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En lançant sa propre cryptomonnaie, Facebook ne cherche pas seulement à fluidifier les échanges et abaisser leurs coûts.

par Servan Le Janne | 16 octobre 2019

Sept chaises restent déses­­pé­­ré­­ment vides dans la salle de réunion de l’as­­so­­cia­­tion Libra, à Genève. Ce lundi 14 octobre 2019, ils ne sont plus que 21 sur les 28 membres fonda­­teurs censés fixer les règles et la légi­­ti­­mité de la monnaie numé­­rique de Face­­book. Alors qu’elle avait été présen­­tée comme une révo­­lu­­tion, la Libra a perdu ses soutiens un à un. Confronté à la réti­­cence du légis­­la­­teur améri­­cain et des gouver­­ne­­ments français et alle­­mand, PayPal a fait défec­­tion au début du mois.

Visa, MasterCard et Stripe ont suivi le mouve­­ment après que leurs patrons ont été inter­­­ro­­gés par une commis­­sion séna­­to­­riale aux États-Unis, la semaine dernière. « Des ques­­tions clés restent sans réponse concer­­nant le risque que le projet présente pour les consom­­ma­­teurs, la régu­­la­­tion des insti­­tu­­tions finan­­cières et le système finan­­cier inter­­­na­­tio­­nal », ont déploré les parle­­men­­taires. Ils craignent notam­­ment que la cryp­­to­­mon­­naie favo­­rise le blan­­chi­­ment d’argent et perturbe la stabi­­lité de l’ordre finan­­cier. Résul­­tat, Ebay, Mercado Pago et Booking Holding ont aussi annoncé leur retrait.

Les membres restants, parmi lesquels on trouve Voda­­fone, Uber ou encore Lyft, ont élu cinq personnes au conseil d’ad­­mi­­nis­­tra­­tion : David Marcu (Face­­book) ainsi que des repré­­sen­­tants de PayU, Andrees­­sen Horo­­witz, Xapo Holdings Limi­­ted et Kiva Micro­­funds. Ils ont aussi enté­­riné leurs règles de fonc­­tion­­ne­­ment : les votes du conseil de gouver­­nance auront lieu à la majo­­rité tandis que les entrées ou sorties néces­­si­­te­­ront deux tiers d’avis favo­­rables.

Cette archi­­tec­­ture doit instau­­rer un climat de confiance, à même de faire de la Libra une monnaie numé­­rique inter­­­na­­tio­­nale, pour abais­­ser le coût des échanges et flui­­di­­fier leurs coûts. Ainsi, Face­­book éten­­drait-il son influence sur le monde ; ce qui explique la réti­­cence de certains États et insti­­tu­­tions bancaires. La Libra a encore bien des épreuves à passer avant d’être lancée en juin 2020.

Le milliar­­daire rela­­tif

Dans les allées d’un bureau aux murs et à la moquette gris, un homme en mono­­cycle slalome entre les infor­­ma­­ti­­ciens, rivés à leurs ordi­­na­­teurs. Éclai­­rés par la lumière blafarde des néons qui courent au plafond, ils entre­­voient la ville cali­­for­­nienne de Palo Alto, noyée par la nuit, à travers de rares fenêtres. Au milieu de ce repaire un peu caver­­neux, Mark Zucker­­berg promène son visage adoles­cent au bout d’un corps raide, où flotte une veste au kaki indes­­crip­­tible. En cette année 2008, le patron de Face­­book vient de faire la couver­­ture de News­­week.

Le style de cet homme qui vaut 3 milliards de dollars ressemble à celui d’un étudiant. « Je n’achète pas de vête­­ments chers », concède-t-il. « J’ai un appar­­te­­ment à une chambre avec le mate­­las sur le plan­­cher, c’est là que je vis. » Pour Face­­book, il préfère aussi la sobriété. L’en­­tre­­prise gagne-t-elle beau­­coup d’argent ? « Je pense que c’est quelque chose de rela­­tif », répond-il. « En tant que groupe privé, nous avons l’avan­­tage de ne pas avoir à dévoi­­ler au monde exté­­rieur l’état de nos finances. » Ce n’est pas qu’il veuille tout garder. En 2010, Zucker­­berg se rend sur le plateau d’Oprah Winfrey pour annon­­cer un don de 100 million de dollars à la ville de Newark, dans le New Jersey.

Mark Zucker­­berg
Crédits : Brian Solis

L’en­­tre­­pre­­neur se soucie des autres. Seule­­ment, de nombreuses asso­­cia­­tions locales estiment que son projet est décon­­necté du terrain, hors-sol. À juste titre : huit ans plus tard, l’échec est patent. « Vous ne pouvez pas juste récol­­ter beau­­coup d’argent, le lancer dans la rue et dire “ça va tout régler” », constate avec amer­­tume le maire de Newark, Ras Baraka. Depuis, Zucker­­berg n’a pas aban­­donné la philan­­thro­­pie, promet­­tant de dépen­­ser 95 % de sa fortune « pour promou­­voir l’éga­­lité pour les enfants de la géné­­ra­­tion à venir ». Mais il a surtout trouvé un autre moyen de se rendre utile, bien au-delà des États-Unis.

Mardi 18 juin 2019, mettant fin à des mois de rumeurs, Face­­book a annoncé qu’il battrait bien­­tôt sa propre monnaie numé­­rique, la libra. « La tech­­no­­lo­­gie a rendu presque tout plus acces­­sible, sauf l’argent », justi­­fie la vidéo de lance­­ment. « 1,7 milliard de personnes n’ont pas de compte en banque. Cela repré­­senté 31 % de la popu­­la­­tion mondiale. Pour ceux qui y ont accès, les trans­­ferts sont lents. Un paie­­ment trans­­fron­­ta­­lier prend en moyenne trois jours et coûte cher en taxes. » David Marcus, le Franco-Suisse chargé du déve­­lop­­pe­­ment de la libra, estime qu’il a pour mission de bâtir une « infra­s­truc­­ture finan­­cière simple et globale qui donnera du pouvoir à des milliards de personnes ».

Si des tech­­no­­lo­­gies de trans­­fert d’argent à l’étran­­ger existent, leurs utili­­sa­­teurs ne s’en servent pas sans diffi­­culté ni sans taxes. « Les banques ne s’y inté­­ressent pas », observe Michelle Abra­­ham, avocate d’af­­faires spécia­­li­­sée dans les cryp­­to­­mon­­naies. « Face­­book a donc cher­­ché à déve­­lop­­per un outil utile au plus grand nombre et notam­­ment à ceux qui n’ont pas de comptes. »

À partir de 2020, la cryp­­to­­mon­­naie circu­­lera à travers Messen­­ger, WhatsApp et une appli­­ca­­tion ad hoc dans une dizaine de pays. Elle sera conser­­vée sur un porte­­feuille numé­­rique baptisé Cali­­bra et la block­­chain sécu­­ri­­sera chaque échange, sous le contrôle d’une orga­­ni­­sa­­tion dite neutre, la Libra Asso­­cia­­tion. On trou­­vera au sein de cet orga­­nisme basé en Suisse une centaine de membres fonda­­teurs prêts à inves­­tir 10 millions de dollars afin de consti­­tuer un fonds de garan­­tie. Outre Face­­book, 26 noms ont déjà été dévoi­­lés dont ceux de Spotify, Master­­card, Voda­­fone, Lyft, Ebay, Uber et Iliad (maison-mère de Free).

Le système élaboré par David Marcus n’est donc pas aussi décen­­tra­­lisé qu’il l’ai­­me­­rait. Si la libra offrira une flui­­dité et un anony­­mat proches de ce que connaissent les posses­­seurs de bitcoin ou d’ethe­­reum, elle n’en demeure pas moins une initia­­tive privée. Face­­book est d’ailleurs si puis­­sant qu’il maîtrise déjà jusqu’aux plate­­formes Messen­­ger et WhatsApp où auront lieu les échanges. Pour le séna­­teur Démo­­crate de l’Ohio Sher­­rod Brown, la société de Palo Alto est « déjà trop grosse » et « a déjà utilisé son pouvoir pour exploi­­ter les données des utili­­sa­­teurs sans proté­­ger leur vie privée », pointe-t-il en réfé­­rence au scan­­dale Cambridge Analy­­tica.

Or, selon le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, « cette monnaie permet­­tra à Face­­book de rassem­­bler encore plus de données, ce qui ne fait qu’aug­­men­­ter notre déter­­mi­­na­­tion à régu­­ler les géants d’In­­ter­­net ». L’État risque aussi de devoir adap­­ter sa légis­­la­­tion, les échanges de monnaie numé­­rique supé­­rieurs à 305 euros, produi­­sant une plus-value, étant à l’heure actuels taxés. Du côte des insti­­tu­­tions publiques, les inquié­­tudes sont si fortes que le comité bancaire du Sénat améri­­cain a prévu, le mois prochain, d’in­­ter­­ro­­ger David Marcus. Lequel, comme de juste, tient un discours bien plus opti­­miste : « La libra a le poten­­tiel d’of­­frir un écosys­­tème finan­­cier plus inclu­­sif et plus ouvert à des milliards de personnes. »

Dans la Sili­­con Valley, ce genre de discours empha­­tiques, tendu vers le bien commun, est monnaie courante. Le Franco-Suisse en sait quelque chose : en 2014, il a quitté la prési­­dence d’une entre­­prise qui, d’après lui, travaillait à la « créa­­tion du futur de l’argent ». Cette entre­­prise, c’était PayPal.

Les aînés

Une sonne­­rie de portable datée reten­­tit au bord de la route. « Allô, c’est Elon Musk », répond placi­­de­­ment un homme aux cheveux épars, alors qu’un camion approche. Le véhi­­cule remorque un autre véhi­­cule. Grâce à la vente de ses parts dans l’en­­tre­­prise de logi­­ciels Zip2, Musk, 28 ans, vient de s’ache­­ter une McLa­­ren de Formule 1 à un million de dollars. Il trépigne comme un enfant en cette année 1998. « Il y a trois ans je prenais ma douche à la Young Men’s Chris­­tian Asso­­cia­­tion et je dormais par terre au bureau », enchaîne-t-il, fier du chemin parcouru. « En 1995, il n’y avait pas grand monde sur Inter­­net, et personne ne gagnait d’argent du tout. La plupart des gens pensaient qu’In­­ter­­net serait une mode. »

Elon Musk, lui, sait flai­­rer les bons coups. Cette année-là, l’argent qu’il lui reste après l’achat de la McLa­­ren est inves­­tie dans PayPal, un moyen de paie­­ment adapté à l’as­­sis­­tant numé­­rique Palm Pilot vite étendu aux moteurs de recherche. Le poten­­tiel est immense. « Autour du globe, tout le monde a besoin d’argent pour être payé, pour échan­­ger et vivre », observe l’as­­so­­cié de Musk, Peter Thiel. « La monnaie papier est une tech­­no­­lo­­gie ancienne et un moyen de paie­­ment peu pratique. Vous pouvez en manquer, ça s’use, ça se perd ou ça se vole. Au XXIe siècle, les gens ont besoin d’une forme d’argent plus pratique et sûre, quelque chose auquel on peut accé­­der partout avec une connexion inter­­­net. Bien sûr, ce que nous appe­­lons pratique pour les Améri­­cains sera révo­­lu­­tion­­naire pour les pays en voie de déve­­lop­­pe­­ment. »

Elon Musk Crédits : Brian Solis

Cette louable ambi­­tion se double d’un fantasme hégé­­mo­­nique : Thiel et Musk veulent mettre sur pied le « Micro­­soft du paie­­ment », à une période où la multi­­na­­tio­­nale de l’in­­for­­ma­­tique est juste­­ment devant les tribu­­naux améri­­cains pour abus de posi­­tion domi­­nante. Condam­­née à sépa­­rer Windows d’In­­ter­­net Explo­­rer en 2000, elle parvient en appel à main­­te­­nir son inté­­grité. Soulagé, Bill Gates peut sortir la Porsche 911 qu’il s’est ache­­tée après avoir fait fortune pour « rouler à toute vitesse la nuit », comme il l’a confié au Time. Thiel et Musk rêvent aussi de grosse voitures.

L’idée derrière PayPal « a toujours été que quelqu’un allait être auto­­risé à tirer profit [des échanges d’argent sur Inter­­net] en tant qu’in­­ter­­mé­­diaire », glisse David E. Shaw, inves­­tis­­seur et mentor de Jeff Bezos. « La ques­­tion clé est : qui sera cet inter­­­mé­­diaire ? » Une bataille féroce est livrée pour exer­­cer ce rôle central. Amazon tente de compi­­ler le plus d’in­­for­­ma­­tions et de services possibles en rache­­tant les autres acteurs du secteur. Ebay n’est pas en reste, qui met la main sur PayPal en 2002, puis sur ses concur­­rents VeriSign en 2005 et Bill Me Later en 2008. Cette année-là, David Marcus fonde Zong. Seule­­ment trois ans plus tard, PayPal met 240 millions de dollars sur la table pour absor­­ber la société de micro­­paie­­ment sur portable et recru­­ter son patron.

Un nouveau monde

À peine arrivé chez PayPal, David Marcus s’oc­­cupe du lance­­ment de PayPal Here, une appli­­ca­­tion de paie­­ment assor­­tie d’un lecteur de carte bancaire. Nommé président de la société dès avril 2012, il négo­­cie l’ac­qui­­si­­tion de Brain­­tree, maison-mère du service Venmo, fina­­le­­ment arra­­chée pour 800 millions de dollars en septembre 2013. En plus d’Ama­­zon Pay, dispo­­nible depuis 2007, le secteur voit alors l’ar­­ri­­vée de Google et Apple. « Le plus impor­­tant, c’est que nous sommes la seule entre­­prise d’achats numé­­riques en ligne », défend-il alors dans un entre­­tien à El Pais. « Les autres font des paie­­ments pour autre chose : certains pour obte­­nir des données, d’autres pour se diffé­­ren­­cier de la concur­­rence. »

Cette logique de distinc­­tion n’épargne pas son employeur, qui met sur orbite PayPal Galac­­tics dans l’op­­tique d’opé­­rer des échanges dans l’es­­pace. Car là-haut, « vous n’al­­lez pas utili­­ser des espèces », remarque le groupe, « il n’y aura pas de navette sécu­­ri­­sée pour venir cher­­cher vos billets et vos pièces. » Dans le futur, assure Marcus, « l’argent sera invi­­sible, il n’y aura pas de billets ni de porte­­feuille, seule­­ment des valeurs dispo­­nibles au besoin, que vous pour­­rez dépla­­cer à n’im­­porte quel endroit du monde pour un faible coût. » Aujourd’­­hui, le Franco-Suisse explique qu’il rêve d’un moyen de paie­­ment décen­­tra­­lisé « depuis de longues années ». Il n’est pas seul.

David Marcus
Crédits : Loïs Le Meur

En 2014, Mark Zucker­­berg l’in­­vite régu­­liè­­re­­ment à dîner. En manque d’un système de messa­­ge­­rie propre sur mobile, Face­­book a été obligé de rache­­ter WhatsApp pour 19 milliards de dollars. Il entend aussi décou­­pler Messen­­ger de son réseau social. David Marcus est l’homme qu’il lui faut pour cela : il saura renta­­bi­­li­­ser l’af­­faire en en faisant un moyen de paie­­ment. Des docu­­ments obte­­nus par un blogueur en 2014 montrent que le groupe, qui a déplacé son siège de Palo Alto à la ville voisine de Menlo Park, fait déjà des tests en ce sens. Il s’y était déjà inté­­ressé en lançant Face­­book Credits en 2010.

En mars 2015, Face­­book offre fina­­le­­ment la possi­­bi­­lité aux utili­­sa­­teurs de Messen­­ger de s’en­­voyer de l’argent. Ce genre d’échanges devrait bras­­ser 17 milliards de dollars en 2019, évalue alors la société Forres­­ter Research. Même si la bourse de bitcoins Coin­­base vient de lever 75 millions de dollars, Marcus estime que la tech­­no­­lo­­gie des cryp­­to­­mon­­naies n’est pas encore suffi­­sam­­ment mâture pour être inves­­tie. Les déci­­deurs ne sont du reste pas prêts. Son avis évolue en décembre 2017. Le mois suivant, Face­­book annonce qu’il inter­­­dit les publi­­ci­­tés sur le bitcoin. En mai, Zucker­­berg nomme Marcus respon­­sable d’une unité de déve­­lop­­pe­­ment d’une block­­chain en mai 2018. Il ne fait désor­­mais plus guère de doute : Face­­book va lancer sa monnaie numé­­rique.

Grand promo­­teur du bitcoin, le Britan­­nique Andreas M. Anto­­no­­pou­­los estime toute­­fois que la libra n’a rien d’une cryp­­to­­mon­­naie et que sa block­­chain n’en est pas vrai­­ment une. Parce que son système possède un centre, la Libra Asso­­cia­­tion, certains des cinq critères ne sont pas remplis : ouver­­ture, publi­­cité, neutra­­lité, résis­­tance à la censure et absence de fron­­tière. Face­­book a aussi mis sur pied une société, Libra Networks, basée à Genève et une entre­­prise de droit améri­­cain, Cali­­bra, pour gérer les porte­­feuilles. « Les trans­­ferts seront donc soumis à la légis­­la­­tion améri­­caine, qui empêche d’en­­voyer des fonds en Iran par exemple », observe Michelle Abra­­ham. L’avo­­cate fait aussi remarquer que le livre blanc de la libra n’a pas été traduit en arabe.

Crédits : Libra Asso­­cia­­tion

Large­­ment inspiré du fonc­­tion­­ne­­ment du bitcoin et de l’ethe­­reum, ce docu­­ment explique vouloir déve­­lop­­per le concept d’iden­­tité numé­­rique afin d’évi­­ter la présence d’ac­­teurs malveillants. Il précise aussi que si chacun sera iden­­ti­­fiable sur Cali­­bra, ses données d’échange ne seront pas mises en rela­­tion avec celles de son profil Face­­book. Les cybe­­rat­­taques, soutient aussi le groupe, seront tenues à distance grâce à la centra­­li­­sa­­tion du système.

Si aucune taxe sur les échanges n’est prévue, Face­­book pour­­rait à terme propo­­ser des services finan­­ciers comme des crédits. Tout en visant large, pour endos­­ser le rôle d’in­­ter­­mé­­diaire privi­­lé­­gié, la société aurait alors surtout de l’argent à gagner auprès des utili­­sa­­teurs aisés. À ses débuts, la libra ne devrait être échan­­gée qu’entre parti­­cu­­liers ou petites entre­­prises, mais rien ne dit qu’elle ne sera pas mise à dispo­­si­­tion des grands groupes un jour. Dès lors, elle fera gran­­de­­ment concur­­rence au dollar. « Une devise numé­­rique stable, sûre et peu vola­­tile, dispo­­nible pour tout le monde à partir d’un portable à 40 dollars et mobi­­li­­sable à faible coût aurait extrê­­me­­ment de valeurs », se frotte les mains David Marcus. « C’est la porte ouverte à un nouveau monde », complète Michelle Abra­­ham.


Couver­­ture : La Libra. (Ulyces)


 

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