par Servan Le Janne | 28 septembre 2018

L’Af­­gha­­nis­­tan ne connaît aucun repos, pas même le dimanche. Dans la jour­­née du 16 septembre 2018, le pays a subi une nouvelle série d’at­­ten­­tats commis par les tali­­bans. Quatre poli­­ciers ont été tués vers la ville de Qala-I-Naw, au nord-ouest dans la province du Bâdg­­hîs, et trois soldats ont été abat­­tus dans le Wardak, à l’ouest de Kaboul. Le sommeil des morts n’est guère plus calme. Sept jours plus tôt, un motard s’est fait explo­­ser au milieu des commé­­mo­­ra­­tions du meurtre du comman­­dant Massoud, dans la capi­­tale. Sept personnes ont péri, dont le conduc­­teur d’une voiture recou­­verte de photos du « Lion du Panshir ».

Jean-Marie Montali et le comman­­dant Massoud

À 7 000 kilo­­mètres de là, le même jour, un autre motard pense juste­­ment à lui. Quit­­tant la place du Troca­­déro, où les Afghans de Paris saluent la mémoire de Massoud, Jean-Marie Montali fait le deuil d’un « pays déca­­pité », fui par tous ceux qui le peuvent. Un homme pour qui l’édu­­ca­­tion était essen­­tielle aurait pu éviter ce désastre, songe le jour­­na­­liste, mais il n’existe plus qu’en épitaphes. Pour légen­­daire qu’elle soit, sa résis­­tance invé­­té­­rée à l’in­­va­­sion sovié­­tique (1979–1989) puis aux tali­­bans (1996–1991) n’a reçu aucun soutien.

Le courage d’Ah­­med Chah Massoud est sur toutes les lèvres au Troca­­déro. Invité à se joindre aux louanges, Jean-Marie Montali a refusé d’en­­fon­­cer cette porte béante comme les plaies d’Af­­gha­­nis­­tan. Oui, le guérillero était témé­­raire, mais enfin il était seul. Personne ne l’a soutenu contre les tali­­bans. Montali en a la preuve. De retour d’Af­­gha­­nis­­tan, en 1998, le repor­­ter du Figaro a publié un texte du chef mili­­taire. Cet appel à l’aide est resté lettre morte. Massoud a fait l’ex­­pé­­rience du silence avant de s’y enfon­­cer défi­­ni­­ti­­ve­­ment, trois ans plus tard.

Aujourd’­­hui, alors que les tali­­bans pour­­suivent leur œuvre funeste, l’an­­cien grand repor­­ter exhume cette lettre pour autop­­sier tout un État. Il prépare aussi un livre, Chro­­niques afghanes, à paraître aux éditions du Cerf, ainsi qu’un docu­­men­­taire. Devenu célèbre en narrant sa résis­­tance dans la presse, le comman­­dant origi­­naire du Panshir avait pu éviter un tel chaos. « Je pense sincè­­re­­ment qu’on a raté la paix en l’aban­­don­­nant, en refu­­sant de le finan­­cer », confie Montali. Et c’est peu dire qu’il le connais­­sait bien.

Quel chemi­­ne­­ment vous a conduit en Afgha­­nis­­tan ?

Ma mère est origi­­naire d’Al­­sace, mon père d’Ita­­lie. Il vient d’un coin de montagne situé à une centaine de kilo­­mètres de Parme, dans les Apen­­nins. L’été, il reste huit habi­­tants dans ce village de paysans et d’éle­­veurs perché à 1 000 mètres d’al­­ti­­tude. J’ai grandi dans un envi­­ron­­ne­­ment bien diffé­rent. Je suis né à Paris et j’ai passé mon enfance dans le quar­­tier de la Bastille. Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours voulu faire du jour­­na­­lisme. Peut-être que petit garçon, j’ai un moment pensé à deve­­nir poli­­cier ou pompier, mais la litté­­ra­­ture, et notam­­ment les écri­­vains voya­­geurs, m’ont vite donné envie de prendre la plume. Quand on rêve d’aven­­ture on n’a pas envie de se retrou­­ver dans une routine qui anky­­lose et anes­­thé­­sie.

De 17 à 21 ans, j’ai habité à Colmar. C’est là que j’ai commencé dans le métier en tant que corres­­pon­­dant pour les Dernières Nouvelles d’Al­­sace (DNA). Évidem­­ment, on ne me donnait pas les gros dossiers à trai­­ter, mais je prenais plai­­sir à couvrir l’an­­ni­­ver­­saire d’un doyen ou la réunion de l’ami­­cale des Portu­­gais de Colmar. Lorsque les fréquences ont été ouvertes dans les années 1980, j’ai créé la première radio libre d’Al­­sace avec des amis. C’était du travail d’ama­­teur, on avait un petit émet­­teur ; je présen­­tais les actua­­li­­tés le matin et une émis­­sion de blues.

Ensuite je suis revenu à Paris, où j’ai pigé pour diffé­­rents titres dont le Figaro maga­­zine. Je faisais beau­­coup de repor­­tages sur la montagne et les sports extrêmes. Comme c’était la grande époque des sujets d’aven­­ture, on m’a par exemple envoyé en expé­­di­­tion en Hima­­laya. Une fois engagé, j’ai glissé vers des sujets d’ac­­tua­­li­­tés. Après avoir traité plusieurs catas­­trophes natu­­relles dont l’érup­­tion du volcan philip­­pin Pina­­tubo, en 1991, j’ai raconté les histoires de guérillas en Bosnie et en Soma­­lie. Avec Jacques Torre­­gano, nous avons été les premiers à suivre le sous-comman­­dant Marcos et sa guérilla zapa­­tiste au Mexique. Nous avons aussi été les premiers à inter­­­vie­­wer le « boucher des Balkans » Rado­­van Karadžić.

L’érup­­tion du Pina­­tubo, 1991

Qu’est-ce qui vous a permis d’ac­­cé­­der rapi­­de­­ment à ces figures diri­­geantes de mouve­­ments armés ?

On ne peut pas les compa­­rer donc je vais prendre le cas du sous-comman­­dant Marcos. Je ne connais­­sais pas grand-chose de sa geste révo­­lu­­tion­­naire ni de son modèle Emiliano Zapata, mais je me suis rensei­­gné à son sujet. J’ai appris que c’était un coureur de jupons. Il a eu plusieurs femmes et, de mémoire, sept enfants. À cette période, trois étaient encore en vie, deux garçons et une fille. Je les ai retrou­­vés et inter­­­ro­­gés. Puis je me suis entre­­tenu avec les derniers guérille­­ros de la révo­­lu­­tion mexi­­caine de 1910.

J’ai envoyé les articles à l’in­­tel­­li­­gent­­sia de gauche de Mexico afin de lui suggé­­rer de me donner le contact de Marcos. L’idée était de dire : imagi­­nez ce qu’on peut faire si quelqu’un nous intro­­duit auprès du sous-comman­­dant ; et imagi­­nez l’im­­pact que cela aura dans un jour­­nal conser­­va­­teur. On m’a appelé dix jours plus tard. Je crois que pour bien appro­­cher quelqu’un comme lui, il faut s’in­­té­­res­­ser à son combat de près avec une certaine humi­­lité. Car c’est le genre de personne qui risque sa vie à travers un combat.

Avez-vous eu la même approche pour le comman­­dant Massoud ?

Comme ses réfé­­rences révo­­lu­­tion­­naires étaient contem­­po­­raines, je dispo­­sais de plus d’élé­­ments. J’ai lu le roman de Joseph Kessel, Les Cava­­liers. Ça m’a fasciné. Voilà un pays de paysans qui se fait enva­­hir par l’ar­­mée la plus puis­­sante du monde et la tient en échec à l’aide des pétoires datant de la guerre contre l’em­­pire britan­­nique, au milieu du XIXe siècle. Ces résis­­tants se disent : « Nous avons le temps, nous allons gagner. » On fait diffi­­ci­­le­­ment plus roma­­nesque. Le docu­­men­­taire de Chris­­tophe de Ponfilly et Jérôme Bony Une Vallée contre un empire, sorti en 1981, en témoigne. Massoud était un vrai person­­nage.

Je l’ai rencon­­tré lors de mon premier séjour en Afgha­­nis­­tan. Afin de m’y rendre, je passais par Pesha­­war, au Pakis­­tan. Il y avait ensuite deux solu­­tions pour traver­­ser la fron­­tière : soit inté­­grer une cara­­vane huma­­ni­­taire – ce qui n’a jamais marché pour moi – ou se joindre à un groupe de moudja­­hi­­din. Sitôt arrivé, j’ai voulu rencon­­trer le comman­­dant. Sa recherche a alimenté mon premier article. Comme il avait autre chose à faire que me rece­­voir, j’ai travaillé sur les enfants à la guerre. Au bout de trois semaine, on m’a donné un rendez-vous avec Massoud. L’en­­tre­­tien a duré deux ou trois heures, ce qui n’était pour moi pas suffi­­sant puisque le maga­­zine du Figaro ne se conten­­tait pas d’une inter­­­view. Il fallait une histoire avec de la photo. Je lui ai donc dit que je revien­­drais.

« Sans lui, ce n’était plus le même pays pour moi. »

Quelle atti­­tude avait-il avec vous ?

Il était complè­­te­­ment ouvert et l’a, je pense, toujours été. Pendant la guerre contre les Sovié­­tiques (1979–1989), c’était le seul diri­­geant armé à accep­­ter les jour­­na­­listes mais aussi les huma­­ni­­taires, au point qu’un autre chef de guerre, bien moins conci­­liant, les appe­­lait « les putains de Massoud ». Il était très curieux. À chaque fois, je restais au moins trois semaines et, quand nous avions le temps, il me posait tout un tas de ques­­tions sur Paris, sur le boulot, les terrasses, le foot, Charles de Gaulle et la Résis­­tance.

Massoud aimait le géné­­ral, et admi­­rait sa volonté de ne pas s’avouer vaincu quand tout s’écroule, de se battre sans armée. Ayant étudié au lycée français de Kaboul, il a toujours appré­­cié la France. Un lien existe entre les deux pays depuis qu’au début du XXe siècle, des archéo­­logues français se sont inté­­res­­sés aux traces lais­­sées dans la région par Alexandre le Grand, lorsque celui-ci épousa une prin­­cesse de Bactriane.

Le comman­­dant était donc capable de parler français. Il le faisait lorsque nous étions seul à seul mais, ne voulant paraître hési­­tant en public, il avait le reste du temps recours à un inter­­­prète. Pour l’ai­­der à progres­­ser, je lui notais des mots en phoné­­tiques, comme « pastèque ». Étant donné qu’il aimait le foot­­ball, je lui ai apporté la cassette de la finale de la Coupe du monde 1998. Sauf que j’avais oublié qu’il n’avait ni télé, ni élec­­tri­­ci­­té…

Extrait du docu­­men­­taire Massoud, l’Af­­ghan

Au cours d’un repas, nous avons même parlé de la taille du poulet, celui que nous parta­­gions étant étique par rapport au stan­­dard français. En dehors des conver­­sa­­tions un peu banales sur mes enfants, le goût de la pastèque ou la taille du poulet, nous parlions beau­­coup de poli­­tique. Il m’a surpris par sa tolé­­rance. Bien que très croyant, il ne me faisait aucune remarque en me voyant fumer contrai­­re­­ment à certains de ses hommes. Il était très géné­­reux intel­­lec­­tuel­­le­­ment et très atten­­tif.

Comment êtes vous parvenu à garder contact ?

Depuis la France, je corres­­pon­­dais avec lui par l’in­­ter­­mé­­diaire d’un atta­­ché. Je lui faisais parve­­nir des photos par exemple, et je lui offrais des cadeaux à chaque venue, notam­­ment des livres sur Paris. Comme il avait un mouve­­ment de l’épaule récur­rent, une espèce de tic, je lui avais apporté des ampoules de vita­­mines pour combler une éven­­tuelle carence. Même s’il ne deman­­dait jamais rien, j’ap­­por­­tais aussi des médi­­ca­­ments.

Je ne veux pas parler d’ami­­tié mais nous étions assez proches. J’étais régu­­liè­­re­­ment chez lui, à la sortie de Kaboul. Avec le photo­­graphe austra­­lien Stephen Dupont, nous l’avons suivi dans son rôle de père, chez lui, mais aussi en tant que ministre de la Défense, chef de guerre et combat­­tant. Lors d’un séjour à Kaboul, bien qu’il m’ait dit que j’étais son invité, j’ai payé en partant. Deux ou trois mois plus tard, l’am­­bas­­sade m’a donné rendez-vous pour me rendre les quelque 300 dollars de la part de Massoud. Bien sûr j’ai refusé l’argent et l’ai laissé à la repré­­sen­­ta­­tion diplo­­ma­­tique, qui avait à peine de quoi se chauf­­fer.

Dans quel contexte décide-t-il d’écrire une lettre à desti­­na­­tion des Français ?

En 1998, les hommes de Massoud tiennent une toute petite portion du terri­­toire ; les tali­­bans sont partout. Nous en parlons longue­­ment et ainsi naît l’idée de la lettre. Puisque la guerre est perdue sur le terrain, il faut gagner l’opi­­nion inter­­­na­­tio­­nale en montrant le danger repré­­senté par les tali­­bans. Je lui propose d’écrire un appel. Au départ, il refuse. Face à mon insis­­tance, il répond qu’il n’a pas le temps. Alors je lui dis que je l’ai, moi, le temps. Je l’at­­tends donc une quin­­zaine de jours dans le Panshir. Fina­­le­­ment, il accepte de dicter un texte. À la sixième version, il me fait venir un matin, tôt, pour me dire que tout y est mais qu’il regrette la forme, peu litté­­raire. Or, il aimait beau­­coup la poésie et la litté­­ra­­ture. Sa prose a donc été traduite, je l’ai remise en forme, faxée et il a donné son accord pour publi­­ca­­tion.

La première page de la lettre du comman­­dant Massoud
Crédits : Jean-Marie Montali

Quel a été l’im­­pact de cette lettre ?

Elle a touché les gens qui s’in­­té­­res­­saient à l’Af­­gha­­nis­­tan mais c’est tout, autre­­ment dit bien peu de monde à l’époque. Entre le départ des Sovié­­tiques et l’ar­­ri­­vée des tali­­bans, en 1996, tout le monde se fichait du pays. On s’en est davan­­tage préoc­­cupé après les atten­­tats du 11 septembre 2001. La lettre a été exhu­­mée à la mort de Massoud qui est inter­­­ve­­nue à la même période.

Comment avez-vous vécu l’an­­nonce de son décès ?

L’at­­ten­­tat a été commis le 9 septembre 2001 mais je l’ai appris quelques jours plus tard. Massoud a été tué par deux envoyés d’Al-Qaïda qui se faisaient passer pour des jour­­na­­listes. Il a manqué de méfiance à leur égard. Sa mort a été offi­­cia­­li­­sée le 16. Je diri­­geais alors les jour­­naux régio­­naux du Figaro. Le jour où on me l’a annon­­cée, j’étais à Cannes pour un grand raout sur un yacht. On avait de beaux costumes et des souliers vernis, c’était très people. Je suis remonté à Paris le lende­­main. Je ne suis pas parti en Afgha­­nis­­tan tout de suite car sans lui, ce n’était plus le même pays pour moi.

Je m’y suis rendu l’an­­née suivante, puis deux ou trois ans plus tard. Je suis allé voir un de ses proches, Abdul­­lah Abdul­­lah. Ce dentiste est devenu ministre après la mort de Massoud, puis candi­­dat à la prési­­den­­tielle. Je lui ai apporté la lettre. Il pleu­­rait en la lisant.

Le comman­­dant était vrai­­ment un héros natio­­nal et pas seule­­ment chez les tadjiks, son ethnie. À un moment, il a refusé la prési­­dence tour­­nante en sachant qu’il pose­­rait problème, car le pays a toujours été dirigé par des pach­­tounes. Il était pour­­tant le seul à avoir une vision natio­­nale et non tribale du pays parmi les chefs de guerre. Il essayait de fédé­­rer les ethnies dans l’Al­­liance du nord.

D’où viennent ces divi­­sions ?

Au XIXe siècle, souhai­­tant proté­­ger son empire en Asie, Londres a envoyé l’of­­fi­­cier Morti­­mer Durand tracer une fron­­tière. Ce dernier est allé au sommet de la montagne qui sépare aujourd’­­hui l’Af­­gha­­nis­­tan du Pakis­­tan et a partagé la région en deux. D’un point de vue géogra­­phique, c’est simple ; d’un point de vue poli­­tique, c’est une erreur. L’eth­­nie pach­­toune s’est retrou­­vée scin­­dée. Là-dessus, le drame de l’Af­­gha­­nis­­tan est un peu celui de la Pologne au milieu du XXe siècle : il a pâti de se trou­­ver entre deux grands empires.

« On a raté la paix en l’aban­­don­­nant, en refu­­sant de le finan­­cer. »

Lorsque le Pakis­­tan a gagné son indé­­pen­­dance sur l’Inde, en 1947, il a cher­­ché à dispo­­ser d’une profon­­deur stra­­té­­gique à travers l’Af­­gha­­nis­­tan. Son armée compte de nombreux pach­­tounes. Isla­­ma­­bad n’a pas hésité à finan­­cer la guérilla pach­­toune contre l’Union sovié­­tique, autre­­ment dit à appuyer des extré­­mistes reli­­gieux. Dans le contexte de la guerre froide, Washing­­ton a délé­­gué sa poli­­tique afghane aux Pakis­­ta­­nais pour ne pas entrer en conflit ouvert avec Moscou. Avec la béné­­dic­­tion des États-Unis, les Pakis­­ta­­nais ont donné des missiles à la guérilla isla­­miste. Dans l’es­­prit des Améri­­cains, on pouvait chas­­ser un extré­­misme poli­­tique, commu­­niste, par un extré­­misme reli­­gieux.

Massoud a-t-il reçu des soutiens ?

Non, car c’était un tadjik. Je pense sincè­­re­­ment qu’on a raté la paix en l’aban­­don­­nant, en refu­­sant de le finan­­cer. Dans sa lettre, il lance un appel en vain. À Paris, personne ne l’a reçu. Seule Nicole Fontaine, alors prési­­dente du parle­­ment euro­­péen, a accepté de lui parler. Il s’at­­ten­­dait à autre chose. Al-Qaïda est célèbre depuis 2001, mais Ben Laden était pour­­chassé par les Améri­­cains bien avant. Massoud m’a raconté une histoire à ce sujet. Un jour qu’il l’avait loca­­lisé, il a demandé de l’aide pour le frap­­per à Washing­­ton. On la lui a refu­­sée soi-disant car il risquait d’y avoir des dommages colla­­té­­raux.

La situa­­tion est-elle diffé­­rente aujourd’­­hui ?

À de nombreux égards, elle est iden­­tique. Le Pakis­­tan, qui a soutenu le mollah Omar via ses services secrets, arme toujours les tali­­bans. Cela dit, le monde s’in­­té­­resse à l’Af­­gha­­nis­­tan depuis 2001. La coali­­tion inter­­­na­­tio­­nale ainsi qu’un tas d’hu­­ma­­ni­­taires ont débarqué. Aujourd’­­hui, j’ai plus de contacts avec la diaspora qu’a­­vec les Afghans sur place. Je ne pense pas que beau­­coup de gens y soient retour­­nés sans émotion. C’est un peuple qui ressemble à son pays : très dur, très beau, mais très géné­­reux.

Crédits : Marius Arne­­sen

Couver­­ture : Massoud et ses hommes. (Richard MacKen­­zie, 1987)


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