par Servan Le Janne | 11 mai 2018

À peine descendu de son petit avion blanc, Fran­­cisco Madeira se penche au-dessus d’un modèle réduit. Le drone l’at­­tend sur le tarmac de Bale­­dogle, une base mili­­taire des États-Unis située au nord de Moga­­dis­­cio, la capi­­tale de la Soma­­lie. L’am­­bas­­sa­­deur des Nations unies dans le pays est entouré par une demi-douzaine de soldats en bérets verts de l’Ami­­som, la force de main­­tien de la paix de l’or­­ga­­ni­­sa­­tion inter­­­na­­tio­­nale. Nageant dans un costume mal taillé, le diplo­­mate tourne son front luisant vers un expert améri­­cain chargé de lui expliquer le fonc­­tion­­ne­­ment de l’ap­­pa­­reil. En cette fin février 2017, il est venu le rece­­voir en cadeau de la part de Washing­­ton.


Fran­­cisco Madeira, l’homme en costume
Crédits : Amisom

Après avoir assisté à une démons­­tra­­tion dans le ciel bleu acier du Shabeel­­laha Hoose, la région au sud de la Soma­­lie où se trouve Bale­­dogle, Fran­­cisco Madeira prend le micro. « Nous inau­­gu­­rons aujourd’­­hui ce levier d’ac­­tion que nous deman­­dions depuis un certain temps », déclare le Mozam­­bi­­cain, sous l’œil du briga­­dier géné­­ral Miguel Castel­­la­­nos, numéro 2 des forces armées étasu­­niennes dans la Corne de l’Afrique. « Je profite de cette oppor­­tu­­nité », pour­­suit-il, « pour remer­­cier le gouver­­ne­­ment améri­­cain et notam­­ment son dépar­­te­­ment d’État pour leur soutien continu. Non seule­­ment pour ce système aérien, mais aussi pour les sommes substan­­tielles et les ressources qu’ils inves­­tissent dans les capa­­ci­­tés de l’Ami­­som. » Madeira a quelques raisons d’être recon­­nais­­sant : Washing­­ton est en train d’in­­ten­­si­­fier gran­­de­­ment sa présence en Soma­­lie.



Les grands travaux

En un an, la base de Bale­­dogle « a doublé », selon le témoi­­gnage d’un soldat soma­­lien recueilli par Vice : « Il y a beau­­coup d’Amé­­ri­­cains en ce moment et des avions arrivent chaque jour. » Les travaux en cours doivent permettre l’ins­­tal­­la­­tion de 800 nouveaux lits. Ils ont commencé en juin 2017, au moment où la Soma­­lie décla­­rait offi­­ciel­­le­­ment la guerre au mouve­­ment terro­­riste shebab. Les offi­­ciers du comman­­de­­ment mili­­taire améri­­cain pour l’Afrique (Afri­­com) recon­­naissent que le pays est désor­­mais leur meilleur hôte sur le conti­nent après Djibouti et le Niger.

Avant la fuite d’un docu­­ment confi­­den­­tiel, en avril 2017, la base de Camp Lemmo­­nier, à Djibouti, était le seul avant-poste offi­­ciel de l’US Army. Dotée de 240 hectares contre 35 en 2002, elle reçoit autour de 4 000 hommes. On connaît désor­­mais l’exis­­tence de 45 autres instal­­la­­tions améri­­caines en Afrique, la plus large se situant sans conteste au Niger. Il a fallu attendre la mort de quatre soldats améri­­cains, en octobre 2017, pour que soit levé le voile sur le centre de drones à 110 millions de dollars aménagé à Agadez, au centre du pays. Avec les troupes postées dans la capi­­tale, Niamey, Washing­­ton dispose de 800 personnes sur place.

Le QG des marines à Bele­­dogle en 1993
Crédits : US Army

Alors que seul 1 % des comman­­dos améri­­cains à l’étran­­ger étaient déployés en Afrique en 2006, cette part a grimpé à 17 %, en sorte que leur présence n’est plus grande qu’au Moyen-Orient. Selon un rapport mili­­taire interne, ils mènent près de 100 missions de conserve dans au moins 20 pays diffé­­rents. En Soma­­lie, le nombre de frappes aériennes est passé de 14 à 48 entre 2016 et 2017, et le nombre de soldats présents de 50 à 500. Cette crois­­sance impres­­sion­­nante coïn­­cide avec l’ar­­ri­­vée au pouvoir de deux nouveaux chefs d’État : Donald Trump aux États-Unis et Moha­­med Abdul­­lahi Moha­­med, dit « Farmajo », en Soma­­lie.

Dix jours après l’élec­­tion de ce dernier, en février 2017, le géné­­ral de l’Afri­­com Thomas Wald­­hau­­ser affi­­chait sa volonté « d’es­­sayer de regar­­der la Soma­­lie sous un autre angle ». Pour cela, les États-Unis peuvent comp­­ter sur « le nouveau gouver­­ne­­ment et le président Farmajo », a-t-il précisé au cours d’une confé­­rence de presse donnée le mois suivant à Washing­­ton. « Il a la citoyen­­neté améri­­caine ; il a travaillé à Buffalo, dans l’État de New York, pendant une dizaine d’an­­nées ; il a eu un master à l’uni­­ver­­sité de Buffalo. […] Il comprend main­­te­­nant qu’il faut payer les mili­­taires et il sait les consé­quences de la corrup­­tion du gouver­­ne­­ment fédé­­ral. Donc nous avons l’op­­por­­tu­­nité de travailler avec lui. »

Tout juste installé dans le Bureau ovale, Donald Trump a classé diffé­­rentes régions de la Soma­­lie parmi les « zones d’ac­­ti­­vi­­tés hostiles ». À la demande de « flexi­­bi­­lité » récla­­mée par le géné­­ral Wald­­hau­­ser, il a répondu en assou­­plis­­sant les règles qui encadrent les raids et les frappes aériennes, peu importe qu’elles aient été instau­­rées afin d’évi­­ter les victimes civiles. « Nous avons réalisé qu’es­­sayer de gérer la menace à distance n’al­­lait pas fonc­­tion­­ner », indique le géné­­ral à la retraite Donald Bolduc, qui diri­­geait les opéra­­tions améri­­caines en Afrique jusqu’en juin 2017. « Nous avons donc déployé davan­­tage de petites équipes sur le terrain pour coopé­­rer avec le gouver­­ne­­ment soma­­lien dans la région. »

Aujourd’­­hui, les forces spéciales et de rensei­­gne­­ment soma­­liennes s’en­­traînent sous les ordres de l’US Army. Cette rela­­tion « est favo­­rable aux Améri­­cains », juge l’an­­cien ministre de l’In­­té­­rieur soma­­lien, Abdi­­ri­­sak Omar Moha­­med. « Ils ont la haute main, ils ont la capa­­cité de faire ce qu’ils veulent. » Si le trau­­ma­­tisme de l’opé­­ra­­tion Black Hawk de 1993, racon­­tée par le film La Chute du faucon noir, les a long­­temps main­­te­­nus à distance, il semble désor­­mais bien oublié.

Trau­­ma­­tisme

Une nuée noire descend sur Moga­­dis­­cio. Ce 3 octobre 1993, la pous­­sière soule­­vée par les pales d’hé­­li­­co­­ptères améri­­cains et le bruit de leurs moteurs ense­­ve­­lissent les rues de la capi­­tale. Dans ce brouillard assour­­dis­­sant surgissent de fines cordes déva­­lées par des soldats d’élite. Ils tombent sur les toits comme les perles sur un boulier. L’un des comman­­dants mili­­taires qui a desti­­tué le dicta­­teur Siad Barré au profit du chaos en 1991, Moha­­med Farrah Aidid, est dans leur viseur. Et vice-versa. Alors qu’une bras­­sée de roquettes envoie deux UH-60 Black Hawk au sol, les échanges de tirs font des milliers de bles­­sés et des centaines de morts dont 18 soldats améri­­cains. L’opé­­ra­­tion échoue lamen­­ta­­ble­­ment.

Quand Luke Hartig travaillait au Conseil de sécu­­rité natio­­nale, sous Barack Obama, ce précé­dent reve­­nait souvent dans les discus­­sions à propos de la Soma­­lie. « Certains gradés disaient : “Nous avons beau­­coup évolué, nous avons conduit des raids en Irak et en Afgha­­nis­­tan et nous pouvons pondé­­rer le risque là où nous ne le pouvions pas en 1993.”  Mais ça restait l’une des catas­­trophes majeures des dernières décen­­nies. » Le géné­­ral Bolduc se souvient aussi que, du temps où il gérait les opéra­­tions spéciales en Afrique, « tout le monde faisait réfé­­rence à La Chute du faucon noir et à ce qui s’était passé en Soma­­lie en 1993 ».

Les marines étaient de retour en Soma­­lie dès 1995
Crédits : RGL_Photo­­gra­­phy/Flickr

Lui-même, a d’abord connu l’ar­­mée au travers d’un cuisant échec. Né au sein d’une famille de mili­­taires à Laco­­nia, dans le New Hamp­­shire, Donald Bolduc est attiré par les forces spéciales en regar­­dant le long-métrage de John Wayne sur l’aven­­tu­­reuse expé­­di­­tion améri­­caine au Viet­­nam, Les Bérets verts. La déroute de l’US Army en terrain Viet Cong n’en­­tame en rien sa voca­­tion. Son grand-père, avec qui il a vu le film, « consi­­dé­­rait que servir le drapeau était une obli­­ga­­tion », confie-t-il. Engagé dans l’ar­­mée dès 1981, il obtient un diplôme d’élève-offi­­cier en 1988, avant de vali­­der un master en tech­­no­­lo­­gies de sécu­­rité. Cette forma­­tion est complé­­tée par un passage à la Ranger School en 1990. Trois ans plus tard, alors que l’as­­saut améri­­cain de Moga­­dis­­cio échoue, ce grand blond aux yeux bleu sombre, visage taillé à la serpe, passe avec succès les détec­­tions des forces spéciales.

Bolduc est envoyé au Koweït, en Irak, en Asie centrale et pose pour la première fois le pied en Afrique. Après les atten­­tats du 11 septembre 2001, il se retrouve sans surprise en Afgha­­nis­­tan, où se concentre l’at­­ten­­tion média­­tique et les capa­­ci­­tés mili­­taires améri­­cains. Sauf que le secré­­taire d’État à la Défense de George Bush, Donald Rumsfeld, n’est pas sans savoir que « la Soma­­lie a accueilli Al-Qaïda et le fait toujours ». À la fin de l’an­­née, il y a encore à peu près autant d’hommes des forces spéciales (une centaine) dans le pays de la Corne de l’Afrique qu’en Afgha­­nis­­tan. D’après le Daily Tele­­graph, l’état-major améri­­cain a même demandé à son allié britan­­nique de l’ai­­der à frap­­per des « bases terro­­ristes » en Soma­­lie.

Échaudé par l’échec de 1993, Washing­­ton se contente cepen­­dant souvent d’in­­cur­­sions spora­­diques. Quoique suspec­­tant le village de Ras Kamboni d’hé­­ber­­ger des terro­­ristes dès 2001, la première puis­­sance mili­­taire au monde attend la fin de l’an­­née 2003 pour s’y rendre. Aucune trace d’Al-Qaïda n’est repé­­rée. La même année, une unité mécon­­nue du grand public, le « Joint Special Opera­­tions Command » (JSOC), place des camé­­ras de surveillance à diffé­­rents endroits stra­­té­­giques du pays. Au mois de juin suivant, un raid lancé à Moga­­dis­­cio par la CIA permet la capture de Moham­­med Ali Isse. À cette période, le jour­­na­­liste améri­­cain Sean Naylor entend parler des opéra­­tions spéciales du JSOC. Il découvre une pratique périlleuse : des seigneurs de guerre locaux touchent des verse­­ments en échange d’in­­for­­ma­­tions à propos de digni­­taires d’Al-Qaïda, alors point focal de la poli­­tique de défense améri­­caine.

La SEAL Team 6 a été très impliquée dans les ops du JSOC en Soma­­lie
Crédits : JSOC/US Army

Ce dispo­­si­­tif de camé­­ras et d’in­­ter­­mé­­diaires peu fréquen­­tables est mis en place car « les moyens sont déployés autre part », observe Sean Naylor, faisant réfé­­rence à l’Irak et à l’Af­­gha­­nis­­tan. « Je pense que beau­­coup de gens ne savaient pas qu’une seule orga­­ni­­sa­­tion [le JSOC] avait une telle acti­­vité sous le radar », ajoute-t-il. Alors que le JSOC n’opé­­rait qu’a­­vec parci­­mo­­nie avant le 11-Septembre, c’est devenu l’obs­­cur avant-poste de la lutte contre le terro­­risme. Et la Soma­­lie, tombée dans un nouveau conflit armé en 2006, va l’in­­té­­res­­ser de plus en plus. En 2007, il envoie un bombar­­dier AC-130 en appui des troupes éthio­­piennes qui enva­­hissent la Soma­­lie.

La guerre des drones

Le 7 janvier 2007, un drone Preda­­tor conçu par Gene­­ral Atomics décolle de Camp Lemmo­­nier, à Djibouti. Depuis le Nevada, deux pilotes dirigent l’ap­­pa­­reil sur 800 kilo­­mètres jusqu’au village de Ras Kamboni, dans le sud de la Soma­­lie. D’après les infor­­ma­­tions four­­nies par le rensei­­gne­­ment éthio­­pien, ils suivent une file de véhi­­cules dans laquelle se trouve Aden Hashi Farah, un des lieu­­te­­nants d’Al-Qaïda en Soma­­lie. Dans la traî­­née du drone arrive alors un avion d’at­­taque au sol AC-130 pour faire feu sur le convoi. Farah n’est que blessé, mais le raid de Ras Kamboni « est le premier tir d’une guerre de drones en Afrique de l’Est », constate le jour­­na­­liste améri­­cain David Axe.

Jusqu’à présent, le JSOC bluf­­fait quand il préten­­dait possé­­der de nombreux drones dans le ciel soma­­lien. « L’argent versé aux seigneurs de guerre était une carotte tandis que la force aérienne devait être le bâton », décrit Sean Naylor. « Mais pendant des années, il n’y a pas eu de bâton. » Ce n’était qu’une ques­­tion de temps. En 2007, le construc­­teur AeroVi­­ron­­ment envoie des caisses d’un autre drone, le Ravens, à diffé­­rentes adresses à Moga­­dis­­cio. Sur la côte soma­­lienne, la Navy reçoit quant à elle des Scan Eagles de Boeing et des MQ-8 Fire Scout de Northrop Grum­­man. Deux ans plus tard, l’Éthio­­pie se retire de Soma­­lie, lais­­sant derrière elle un fragile gouver­­ne­­ment de tran­­si­­tion appuyé par l’Ami­­som, la force de main­­tien de la paix de l’Union afri­­caine.

Des membres des forces spéciales soma­­liennes
Crédits : NISA

Washing­­ton garde évidem­­ment un pied dans la région. En août 2011, The Nation révèle l’exis­­tence d’ins­­tal­­la­­tions améri­­caines : « Dans le cadre de l’ex­­pan­­sion de son programme de contre-terro­­risme en Soma­­lie, la CIA utilise une prison secrète dans les sous-sols de l’agence de sécu­­rité natio­­nale soma­­lienne, où les prison­­niers suspec­­tés d’avoir des liens avec les shebabs sont rete­­nus. » Un centre de la CIA existe aussi au sein de l’aé­­ro­­port d’Aden. « Notre but est de conten­­ter nos parte­­naires pour en obte­­nir plus de leur part », avoue un offi­­ciel du rensei­­gne­­ment soma­­lien, témoi­­gnant de l’as­­cen­­dant pris par Washing­­ton sur Moga­­dis­­cio. Dans le même temps, « le nombre de rapports concer­­nant l’usage d’ap­­pa­­reils auto­­nomes volants en Soma­­lie en 2011–2012 a augmenté », constatent les Nations Unies en juin 2012, quatre mois après que le leader d’Al-Qaïda a annoncé le rallie­­ment offi­­ciel des shebabs à son groupe. Depuis 2007, les drones Preda­­tor et Reaper ont réalisé près d’un million d’heures de vols.

Les Améri­­cains « ont de nouvelles tech­­no­­lo­­gies, des drones et beau­­coup d’autres choses », explique Abdi­­ghani Abdi Jama, repré­­sen­­tant de la prési­­dence dans la région de Kismayo. « Nous sommes vrai­­ment béné­­fi­­ciaires. » En 2015, après le déploie­­ment de forma­­teurs améri­­cains, le gouver­­ne­­ment soma­­lien avoue l’exis­­tence d’une base améri­­caine dans ce village du sud du pays ainsi qu’à Bale­­dogle, à l’en­­droit-même où étaient instal­­lés les Sovié­­tiques pendant la guerre froide. Si entre 30 et 40 personnes y agissent alors, le géné­­ral de l’Ami­­som Daniel Bartonjo recon­­naît que ses troupes combattent « avec l’aide des Améri­­cains qui sont ici ». Ils lui ont apporté 500 millions de dollars depuis 2007, en plus des 455 millions confiés aux forces de l’Union afri­­caine.

Sans être offi­­ciel­­le­­ment engagé sur le terrain, Washing­­ton contri­­bue ainsi large­­ment à la lutte contre les shebabs, qui ne contrôlent plus que 6 % du terri­­toire contre 60 % cinq ans plus tôt, d’après l’ex-ministre de la Coopé­­ra­­tion inter­­­na­­tio­­nale Abdi­­rah­­man Yusuf Ali Aynte. L’ef­­fort ne faiblit toute­­fois pas. Après 33 ans de services, en 2015, Donald Bolduc est nommé respon­­sable des opéra­­tions spéciales en Afrique. L’an­­née suivante, l’Afri­­com annonce neuf missions de « frappes défen­­sives » en Soma­­lie, caté­­go­­rie dans laquelle le dépar­­te­­ment de la Défense range aussi le bombar­­de­­ment d’un camp d’en­­traî­­ne­­ment à Raso, le 5 mars 2016.

« L’ad­­mi­­nis­­tra­­tion Obama », constate alors le New York Times, « a inten­­si­­fié une guerre clan­­des­­tine en Soma­­lie ces dernières années en se servant de troupes d’opé­­ra­­tions spéciales, de frappes aériennes, de contrac­­tuels et d’al­­liés afri­­cains, dans une campagne contre les mili­­ciens isla­­mistes dans la corne de l’Afrique. »

Réunion entre parte­­naires à Moga­­dis­­cio
Crédits : Amisom

Cela ne suffit pas à éteindre la menace des shebabs, qui conti­­nuent à commettre des atten­­tats. « Leur force, par rapport à d’autres groupes djiha­­distes afri­­cains, est qu’ils sont profon­­dé­­ment enra­­ci­­nés dans la popu­­la­­tion soma­­lienne », note le cher­­cheur de Insti­­tut de recherche pour le déve­­lop­­pe­­ment (IRD) Marc-Antoine Pérouse de Mont­­clos. D’où sans doute la volonté du géné­­ral Wald­­hau­­ser de ne pas se conten­­ter du combat depuis les airs. « La menace n’a pas changé », pointe-t-il lors d’une confé­­rence de presse en mars 2017. « Notre capa­­cité à frap­­per les cibles shebabs aura un impact sur leur capa­­cité à conti­­nuer de faire ce qu’ils essayent de faire. » Il trouve en Donald Trump une oreille atten­­tive. Prompt à assou­­plir les règles qui encadrent les raids et les frappes aériennes, le président décuple aussi les moyens améri­­cains en Soma­­lie. Et la supré­­ma­­tie améri­­caine commence à se voir. 


Couver­­ture : US Army.


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