Les Estoniens ne rigolent pas avec la balançoire. Gamins, assis sur nos balançoires, on a tous rêvé de faire des tours complets et des figures qui laisseraient l’audience bouche bée. En Estonie, ils ont réalisé ce rêve et ça s’appelle le kiiking – un sport extrême à base de balançoire. Inventé dans les années 1990, il a des racines profondément ancrées dans la culture estonienne. « Les balançoires en bois sont typiques de la culture estonienne », explique Raili Laansalu, qui s’exerce au kiiking depuis ses huit ans. Sa famille a lancé le site Kiiking.com, la référence nationale en la matière. « Durant les fêtes de villages, les gens se rassemblent autour des balançoires et font des concours. » Faire le tour complet de ces balançoires traditionnelles est possible, mais périlleux. C’est en 1993 qu’un Estonien du nom d’Ado Kosk a créé la structure qui permettrait le développement dans la foulée du kiiking (la contraction de kiik et swinging, les mots estonien et anglais pour « balançoire »). 
