par Servan Le Janne | 7 avril 2017

Dans le Japon des années 2050, un robot fuit la police et son destin. Thème prin­­ci­­pal du manga Ghost in the Shell, récem­­ment adapté au cinéma, sa course-pour­­suite le conduit aux fron­­tières de la vie. Alors que la police prend des appa­­rences de cyborg, lui acquiert une conscience. Homme et intel­­li­­gences arti­­fi­­cielles s’en­­tre­­lacent si étroi­­te­­ment que le concept d’âge n’a plus aucune viabi­­lité. Pour l’in­­gé­­nieur de Google Ray Kurz­­weil, le scéna­­rio a quelques années de retard. Selon ses prévi­­sions, des machines plus éclai­­rées que leurs créa­­teurs verront le jours d’ici 2029. En fervent parti­­san du télé­­char­­ge­­ment de l’es­­prit, l’œuvre de Masa­­mune Shirow relève pour lui davan­­tage de la pros­­pec­­tive que de la science fiction. « Une émula­­tion du cerveau humain alimenté par un système élec­­tro­­nique », écrit-il dans Huma­­nité 2.0, « fonc­­tion­­ne­­rait bien plus rapi­­de­­ment que nos cerveaux biolo­­giques. » Quant à la mort, il prédit que nous serons capables d’en venir à bout d’ici 2045. S’il dit vrai, cela signi­­fie que le premier homme immor­­tel est déjà de ce monde.

La clé de l’ADN

Bill Clin­­ton reprend son souffle. Après en avoir fini avec une liste de remer­­cie­­ments aussi longue que le tapis rouge qu’il vient de fouler, le président améri­­cain s’adresse au monde. « Aujourd’­­hui, nous appre­­nons le langage avec lequel Dieu a créé la vie », lance-t-il, empha­­tique, à un parterre de scien­­ti­­fiques et de jour­­na­­listes rassem­­blés dans l’aile est de la Maison-Blanche. Ce 26 juin 2000, depuis un pupitre, Bill célèbre le premier séquençage du génome humain. En réalité, il ne s’agit que d’une ébauche, mais elle laisse entre­­voir des promesses en cascade. Nous voici donc capables de comprendre l’or­­don­­nan­­ce­­ment profond des choses et, demain, d’ar­­ti­­cu­­ler nos propres mots comme un enfant répète ce qu’il entend. Autre­­ment dit, de maîtri­­ser le code de la Créa­­tion. Il n’en faut guère plus pour que certains se prennent pour Dieu le père. Mise au point à la fin des années 1970, la tech­­nique du séquençage permet de lire la succes­­sion de lettres consti­­tuant le génome (ou ADN) : A, T, G et C pour adénine, thymine, guanine et cyto­­sine. Ces molé­­cules sont à la base du vivant. Si Clin­­ton mani­­feste un tel enthou­­siasme, c’est qu’en­­trer dans la salle des machines humaine va donner aux méde­­cins de nouveaux outils pour « soigner des mala­­die comme Alzhei­­mer, Parkin­­son, le diabète ou le cancer en s’at­­taquant à leurs racines géné­­tiques ». Mais pas seule­­ment. En labo­­ra­­toire, quelques appren­­tis démiurges sélec­­tionnent déjà des gènes pour leurs proprié­­tés, les faisant passer de plante à plante ou d’un animal à l’autre. Une souris a atteint la taille d’un rat dès 1982 par l’en­­tre­­mise de ce procédé.


Trente ans plus tard, la clinique de Mayo, dans le Minne­­sota, parve­­nait à donner un aspect fluo­­res­cent à une portée de chatons en les dotant de gènes de méduses. Une piste, disait-on, pour soigner leurs maîtres. En auront-il seule­­ment besoin ? Les prophètes de l’im­­mor­­ta­­lité se sont vite empa­­rés du procédé pour garan­­tir « la mort de la mort ». Dans le livre qui porte ce titre, paru en 2011, le Français Laurent Alexandre ramasse vingt ans de recherches en biolo­­gie autour d’une grande idée : l’éter­­nité n’est plus très loin. Pour l’at­­teindre, il suffit de corri­­ger la déré­­lic­­tion des gènes respon­­sables du vieillis­­se­­ment, c’est-à-dire de neutra­­li­­ser le fossoyeur que n’im­­porte qui porte en soi. Aidées par la « nano-méde­­cine répa­­ra­­trice » et « l’hy­­bri­­da­­tion entre l’homme et la machine », ces théra­­pies géniques soulèvent un espoir : « L’es­­pé­­rance de vie doublera au cours du siècle », affirme Alexandre. Si bien que « la ques­­tion n’est plus de savoir si la bataille contre la mort sera victo­­rieuse ou non, mais quels seront les dégâts colla­­té­­raux de cette victoire sur la défi­­ni­­tion de notre huma­­nité ». On peut y voir une audace. Seule­­ment, il a pour lui des indices en pagaille.

Craig Venter
Crédit : Andrew Harrer

Dans ses travaux, le fonda­­teur de Doctis­­simo cite les expé­­riences de Craig Venter, un biolo­­giste qui se targue d’avoir conçu une cellule arti­­fi­­cielle. « Pour la première fois, une forme vivante fonc­­tionne avec un programme géné­­tique conçu sur ordi­­na­­teur puis construit chimique­­ment en éprou­­vette, et n’est plus le produit erra­­tique de la sélec­­tion darwi­­nienne », note Alexandre entre autres résul­­tats tout aussi fasci­­nants. En une petite décen­­nie, le séquençage du génome a ouvert de multiples champs de recherches. Les initia­­tives se sont répan­­dues à la manière d’une cellule en pleine divi­­sion, faisant passer le discours de Clin­­ton pour un vieux fossile. Ce 26 juin 2000, Craig Venter est assis à droite du président. Il l’écoute se faire le messa­­ger du progrès et rendre un juge­­ment de Salo­­mon. Alors que l’Unesco vient d’in­­té­­grer le génome humain au sein du patri­­moine de l’hu­­ma­­nité pour éviter son acca­­pa­­re­­ment, le loca­­taire de la Maison-Blanche siffle la fin d’un match long de deux ans.

En 1998, Venter s’était lancé dans le séquençage du génome en fondant la société privée Celera. Un compé­­ti­­teur pour le Natio­­nal Insti­­tute of Health, un orga­­nisme public améri­­cain dirigé par Fran­­cis Collins, que Clin­­ton s’em­­presse de neutra­­li­­ser. Lors de son discours, Collins est Venter sont tous deux présents pour rece­­voir les lauriers. Mais le second a une idée en tête. Deux ans plus tard, il quitte le Celera pour fonder un insti­­tut à son nom dont l’objec­­tif est de créer un orga­­nisme in vitro. Y prennent forme un chro­­mo­­some arti­­fi­­ciel dès 2007, puis une cellule en 2010. À mesure qu’il affine sa méthode, Venter croise de plus en plus biolo­­gie et infor­­ma­­tique. Désor­­mais, il imagine un code géné­­tique sur ordi­­na­­teur, l’im­­prime à l’aide des éléments chimiques néces­­saires puis l’in­­cor­­pore à une cellule. Sa tech­­nique séduit d’autres cher­­cheurs qui déclarent « hacker le génome ».

Tran­­shu­­ma­­nisme

Le parcours d’Au­­brey de Grey montre à quel niveau d’en­­che­­vê­­tre­­ment les deux disci­­plines en sont aujourd’­­hui. Ingé­­nieur de forma­­tion, ce Britan­­nique de 53 ans à la longue barbe grise a été initié à la biolo­­gie par son ex-femme avant d’avoir une révé­­la­­tion en 2000. « Lors d’une confé­­rence à Los Angeles, j’ai soudain réalisé qu’il y avait des voies promet­­teuses pour trai­­ter les dommages causés par le vieillis­­se­­ment », confie-t-il. Dès lors, il s’em­­ploie à traduire le fonc­­tion­­ne­­ment du corps en termes tech­­niques. « Les cellules sont des machines dont les petits compo­­sants remplissent des fonc­­tions complexes. Elles se dégradent et cela affecte leur envi­­ron­­ne­­ment. D’autres fonc­­tions cellu­­laires soignent une grande majo­­rité de ces dégâts mais pas tous. C’est vrai­­ment comme quand une voiture prend de l’âge. » À ceci près que nous n’avons pas forcé­­ment les pièces en réserve. Dans La Sculp­­ture du vivant. Le suicide cellu­­laire ou la mort créa­­trice, le méde­­cin français Jean-Claude Amei­­sen fait valoir que les bons et les mauvais gènes sont souvent les mêmes mais à des moments diffé­­rents de l’évo­­lu­­tion, et que le suicide cellu­­laire est néces­­saire à la vie.

Aubrey de Grey
Crédit : Tim E. White

Au lieu de les rempla­­cer, la cher­­cheuse améri­­caine Cynthia Kenyon leur applique donc une muta­­tion. Résul­­tat, elle a triom­­pha­­le­­ment annoncé avoir doublé l’es­­pé­­rance de vie d’un minus­­cule ver baptisé C elegans en 2011. Mais d’autres solu­­tions sont aussi éprou­­vées. « Certaines molé­­cules peuvent influen­­cer les cellules », indique le biolo­­giste de Seat­tle Matt Kaeber­­lein. Deux ans plus tôt, un consor­­tium issu du Natio­­nal Insti­­tute of Aging a prolongé l’es­­pé­­rance de vie d’une souris de 9 à 14 % à l’aide de la rapa­­my­­cine, une molé­­cule recueillie sur la loin­­taine île de Pâques. De son côté, la clinique de Mayo pointe le rôle exercé par un certain type de cellules, dites sénes­­centes, dans le vieillis­­se­­ment. Purgée de celles-ci deux fois par semaine, une souris présente une santé osten­­si­­ble­­ment meilleure que ses congé­­nères, selon les résul­­tats publiés en février 2016 dans la revue Nature. « En vieillis­­sant, ces cellules sénes­­centes s’ac­­cu­­mulent et parti­­cipent à la dégé­­né­­res­­cence de nos tissus », explique Kaeber­­lein. « Nous pouvons poten­­tiel­­le­­ment les régé­­né­­rer en neutra­­li­­sant ces cellules. »

La start-up cali­­for­­nienne Unity Biote­ch­­no­­logy parie sur cette méthode pour inven­­ter de nouveaux trai­­te­­ments. C’est sur l’éla­­bo­­ra­­tion de tels trai­­te­­ments que travaille Aubrey de Grey. Le géron­­to­­logue récuse le terme d’im­­mor­­ta­­lité, une vue de l’es­­prit erro­­née selon lui. Si ses recherches abou­­tissent, il sera toujours possible à l’être humain de trou­­ver la mort au coin de la rue. Il ne se propose d’éra­­diquer qu’une seule des causes de la morta­­lité : le vieillis­­se­­ment. Aubrey de Grey pense ainsi que l’homme qui vivra 1 000 ans est déjà de ce monde. Il convoque encore la méca­­nique afin de décrire ces théra­­pies régé­­né­­ra­­trices. « Étant donné que le corps est une machine, ses fonc­­tions sont déter­­mi­­nées par sa struc­­ture. Donc si nous répa­­rons la struc­­ture, nous préser­­ve­­rons aussi toutes les fonc­­tions, tant mentales que physiques. » Cela dit, cette struc­­ture diffère de celle des animaux. « Le travail de Cynthia Kenyon n’est pas très promet­­teur pour l’hu­­main car il implique l’ac­­ti­­va­­tion de voies géné­­tiques qui fonc­­tionnent diffé­­rem­­ment chez des espèces vivant long­­temps. Un vrai rajeu­­nis­­se­­ment ne peut pas fonc­­tion­­ner en acti­­vant des voies déjà exis­­tantes. Nous devons “augmen­­ter” le corps avec de nouvelles fonc­­tions, avec des nouveaux gènes qui produisent des enzymes capables de détruire les déchets par exemple. » Pour l’heure, les recherches se portent sur des gènes présents dans d’autres espèces comme certaines bacté­­ries. Mais « il est possible que l’in­­tel­­li­­gence arti­­fi­­cielle nous permette de nous redes­­si­­ner », avance De Grey. Le magnat de la tech russe Dmitry Istkov ne s’em­­bar­­rasse pas de précau­­tions. « Dans trente ans, nous pour­­rons vivre éter­­nel­­le­­ment », plas­­tronne-t-il fière­­ment depuis 2011 et le lance­­ment d’Ini­­tia­­tive 2045. Toute son éner­­gie et sa fortune sont concen­­trées sur la créa­­tion d’un robot contrô­­lable avec une inter­­­face neuro­­nale directe, qui servira de récep­­tacle à un cerveau humain. « C’est très diffi­­cile, mais c’est possible », affirme le neuros­­cien­­ti­­fique Randal Koene, chargé de coor­­don­­ner Initia­­tive 2045. Une idée inspi­­rée par les expé­­riences du cher­­cheur britan­­nique Kevin Warwick,qui a réussi à faire fonc­­tion­­ner un robot dont le cortex contient des neurones de rats dès 2008.

Ray Kurz­­weil

« Nous allons deve­­nir de plus en plus non-biolo­­giques, jusqu’à ce que la machine puisse comprendre et contrô­­ler la partie biolo­­gique », lance le futu­­ro­­logue Ray Kurz­­weil sans ciller. « Nous aurons égale­­ment des corps non-biolo­­giques. » Depuis 2012, cet ancien ingé­­nieur du MIT fait de la pros­­pec­­tive en intel­­li­­gence arti­­fi­­cielle pour Google. Cette « huma­­nité 2.0 », argue-t-il, se déve­­lop­­pera par l’in­­tro­­duc­­tion de nano-tech­­no­­lo­­gies dans le corps humain à doses homéo­­pa­­thiques avant de le subju­­guer. Effrayant ? Le fonda­­teur du Parti trans­­hu­­ma­­niste améri­­cain, Zoltan Istvan, signe tout de suite. Ex-jour­­na­­liste de Los Angeles, il s’est fait connaître en publiant de nombreux articles sur le sujet. Il sera candi­­dat au poste de gouver­­neur de Cali­­for­­nie en 2018. Nous devons « faire tout ce qui est en notre pouvoir pour donner aux incroyables scien­­ti­­fiques et tech­­no­­logues améri­­cains les ressources néces­­saires pour vaincre la mort et le vieillis­­se­­ment humain dans les quinze ou vingt prochaines années – un objec­­tif attei­­gnable d’après un nombre crois­­sant de scien­­ti­­fiques renom­­més », plaide-t-il. Les ressources, juste­­ment, abondent. « Nous voyons la méde­­cine régé­­né­­ra­­trice comme un des domaines les plus convain­­cants pour les inves­­tis­­se­­ments en capi­­tal risque », énonçait un rapport de Gold­­mann Sachs en 2016. À l’au­­tomne dernier, de nombreux milliar­­daires parmi lesquels se trou­­vaient le patron d’Ama­­zon Jeff Bezos, sont venus mettre au pot d’Unity Biote­ch­­no­­logy. Le groupe de San Diego Samu­­med est pour a part valo­­risé à 12 milliards de dollars. Quant à la filiale de Google, Calico, elle béné­­fi­­cie d’une enve­­loppe d’1,5 milliard de dollars pour combattre la mort. Il lui était donc assez facile de faire un pont d’or à Cynthia Kenyon pour la débau­­cher en 2014. ZeroCa­­ter a moins de moyen mais pas mois d’am­­bi­­tions. « Le fait que nous pouvons vivre pour toujours est évident. Cela ne viole aucune loi de la physique, donc nous y arri­­ve­­rons », prédit avec aplomb son patron de 33 ans, Arram Sabeti.

La souris immor­­telle

En juin 2016, Craig Venter a annoncé lever 100 millions de dollars pour le lance­­ment du projet HPG-Write, voué à faire une synthèse du génome humain en labo­­ra­­toire. Il s’agit de répé­­ter l’ex­­pé­­rience de 2010 au cours de laquelle le scien­­ti­­fique avait créé un orga­­nisme de façon synthé­­tique, mais en prenant pour modèle l’homme. Théo­­rique­­ment, ce procédé pour­­rait permettre de donner nais­­sance à un homme in vitro. « La synthèse d’un génome entier, ou d’un orga­­nisme entier va au-delà des capa­­cité scien­­ti­­fiques actuelles et soulève immé­­dia­­te­­ment de nombreuses ques­­tions éthiques et philo­­so­­phiques », a réagi son vieux rival, Fran­­cis Collins. Mais Venter ne veut pas donner nais­­sance, juste trou­­ver de nouveaux trai­­te­­ments. En janvier 2017, les cher­­cheurs de l’ins­­ti­­tut Silk devaient aussi se défendre d’avoir d’autres ambi­­tions que le soin. Leur croi­­se­­ment de cellules d’hommes et de cochons dans un embryon était alors très critiquée. « Le but ultime est de culti­­ver des tissus ou des organes humains (pancréas, foie, cœur…) chez des animaux comme des truies qui pour­­ront être gref­­fés sans rejet, mais nous en sommes encore loin », a justi­­fié l’un des scien­­ti­­fiques, Juan Carlos Izpi­­sua Belmonte. En atten­­dant, le chirur­­gien améri­­cain Anthony Atala propose d’im­­pri­­mer des organes en 3D à partir d’échan­­tillons de tissus afin qu’ils puissent être trans­­plan­­tés. Une tech­­nique au stade embryon­­naire dont la société Orga­­novo s’est fait une spécia­­lité. « Nous avons déjà réussi à impri­­mer des tissus de rein, de foie, de poumon, d’os, de vais­­seaux sanguins, de cœur et de peau », explique son vice-président, Mike Renard. Personne ne trouve à y redire. Car comment s’op­­po­­ser à des greffes poten­­tiel­­le­­ment salva­­trices ? Mais dès qu’il s’agit de retar­­der le vieillis­­se­­ment, les réac­­tions sont tout autres remarque de Grey. « Qui est pour la mala­­ria ? » deman­­dait-il à une salle mutique en juillet 2015. lors de cette confé­­rence orga­­ni­­sée par TED, le cher­­cheur poin­­tait que « la mala­­die a un point commun avec le vieillis­­se­­ment : elle tue ! » Pour vaincre leur ennemi, la mort, le cher­­cheur propose de pour­­suivre les recherches en théra­­pies régé­­né­­ra­­trices. Les géné­­ra­­tions futures auront tout loisir de s’en servir ou non, en fonc­­tion des problèmes que cela pose, écarte-t-il. La menace de la surpo­­pu­­la­­tion est trop loin­­taine, en somme, pour pous­­ser l’homme à choi­­sir dès à présent s’il préfère conti­­nuer à mourir ou conti­­nuer à donner la vie. Quant à la crainte de stag­­na­­tion, elle ne résiste pas au futur : « En un sens oui, la mort est néces­­saire à l’évo­­lu­­tion de l’es­­pèce, mais pas pour long­­temps. L’une des tech­­no­­lo­­gies qui seront bien­­tôt dispo­­nibles (et bien sûr néces­­saires pour vaincre le vieillis­­se­­ment) est une théra­­pie géné­­tique. Ce qui signi­­fie que nous serons capable de modi­­fier la compo­­si­­tion géné­­tique de gens déjà en vie. Par consé­quent, nous évolue­­rons beau­­coup plus rapi­­de­­ment qu’a­­vant. » L’homme évoluait de géné­­ra­­tion en géné­­ra­­tion, il pour­­rait bien évoluer de gène en gène.

Ces chan­­ge­­ments poten­­tiels de la nature humaine provoquent d’autres craintes tant ils sont verti­­gi­­neux. « On suscite ainsi un imagi­­naire dési­­rable, dont on ne sait abso­­lu­­ment pas si, scien­­ti­­fique­­ment, il est viable ou même possible, et dont on n’évoque jamais les effets secon­­daires en termes d’iné­­ga­­li­­tés accrues ou d’ef­­fets psycho­­tiques désas­­treux », s’inquiète l’écri­­vain de science-fiction Alain Dama­­sio. Un genre auquel Matt Kaer­­be­­lein préfère ne pas être asso­­cié : « J’es­­saye de ne pas parler d’im­­mor­­ta­­lité car c’est de la science-fiction », balaye le cher­­cheur de Seat­tle. « Nous ne pouvons pas trai­­ter le vieillis­­se­­ment mais nous pouvons peut-être ralen­­tir le proces­­sus molé­­cu­­laire du vieillis­­se­­ment pour étendre notre espé­­rance de vie. Nous avons réussi à accroître celle d’ani­­maux de 25 à 50 % en labo­­ra­­toire. Je suis assez opti­­miste pour penser que certaines théra­­pies pratiquées sur des animaux qui ont été vali­­dées pour­­ront avoir des effets simi­­laires sur les hommes. » Mais on a encore jamais vu de souris immor­­telle.


Couver­­ture : L’Im­­mor­­ta­­lité devançant le Temps, de Georges Réci­­pon. (graphisme, Ulyces)


 

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