erdoğan se livre alors à une monu­­men­­tale purge du système judi­­ciaire qui, dit-il début 2014, « ne devrait pas dépas­­ser sa mission et son mandat. Nous y veillons. Tout le reste est de la désin­­for­­ma­­tion. »

Le président du Besik­­tas ne tarit pas d’éloge à l’égard d’Er­­doğan.

Pour Yildi­­rim, le coupable est le même que pour le chef d’État : Fethul­­lah Gulen. « Comme je le répète depuis le début, ce procès pour match truqué est un procès poli­­tique, et le juge­­ment a été rendu en fonc­­tion de consi­­dé­­ra­­tions poli­­tique », se récrie le président du club. « Je ne recon­­nais ni ne respecte ce tribu­­nal. » Après avoir fait voter un projet de loi visant à limi­­ter les peines concer­­nant les matchs arran­­gés, le Premier ministre obtient que la fédé­­ra­­tion de foot­­ball retire sa plainte contre Yildi­­rim. Dans le même temps, il modi­­fie la consti­­tu­­tion afin d’oc­­troyer les pleins pouvoirs au président qu’il s’ap­­prête à deve­­nir en 2014. Dans ce régime, plus verti­­cal, un système de tickets élec­­tro­­niques baptisé Passo­­lig est mis en place afin de suivre l’ac­­ti­­vité des fans de foot­­ball. Un an plus tard, Yildi­­rim et six autres suspects sont fina­­le­­ment acquit­­tés. Libres, ils voient appa­­raître un nouveau concur­rent pour les places euro­­péennes : l’Is­­tan­­bul Başakşe­­hir.

Alors que les diri­­geants de cette équipe au maillot orange recrutent sans comp­­ter, le groupe de suppor­­ters 1453 Basak­­se­­hir­­li­­ler tente pour sa part de séduire les habi­­tants de la capi­­tale. Avec des affluences culmi­­nant à 5 000 personnes, là où Gala­­ta­­sa­­ray peut en rassem­­bler 50 000, le stade qui vient d’être inau­­guré sonne creux. Pour le remplir, certains font du porte à porte, d’autres donnent des confé­­rences dans les écoles et d’autres offrent des billets à prix réduit. Même si « 1453 » renvoie à l’an­­née de la conquête de Cons­­tan­­ti­­nople par les Otto­­mans, une réfé­­rence de l’AKP, le porte-parole du groupe, Burak Bilgili, préfère que la poli­­tique reste en dehors du stade. « Mais nous n’ac­­cep­­tons par les personnes qui ne respectent pas certaines valeurs comme le patrio­­tisme, le respect et de la nation et du drapeau », précise-t-il.

Erdoğan est quant à lui accepté partout. Le président du Besik­­tas, Fikret Orman, ne tarit pas d’éloge à son égard lors de l’inau­­gu­­ra­­tion de la nouvelle Voda­­fone Arena le 10 avril 2016. À partir du coup d’État manqué de l’été 2016, le « véné­­rable » chef d’État, comme il est quali­­fié obsé­quieu­­se­­ment, demande aux spor­­tifs de choi­­sir leur camp. Aussi, le président de la fédé­­ra­­tion de foot­­ball lui apporte-t-il publique­­ment son soutien à l’oc­­ca­­sion d’un réfé­­ren­­dum en 2017. Le nouveau joueur vedette de la sélec­­tion, Ardan Turan, parti­­cipe à une campagne publique en son honneur. La même année, Istan­­bul Başakşe­­hir peine à vendre les 15 000 tickets qui lui sont attri­­bués pour la finale de la coupe de Turquie. Le club est battu aux tirs aux buts.

Ali Koç à la prési­­dence de Fener­­bahçe
Crédits : Ahval/Twit­­ter

Pour Erdoğan, le foot­­ball est un « jeu qui donne de l’es­­poir », déclare-t-il en 2017. « Des déserts de l’Afrique aux bidon­­villes du Brésil, partout dans le monde il donne de l’es­­poir à des enfants que la vie à laissé sur le bas-côté. » En juin 2018, à l’aube d’un nouveau scru­­tin prési­­den­­tiel, c’est Aziz Yildi­­rim qui est lâché en rase campagne : le fils d’une des familles les plus riches du pays – par ailleurs proche des milieux kéma­­listes –, Ali Koç, est large­­ment élu à la prési­­dence de Fener­­bahçe. « Le club a amené le chan­­ge­­ment, il est main­­te­­nant temps que la Turquie suive », déclare à cette occa­­sion l’op­­po­­sant Muhar­­rem Ince. Quelques jours plus tard, ce kéma­­liste est battu par l’inoxy­­dable Erdoğan.

Même si Ali Koç est pres­­senti pour diri­­ger l’op­­po­­si­­tion, l’an­­cien joueur de Camialtı­­spor dirige toujours le pays et son foot­­ball d’une main de fer. Dans la presse spor­­tive du 6 février 2019, on apprend même qu’un « club du président », le Cumhur­­bas­­kan­­ligi Spor, a été créé. Reconnu par la fédé­­ra­­tion natio­­nale, dont le diri­­geant a démis­­sionné fin février pour se consa­­crer à ses affaires, l’équipe jouera son premier match à la mi-mars.


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