Des archéologues découvrent un bijou vieux de 30 000 ans en Indonésie
En 2014, une équipe d’archéologues australiens présentait au monde les peintures de la grotte de Sulawesi, en Indonésie, comme candidates au prix de plus ancien art rupestre jamais découvert. Elles ont été laissées sur la roche il y a 40 000 ans, selon leurs estimations. Trois ans plus tard, non loin d’un dessin de babiroussa – une sorte de porc à défenses qui pullule encore de nos jours sur l’île –, ils ont trouvé une dent de l’animal percée, de manière à ce qu’elle puisse être portée en pendentif. Un bijou vieux de 22 000 à 30 000 ans, jugent-ils. Si plusieurs centaines de témoignages de la créativité humaine de l’époque avaient déjà été collectés en Europe, cette découverte révélée dimanche 2 avril est une des premières sur le continent asiatique. « Nous avons creusé dans cette grotte de calcaire parce que c’était le seul site qui semblait avoir échappé aux ravages de l’érosion et épargné par les fermiers locaux creusant la terre des grottes riches en guano pour l’utiliser comme engrais », explique le professeur Adam Brumm. Les vestiges qui s’y trouvent laissent penser que les habitants de l’île conféraient un pouvoir symbolique aux animaux. « Cela montre la capacité d’adaptation à leur environnement des hommes de l’ère glaciaire », ajoute-t-il. Précisément le genre de compétences qui aurait pu leur permettre de coloniser l’Australie il y a 50 000 ans, selon lui. Et ce avec un collier bling-bling. Crédits : Griffith UniversitySource : University of New England