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À trois semaines de leurs primaires, les Démocrates cherchent avec inquiétude la personne qui sera la ou le plus à même de battre Donald Trump en novembre.

par Servan Le Janne | 20 février 2020

Sous les projec­­teurs du Paris Thea­­ter de Las Vegas, au Nevada, Michael Bloom­­berg cligne froi­­de­­ment les yeux avec le visage impas­­sible d’un vieux lézard. Cram­­ponné à son pupitre, le milliar­­daire essuie les critiques de ses concur­­rents à la primaire démo­­crate pour l’élec­­tion prési­­den­­tielle améri­­caine sans réagir. Ce mercredi 19 février, pour leur neuvième débat, Bernie Sanders, Pete Butti­­gieg, Eliza­­beth Warren, Joe Biden et Amy Klobu­­char croisent pour la première fois le fer avec Blom­­berg. Et ils lui ont réservé un accueil peu amène.

« J’ai­­me­­rais parler de celui contre qui nous nous présen­­tons », lance la séna­­trice du Massa­­chu­­setts Eliza­­beth Warren dans son tailleur violet. « Un milliar­­daire qui traite les femmes de grosses salopes et de lesbiennes au visage cheva­­lin. Non je ne parle pas de Donald Trump, je parle de Bloom­­berg. » En tant que maire de New York, de 2002 à 2013, ce même Bloom­­berg a initié une poli­­tique d’in­­ter­­pel­­la­­tions et de fouilles arbi­­traires qui a violé les droits consti­­tu­­tion­­nels des mino­­ri­­tés, rappelle l’an­­cien vice-président Joe Biden, appuyé par le séna­­teur du Vermont Bernie Sanders. Lequel est renvoyé dos à dos avec Bloom­­berg par Pete Butti­­gieg, qui les voit comme deux figures trop pola­­ri­­santes pour repré­­sen­­ter le parti.

Arrivé en tête de la primaire dans l’Iowa, au coude à coude avec Bernie Sanders, cet ex-maire de South Bend, dans l’In­­diana, est la révé­­la­­tion de la campagne. Mardi 11 février, les résul­­tats dans le New Hamp­­shire ont placé cet homme de 38 ans deuxième avec 24 %, derrière le doyen Sanders, 40 ans de plus. Amy Klobu­­char était troi­­sième (20 %), Eliza­­beth Warren quatrième (9 %) et Joe Biden poin­­tait à une piteuse cinquième place (8 %), lui a long­­temps été dési­­gné favori par les sondages. Depuis, Michael Bloom­­berg est entré en course avec la réus­­site que l’on sait.

Si le doute est permis quant à sa capa­­cité à rebattre les cartes de la primaire, les autres candi­­dats ont encore bien des atouts à faire valoir.

L’ombre du Président

Une lumière crue vient taper la paume de Bernie Sanders. Devant les camé­­ras de télé­­vi­­sion de CNN, ce mardi 14 janvier 2020, le séna­­teur du Vermont a tendu la main droite vers Eliza­­beth Warren, mais sa concur­­rente à la primaire Démo­­crate refuse obsti­­né­­ment de la saisir, la lais­­sant lamen­­ta­­ble­­ment suspen­­due dans le vide entre deux pupitres. « Vous m’avez trai­­tée de menteuse à la télé­­vi­­sion ? » lance le séna­­trice du Massa­­chu­­setts, passa­­ble­­ment irri­­tée, alors que Sanders ramasse ses doigts.

Pendant ce septième débat voué à trou­­ver un adver­­saire à Donald Trump, en vue de l’élec­­tion prési­­den­­tielle améri­­caine de novembre 2020, leurs versions se sont entre­­choquées, au point d’éclip­­ser les échanges entre les autres candi­­dats, l’ex-vice président Joe Biden, la séna­­trice du Minnes­­sota Amy Klobu­­char, le milliar­­daire Tom Steyer et l’an­­cien de maire de South Bend (Indiana) Pete Butti­­gieg. Ils étaient rassem­­blés à l’uni­­ver­­sité Drake de Des Moines, dans l’Iowa, et regar­­dés par 7,3 millions de personnes.

Plus tôt, au cours des débats,  la jour­­na­­liste du Washing­­ton Post Abby Phil­­lip a inter­­­rogé Sanders sur une infor­­ma­­tion publiée par CNN la veille : « En 2018, vous lui avez dit que vous ne pensiez pas qu’une femme pouvait gagner l’élec­­tion », a-t-elle lancé. « Eh bien en fait, je n’ai jamais dit ça », a rétorqué Sanders. « Et je ne veux pas gaspiller trop de temps à en parler car c’est ce que Donald Trump et peut-être certains médias veulent. » Après avoir invité le public à regar­­der des vidéos vieilles d’il y a 30 ans, dans lesquelles il évoque favo­­ra­­ble­­ment la pers­­pec­­tive de voir une femme à la Maison-Blanche, le septua­­gé­­naire apporte une préci­­sion. « Si une femme ou un homme à mes côtés remporte la primaire – j’es­­père que ce ne sera pas le cas, j’es­­père que ce sera moi –, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’ils battent le président le plus dange­­reux de l’his­­toire de notre pays. »

Crédits : CNN

À trois semaines de la première manche des primaires Démo­­crates, dans l’Iowa, l’ombre de Donald Trump plane sur chaque événe­­ment orga­­nisé par la gauche améri­­caine. Dimanche 12 janvier, le Président a réagi à un sondage plaçant Sanders en tête dans cet État rural du midwest, juste devant Xarren, Biden et Butti­­gieg : « Wow, Bernie Sanders le fou monte dans les sondages, [il est] en bonne place contre ses oppo­­sants du parti de l’inac­­tion », a-t-il tweeté. « Qu’est-ce que ça veut dire ? Restez à l’écoute. » À quoi Sanders a répondu : « Ça veut dire que vous allez perdre. » Le lende­­main, Trump a moqué sa riva­­lité avec Eliza­­beth Warren et a annoncé qu’il se dépla­­ce­­rait à Des Moines, dans l’Iowa, quatre jours avant la tenue du premier vote de la primaire.

Au niveau natio­­nal, un sondage Reuters/Ipsos publié le 16 janvier 2020 place pour la première fois le favori, Joe Biden (19 %), juste derrière Bernie Sanders (20 %), tandis qu’E­­li­­za­­beth Warren arrive troi­­sième (12 %). Selon une étude publiée par l’ins­­ti­­tut Gallup en novembre, six Démo­­crates sont prêts à dési­­gner un·e candi­­dat·e dont ils ne partagent pas leurs opinions sur des sujets clés, pourvu qu’il ou elle soit le ou la mieux placé·e pour battre Donald Trump. C’est donc tout l’enjeu de ces primaires : choi­­sir la personne la plus en mesure d’ob­­te­­nir l’al­­ter­­nance. « Du côté des élec­­teurs, la ques­­tion fonda­­men­­tale est de savoir qui peut battre Trump, ça compte bien plus que la person­­na­­lité ou le posi­­tion­­ne­­ment des candi­­dats », confirme Nicole Bacha­­ran, histo­­rienne spécia­­liste de la poli­­tique améri­­caine.

Chacun en conve­­nait lors du précé­dent débat, orga­­nisé le 19 décembre à Los Angeles. « Parlons de la manière de gagner une élec­­tion puisque c’est ce que tout le monde veut ici », décla­­rait Sanders, plai­­dant pour un agenda progres­­siste, ancré à gauche. Proche de ses posi­­tions sur l’échiquier, Eliza­­beth Warren a mis en avant la lutte contre la corrup­­tion, tandis que les centristes Joe Biden, Amy Klobu­­char et Pete Butti­­gieg faisaient vœu de prag­­ma­­tisme.

« Nous avons tous de grands programmes progres­­sistes, la ques­­tion est de savoir qui peut les appliquer », affir­­mait Biden. « Qui a la meilleure chance, la plus grande proba­­bi­­lité de battre Donald Trump ? » Pour la séna­­trice Amy Klobu­­char, « il est très impor­­tant de choi­­sir le bon candi­­dat. Cette primaire peut être rame­­née à quelques ques­­tions simples : qui a les meilleures idées, la meilleure expé­­rience ? Et surtout, qui peut battre Donald Trump et comment va-t-il le faire ? » Mais vu le nombre de candi­­dats, ces ques­­tions simples n’ont pas de réponses simples. Elles réclament de passer en revue les forces en présence.

La frac­­ture

Alors que les candi­­dats à la primaires se saluent, Eliza­­beth Warren glisse quelques mots, couverts par les applau­­dis­­se­­ments du public. Sur la retrans­­mis­­sion diffu­­sée en direct, ce mardi 14 janvier 2020, personne ne l’en­­tend donc se plaindre d’avoir été trai­­tée de menteuse par Bernie Sanders. Mais les micros sont encore ouverts et, après l’avoir vue refu­­ser une poignée de main, les médias améri­­cains parviennent à obte­­nir le son. « Ne faisons pas ça main­­te­­nant », écarte Bernie Sanders. « Nous aurons cette discus­­sion. Vous m’avez traité de m… Vous m’avez dit… OK, ne faisons pas ça main­­te­­nant. »

D’après un article de CNN paru la veille, Bernie Sanders a rencon­­tré Eliza­­beth Warren chez elle, à Washing­­ton, en décembre 2018. À cette époque, seule­­ment trois personnes avaient annoncé leur candi­­da­­ture aux primaires Démo­­crates : le repré­­sen­­tant du Mary­­land John Dela­­ney, l’en­­tre­­pre­­neur Andrew Yang et le séna­­teur de Virgi­­nie-Occi­­den­­tale Richard Ojeda. Mais Warren et Sanders étaient sur le point de se lancer dans la course à leur tour. La première aurait alors fait valoir ses compé­­tences en écono­­mie et sa capa­­cité à rallier le vote des femmes. À en croire quatre sources citées par CNN, le second lui aurait rétorqué qu’une femme ne peut pas gagner. « Je pensais qu’une femme pouvait gagner, il n’était pas d’ac­­cord », se souvient Warren.

« Il est ridi­­cule de croire qu’à la réunion où Eliza­­beth Warren me disait qu’elle voulait se présen­­ter à l’élec­­tion prési­­den­­tielle, je lui aurais dit qu’une femme ne pouvait pas gagner », conteste le séna­­teur du Vermont. « C’est triste qu’à trois jours du vote dans l’Iowa, et un an après cette conver­­sa­­tion privée, des membres du staff qui n’étaient pas dans la pièce mentent sur ce qui s’est passé. Ce que j’ai dit ce soir-là, c’est que Donald Trump est sexiste, raciste et un menteur qui utili­­se­­rait tout ce qu’il peut. Est-ce que je crois qu’une femme peut gagner en 2020 ? Bien sûr ! Après tout, Hillary Clin­­ton a battu Donald Trump de trois millions de voix en 2016. »

Crédits : Marc Nozell

Seule­­ment, le système élec­­to­­ral améri­­cain est ainsi fait que le président élu n’est pas celui ou celle qui recueille le plus de suffrages, mais celui ou celle qui ravit une majo­­rité d’États. S’il avait été dési­­gné par le parti Démo­­crate pour affron­­ter Trump en 2016, Bernie Sanders aurait d’ailleurs pu l’em­­por­­ter là où Clin­­ton a échoué. « Dans tous les grands sondages natio­­naux réali­­sés depuis six semaines, nous battons Trump, souvent de loin et toujours avec une plus grande marge que Clin­­ton », décla­­rait à ce propos Sanders au prin­­temps 2016. Une étude comman­­dée par le New York Times le mettait ainsi 15 points devant Trump.

Après le scru­­tin, ses parti­­sans ont alors repro­­ché à Clin­­ton de s’être incli­­née là où Sanders aurait gagné. De son côté, l’ex-secré­­taire d’État de Barack Obama a repro­­ché au séna­­teur socia­­liste d’avoir joué un rôle dans son échec. « Certains de ses suppor­­ters, qui se faisaient appe­­ler les Bernie Bros, harce­­laient mes soutiens en ligne. C’était moche et même un peu sexiste », a-t-elle écrit dans le livre What Happe­­ned, paru en septembre 2017. « Quand j’ai fina­­le­­ment mis au défi Bernie de citer une seule fois où j’avais changé de posi­­tion à cause d’une contri­­bu­­tion finan­­cière, il n’a rien su dire. Toute­­fois, ses attaques ont causé des dommages durables, rendant plus diffi­­cile l’union des progres­­sistes à l’élec­­tion et ouvrant la voie à la campagne “Clin­­ton l’es­­croc” de Trump. »

Cette aigreur ne s’est pas dissi­­pée. À en croire l’an­­cien conseiller de Bill Clin­­ton, Dick Morris, la forma­­tion poli­­tique est même hantée par la frac­­ture entre le pôle centriste et le pôle de gauche. « Le parti pris pro-Hillary du comité Démo­­crate qui subor­­donne les ques­­tions écono­­miques aux sujets sociaux sera la frac­­ture qui divi­­sera le parti pendant la prochaine décen­­nie », juge-t-il. S’il conti­­nue de struc­­tu­­rer les débats entre les candi­­dats aux primaires pour la prési­­den­­tielle de 2020, ce schisme est désor­­mais accom­­pa­­gné de nombreuses petites diver­­gences.

Trio gagnant

Bernie Sanders ne veut pas « gaspiller trop de temps » à nier les accu­­sa­­tions d’Eli­­za­­beth Warren, mais il tient malgré tout à montrer combien elles lui sont insup­­por­­tables. Des vidéos sur YouTube le montrent, se récrie-t-il ce mardi 14 janvier 2020 devant les camé­­ras de CNN. Et « en 2015, je m’en suis remis à la séna­­trice Warren », raconte-t-il. « Il y avait un mouve­­ment pour qu’elle soit candi­­date à la prési­­dence. Et vous savez quoi, je me suis mis en retrait. Elle a fina­­le­­ment décidé de ne pas parti­­ci­­per et je me suis lancé dans la course après. »

Première femme élue séna­­trice du Massa­­chu­­setts en 2012, Eliza­­beth Warren se fait connaître pour son combat contre les dérives finan­­cières. Un an plus tard, elle suggère d’of­­frir le taux d’in­­té­­rêt réduit des banquiers (0,75 %) aux étudiants. Sanders applau­­dit : « Le seul défaut de cette loi, c’est qu’E­­li­­za­­beth Warren y a pensé et pas moi », déclare-t-il. Joe Biden est moins enthou­­siaste. Alors qu’il n’était pas encore vice-président de Barack Obama, cet ancien séna­­teur du Dela­­ware a voté, en 2005, en faveur d’une loi portée par des Répu­­bli­­cains, reti­­rant les protec­­tions contre la faillite qui accom­­pa­­gnaient les prêts étudiants. Ils sont aujourd’­­hui 45 millions à être endet­­tés à une hauteur globale d’1,5 billion de dollars, et Biden « promet de régler un problème qu’il a en partie créé », tacle Ed Pill­­king­­ton, corres­­pon­­dant du Guar­­dian aux États-Unis.

Lorsqu’E­­li­­za­­beth Warren est allée jusqu’à propo­­ser de passer l’éponge sur une partie de la dette des étudiants, en août 2019, elle a rejoint sur ce point Bernie Sanders et un ancien candi­­dat à la primaire qui ne parti­­ci­­pait pas au débat de Des Moines, Michael Bloom­­berg. Car l’an­­cien maire de New York, qui possède une fortune esti­­mée à 60 milliards de dollars, refuse les dons pour sa campagne. Or, pour parti­­ci­­per au débat de la primaire, il faut réunir 5 % d’in­­ten­­tion de vote au dernier sondage du comité Démo­­crate – ou 7 % à deux enquêtes précé­­dentes – et avoir plus de 225 000 donneurs. Cela exclue égale­­ment l’en­­tre­­pre­­neur Andrew Yang (qui s’est retiré de la course), la repré­­sen­­tante de Hawaï Tulsi Gabbard, l’an­­cien gouver­­neur du Massa­­chu­­setts Deval Patrick, l’ex-entre­­pre­­neur John Dela­­ney (qui a aussi renoncé) et le séna­­teur du Colo­­rado Michael Bennet. Mais aucun n’a véri­­ta­­ble­­ment de chance d’être dési­­gné, à la diffé­­rence de Michael Bloom­­berg.

Crédits : Michael Stokes

Une enquête publié en janvier 2020 le crédite de 6,6 % d’in­­ten­­tions de vote. À la faveur d’une fortune esti­­mée à 60 milliards de dollars, il a lancé une vaste campagne de publi­­cité pour sa candi­­da­­ture qui lui a permis de progres­­ser dans les sondages. « Ce person­­nage de grand finan­­cier n’a pas telle­­ment bonne presse côté Démo­­crate », remarque Nicole Bacha­­ran. Quant à l’homme placé juste devant lui, Pete Butti­­gieg, il repré­­sente pour l’heure une surprise. Rela­­ti­­ve­­ment méconnu avant de se lancer dans la bataille, cet ancien membre de la Navy de 37 ans, ouver­­te­­ment homo­­sexuel, se situe à la droite du parti Démo­­crate, plai­­dant notam­­ment en faveur d’un finan­­ce­­ment en partie privé de l’as­­su­­rance-santé. Un article publié le 16 janvier 2020 par The Inter­­cept lui attri­­bue une dépense de 20 000 dollars dans le contro­­versé site d’Ama­­zon, Mturk, qui permet de faire travailler des spécia­­listes du numé­­rique à bas coût.

La séna­­trice Amy Klobu­­char part aussi avec un handi­­cap, un article de BuzzFeed paru en février 2019 poin­­tant son compor­­te­­ment abusif, voire humi­­liant, avec des membres de son staff. Le milliar­­daire cali­­for­­nien Tom Steyer étant aussi hors course, l’in­­ves­­ti­­ture devrait se jouer entre Bernie Sanders, Joe Biden et Eliza­­beth Warren. Le premier bat Trump dans 52 enquêtes sur 54, d’après l’ins­­ti­­tut RealC­­learPo­­li­­tics et serait capable de ravir trois États clés (histo­­rique­­ment dispu­­tés entre Démo­­crates et Répu­­bli­­cains), à savoir le Michi­­gan, la Penn­­syl­­va­­nie et le Wiscon­­sin, tandis que Trump rempor­­te­­rait la Floride, l’Ari­­zona et la Caro­­line du Nord. Biden pour­­rait de son côté obte­­nir la majo­­rité en Floride et Arizona mais pas dans le Michi­­gan. Fin septembre, il n’avait que 9 millions de dollars de dona­­tions contre 33,8 millions pour Sanders, 25,7 millions pour Warren et 23,4 millions pour Butti­­gieg, ce qui le place en avance par rapport à la récolte de Barack Obama en 2008.

Pour Nicole Bacha­­ran, Sanders et Warren sont toute­­fois « trop à gauche pour une partie de l’élec­­to­­rat Démo­­crate, et encore plus pour des Répu­­bli­­cains ». Les sala­­riés dispo­­sant d’une couver­­ture mala­­die grâce à leur entre­­prise accep­­te­­ront-ils le système de santé univer­­sel imaginé par les deux candi­­dats ? Rien n’est moins sûr, vues les diffi­­cul­­tés rencon­­trées par l’Oba­­ma­­care, cette réforme de la protec­­tion sociale qui a tant patiné en 2010. Même si Biden « gaffe énor­­mé­­ment », pointe Bacha­­ran, il appa­­raît moins tech­­no­­cra­­tique que Warren, et moins instable que Sanders, victime d’une crise cardiaque en octobre 2019.

Après la première manche des primaires, prévue le 3 février dans l’Iowa, les candi­­dats parti­­ci­­pe­­ront à de nouveaux débats, le 7 février dans le New Hamp­­shire, le 19 février au Nevada et le 25 février en Caro­­line du Sud. « Les choses se préci­­se­­ront à ce moment-là », juge Bacha­­ran. Ils auront l’oc­­ca­­sion de faire valoir ces argu­­ments, mais surtout de tenter d’en­­clen­­cher une dyna­­mique de nature à renver­­ser Donald Trump.


Couver­­ture : CNN


 

 

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