par Jonathan Stray | 13 décembre 2016

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Mensonges répé­­tés

Lors du premier débat entre Hillary Clin­­ton et Donald Trump, la NPR a employé une équipe de 20 jour­­na­­listes pour analy­­ser et véri­­fier les faits en temps réel. Et si un ordi­­na­­teur pouvait être à l’écoute de chaque mot prononcé par les poli­­ti­­ciens, dans les médias, pour retra­­cer la genèse et la diffu­­sion de toutes leurs contre-véri­­tés ? Full Fact, un orga­­nisme de fact-checking basé au Royaume-Uni, a récem­­ment publié un rapport exhaus­­tif indiquant que même si la véri­­fi­­ca­­tion des faits entiè­­re­­ment auto­­ma­­ti­­sée n’est pas encore d’ac­­tua­­lité, le fact-checking assisté par ordi­­na­­teur est déjà là – c’est ce que Full Fact propose. « La plupart des gens sous-estiment ou sures­­ti­ment ce qu’il est possible de faire », affirme Will Moy, direc­­teur de Full Fact. « Certaines personnes pensent qu’il s’agit d’une tech­­no­­lo­­gie compliquée qu’on ne peut pas encore utili­­ser pour l’ins­­tant, d’autres pensent que nous allons enfin béné­­fi­­cier de l’in­­tel­­li­­gence arti­­fi­­cielle et que toutes ses promesses vont s’ac­­com­­plir, ce qui n’est encore jamais arrivé. » new-template2 Moy consi­­dère la véri­­fi­­ca­­tion des faits comme un proces­­sus en quatre étapes, chacune pouvant être auto­­ma­­ti­­sée : surveiller les médias à travers une grande variété de sources ; iden­­ti­­fier les décla­­ra­­tions poten­­tiel­­le­­ment falla­­cieuses ; véri­­fier si elles le sont ; et publier les conclu­­sions. Depuis le début de l’an­­née, Full Fact a lancé en version bêta un système de surveillance qui analyse auto­­ma­­tique­­ment à la fois les comptes-rendus des sessions parle­­men­­taires et les articles tirés d’une dizaine de sites d’in­­for­­ma­­tions, pour la plupart britan­­niques, de la BBC au Guar­­dian en passant par le média conser­­va­­teur améri­­cain réputé pour ses malver­­sa­­tions de l’info Breit­­bart. Son but est de capter le cycle de vie de chaque mensonge : les obser­­ver faire surface, se propa­­ger et, si possible, dispa­­raître grâce aux efforts de Full Fact. En obser­­vant cet écosys­­tème, l’or­­ga­­ni­­sa­­tion espère peau­­fi­­ner sa stra­­té­­gie. « Notre démarche est unique par rapport à celle des autres orga­­nismes de fact-checking, car nous contac­­tons les personnes qui ont commis des erreurs et nous leur deman­­dons de les corri­­ger », dit Moy. « Nous avons par exemple contraint le Premier ministre à publier des correc­­tions offi­­cielles dans le Hansard (le registre dans lequel sont retrans­­crits les débats parle­­men­­taires), des jour­­naux à publier des correc­­tions, etc. » La plate­­forme interne de Full Fact surveille en perma­­nence, sur des sources en ligne, l’ap­­pa­­ri­­tion d’élé­­ments liés à des affaires déjà démys­­ti­­fiées, à l’aide de requêtes faites à la main. Un procédé simple mais effi­­cace. La prochaine étape, qui vali­­dera la procé­­dure, est la détec­­tion auto­­ma­­tique et la véri­­fi­­ca­­tion de fausses statis­­tiques. « La falsi­­fi­­ca­­tion de statis­­tiques est très souvent iden­­ti­­fiable : “X est en hausse” en est un exemple clas­­sique », dit Moy. C’est le genre d’in­­for­­ma­­tion qu’un ordi­­na­­teur peut iden­­ti­­fier, puis confron­­ter à des données publiques.


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Will Moy
Crédits : DR

Full Fact alimente une base de données des sources offi­­cielles pour les prin­­ci­­pales statis­­tiques et travaille avec le gouver­­ne­­ment britan­­nique pour s’as­­su­­rer que leurs données sont bien exploi­­tables par une machine. L’es­­poir est qu’un ordi­­na­­teur sera bien­­tôt en mesure de trou­­ver de lui-même la source primaire d’une falsi­­fi­­ca­­tion statis­­tique. Mais il existe toutes sortes de raisons pour lesquelles ne prendre en compte que les chiffres peut être trom­­peur. Moy évoque une hausse récente du nombre de mariages détec­­tée en Suède. Il ne s’agis­­sait pas d’une saison des amours parti­­cu­­liè­­re­­ment faste, mais de la modi­­fi­­ca­­tion par le gouver­­ne­­ment de certaines règles fiscales. Souvent, les façons de mesu­­rer évoluent au fil du temps ou diffèrent d’une région à l’autre, ce qui rend les compa­­rai­­sons directes diffi­­ciles. Les logi­­ciels qui ne savent pas inter­­­pré­­ter de tels indices en arri­­ve­­ront à des conclu­­sions erro­­nées. Obte­­nir ce genre d’ana­­lyse contex­­tuelle est un défi pour les cher­­cheurs en IA, mais ce n’est pas un problème majeur pour Full Fact car dans le cadre de leur procé­­dure, l’or­­di­­na­­teur a un véri­­fi­­ca­­teur humain. La machine affiche la phrase contes­­table en regard des données qui peuvent la réfu­­ter, et c’est à ce moment-là que le véri­­fi­­ca­­teur humain inter­­­vient. L’objec­­tif ultime de Full Fact est de chan­­ger la forme du discours public. Mais pour ce faire, il doit savoir quelles fausses infor­­ma­­tions sont le plus souvent répé­­tées, et mesu­­rer l’ef­­fet de ces inter­­­ven­­tions. « Les falsi­­fi­­ca­­tions n’ont d’im­­por­­tance que lorsqu’elles sont répé­­tées souvent, car un mensonge doit être beau­­coup répété pour se trans­­for­­mer en vérité », dit Moy. « Il sera inté­­res­­sant d’iden­­ti­­fier ces allé­­ga­­tions au fur et à mesure qu’elles conti­­nuent de se propa­­ger et de façon­­ner le débat – sans être forcé­­ment sur le devant de la scène, car c’est leur accu­­mu­­la­­tion dans le temps qui compte vrai­­ment. »

Cons­­truire un cyborg

Alors que les ordi­­na­­teurs ont trouvé un créneau en produi­­sant des articles auto­­ma­­ti­­sés à partir de données, les jour­­na­­listes utilisent déjà des logi­­ciels pour effec­­tuer des montages à partir d’images d’ar­­chives. On y entre le script, il en ressort une vidéo.

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Yotam Cohen et Zohar Dayan, les cofon­­da­­teurs

La star­­tup israé­­lienne Wibbitz s’est lancée avec l’idée de créer un « diffu­­seur person­­nel d’ac­­tus vidéo ». En 2013, elle a lancé une appli­­ca­­tion qui extrait des articles de diverses sources d’in­­for­­ma­­tion, élague le texte au bon format et lit le résul­­tat avec une voix de synthèse, le tout accom­­pa­­gné par des images qu’elle a sélec­­tion­­nées. Depuis, la société a ajouté des présen­­ta­­teurs avec des voix d’ac­­teurs et s’est concen­­trée sur les moyens à appor­­ter aux éditeurs pour les aider à produire rapi­­de­­ment leurs propres vidéos. « Ce que nous avons créé avec Wibbitz, c’est une tech­­no­­lo­­gie qui permet d’au­­to­­ma­­ti­­ser la majo­­rité du proces­­sus de produc­­tion », déclare son cofon­­da­­teur et PDG Zohar Dayan. La majo­­rité, pas l’in­­té­­gra­­lité. Wibbitz trans­­forme les articles en montages vidéo. D’abord, il crée un script en utili­­sant des tech­­niques de trai­­te­­ment du langage pour sélec­­tion­­ner les phrases clés. C’est-à-dire que l’or­­di­­na­­teur n’écrit abso­­lu­­ment rien, il retouche simple­­ment la version humaine à la bonne longueur.

Ensuite, il analyse le texte pour trou­­ver des « enti­­tés », ce qui inclut les célé­­bri­­tés et les entre­­prises, mais aussi des choses comme les compé­­ti­­tions spor­­tives ou les événe­­ments notables. Il assemble une vidéo en recher­­chant des images illus­­trant ces enti­­tés dans des banques d’images telles que Getty Images et Reuters, ou dans les propres archives du média. Ces réfé­­ren­­tiels, avec leurs images et vidéos soigneu­­se­­ment réfé­­ren­­cées, sont la source de données critique qui sous-tend l’in­­tel­­li­­gence du système. « Même les données publiques en libre accès peuvent se révé­­ler extrê­­me­­ment utiles. Si vous savez les recueillir et les analy­­ser, vous pouvez faire des choses qui n’ont jamais été possibles avant. » La produc­­tion de vidéos évolu­­tives se situe direc­­te­­ment dans l’ère du temps des médias digi­­taux. Wibbitz est l’une des quelques entre­­prises de produc­­tion vidéo assis­­tée par ordi­­na­­teur qui vendent actuel­­le­­ment aux médias, l’autre grand acteur du secteur étant Wochit.

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Dror Ginz­­berg et Ran Oz, les cofon­­da­­teurs

« Je peux inté­­gra­­le­­ment produire une vidéo de 35 à 40 secondes en sept à dix minutes » , dit Neal Coolong, rédac­­teur en chef des sites spor­­tifs de la chaîne USA Today. Il super­­­vise quatre personnes dont la tâche prin­­ci­­pale est de produire des vidéos avec Wibbitz, chacune en produi­­sant six ou sept par jour. En moyenne, ils ajoutent une vidéo dans près d’un article sur dix. Ces vidéos muettes sont conçues pour le vision­­nage sur télé­­phones mobiles ou sur réseaux sociaux, les sous-titres remplaçant la voix. Pour­­tant, la valeur de Wibbitz réside davan­­tage dans son proces­­sus de travail que dans une IA sophis­­tiquée. Coolong préfère écrire les scripts vidéo lui-même à l’aide de la fonc­­tion­­na­­lité de résumé auto­­ma­­tique et constate que l’or­­di­­na­­teur ne choi­­sit pas toujours les meilleures illus­­tra­­tions. « Je veux que ce soit fait à ma façon », dit Coolong, en notant que Wibbitz obtient ses meilleurs résul­­tats dans l’écri­­ture d’ar­­ticles tradi­­tion­­nels, alors que son équipe rédige la plupart du temps des articles d’opi­­nion. Pour avoir une idée du niveau d’in­­tel­­li­­gence de Wibbitz, j’ai demandé à Dayan de me faire une démons­­tra­­tion du système en commençant par un article récent au sujet des hausses de prix d’EpiPen, l’adré­­na­­line auto-injec­­table. Il a copié cinq para­­graphes de l’ar­­ticle à partir duquel le système a généré une vidéo de 94 secondes en quelques instants. Elle était consti­­tuée de photos iden­­tiques du direc­­teur de Mylan, le fabri­­cant d’EpiPen, pour la plupart tirées du même entre­­tien, plus une image du bâti­­ment du Capi­­tole pour accom­­pa­­gner l’évo­­ca­­tion du Congrès. Nous avons pu inclure des photos du produit lui-même en recher­­chant « EpiPen » dans l’in­­ter­­face d’édi­­tion.

Les géants de l’IA ont jusqu’à présent ignoré les jour­­na­­listes.

Dayan assure que Wibbitz fonc­­tionne mieux quand l’ar­­ticle traite d’une person­­na­­lité et d’ac­­tua­­li­­tés, ce qui suggère que les hausses de prix EpiPen sont quelque peu acces­­soires. Mais il note que le système s’amé­­liore à chaque utili­­sa­­tion. Pendant les Jeux olym­­piques, il a fait des progrès consi­­dé­­rables au sujet d’ath­­lètes aupa­­ra­­vant incon­­nus, au fur et à mesure qu’ils étaient mention­­nés dans les articles trai­­tés par la plate­­forme. Savoir que Conor Dwyer est un nageur améri­­cain dans le 200 m nage libre mascu­­lin permet à l’or­­di­­na­­teur de présen­­ter des photos de nata­­tion, même si le script n’in­­dique jamais le mot « nata­­tion ». « Plus le contenu passe dans le système, plus le système devient intel­­li­gent et plus il apprend à faire le lien entre certains types d’élé­­ments », explique Dayan. On note encore une fois l’im­­por­­tance de la profu­­sion de données pour faire évoluer l’or­­di­­na­­teur. Coolong pense que le nombre de vidéos géné­­rées auto­­ma­­tique­­ment ne vont faire qu’aug­­men­­ter, mais qu’elles ne rempla­­ce­­ront pas la produc­­tion vidéo tradi­­tion­­nelle à USA Today. « Nous n’avons pas d’équipe de télé­­vi­­sion qui attend après les dernières actua­­li­­tés », note-t-il. Lorsque l’his­­toire de Colin Kaeper­­nick a éclaté, par exemple, Wibbitz a permis à l’équipe de Coolong de produire une vidéo beau­­coup plus rapi­­de­­ment que les deux heures qu’au­­rait mis un être humain pour écrire un script et l’édi­­ter. Le grand incon­­vé­­nient des systèmes auto­­ma­­ti­­sés, bien sûr, c’est qu’ils ne peuvent utili­­ser que des séquences déjà exis­­tantes.

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Les géants de l’IA ont jusqu’à présent ignoré les jour­­na­­listes. Google travaille sur les voitures auto­­nomes, l’ana­­lyse des images et les appli­­ca­­tions de santé. La divi­­sion Watson d’IBM a investi un milliard de dollars en « infor­­ma­­tique cogni­­tive », dans l’es­­poir de vendre des logi­­ciels aux prati­­ciens du droit, de la méde­­cine, du marke­­ting et du rensei­­gne­­ment. Le jour­­na­­lisme ne fait pas partie de la liste – le marché n’est tout simple­­ment pas assez grand. Mais quelques personnes s’acharnent à façon­­ner l’IA du jour­­na­­lisme, ou du moins certains de ses compo­­sants. J’ai présenté quelques exemples majeurs, mais des dizaines de systèmes plus simples sont déjà opéra­­tion­­nels : des systèmes d’alerte qui surveillent les dépôts judi­­ciaires, la super­­­vi­­sion auto­­ma­­ti­­sée des finan­­ce­­ments de campagne, et toutes sortes de bots à usage unique, qui écrivent des articles sur les trem­­ble­­ments de terre, les prix des actions ou les vagues de crimi­­na­­lité. wearabletech Nous pour­­rions construire Izzy dès aujourd’­­hui. Les éléments existent. Avec la tech­­no­­lo­­gie commer­­ciale de recon­­nais­­sance vocale, nous pour­­rions les relier pour créer un puis­­sant assis­­tant de jour­­na­­liste, l’autre moitié d’une équipe de jour­­na­­listes humain-plus-machine. Ce qui nous manque, c’est un endroit pour inté­­grer toutes les fonc­­tion­­na­­li­­tés que les jour­­na­­listes-déve­­lop­­peurs créent déjà pour leur propre travail, et héber­­ger toutes les données qu’ils peuvent parta­­ger. Sans une telle plate­­forme, les travaux des rédac­­teurs de jour­­naux reste­­ront frag­­men­­tés. Izzy pour­­rait s’ins­­pi­­rer de robots comme Alexa d’Ama­­zon, qui peut être mis à niveau en instal­­lant des « compé­­tences ». Les jour­­na­­listes devraient être en mesure d’ajou­­ter les compé­­tences « crime orga­­nisé », « finan­­ce­­ment de campagne » ou « surveillance sismique ». Peut-être y parvien­­drons-nous bien­­tôt. Ces compé­­tences sont élabo­­rées par des acteurs nova­­teurs de l’in­­for­­ma­­tion, l’une après l’autre. L’IA fait indé­­nia­­ble­­ment irrup­­tion dans le jour­­na­­lisme, mais peut-être pas de la façon qu’on aurait pu imagi­­ner. Il faudra beau­­coup de temps avant qu’une machine batte les humains dans le jour­­na­­lisme, mais les jour­­na­­listes assis­­tés de logi­­ciels intel­­li­­gents – les repor­­ters cyborgs – ont d’ores et déjà dépassé les anciennes limites du seul cerveau humain.


Traduit de l’an­­glais par Juliette Murray d’après l’ar­­ticle « The age of the cyborg », paru dans la  Colum­­bia Jour­­na­­lism Review. Couver­­ture : Un jour­­na­­liste et son robot. (DR/Ulyces)


JOSHUA TOPOLSKY, L’HOMME QUI PRÉDIT LA FIN DE TWITTER

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Entre­­tien avec le co-fonda­­teur de The Verge et ancien direc­­teur de Bloom­­berg Digi­­tal, après la publi­­ca­­tion d’un article prédi­­sant la chute du réseau social.

Depuis la créa­­tion de The Verge et notre entre­­tien avec lui, alors qu’il était encore à la tête du maga­­zine, Joshua Topolsky a fait bien du chemin. Après avoir contri­­bué à la fonda­­tion de Vox Media et au succès de son maga­­zine phare, Topolsky a quitté la barque en août 2014 pour prendre la tête de Bloom­­berg Digi­­tal. Un an après sa nomi­­na­­tion et la refonte du site Bloom­­berg.com, il a aban­­donné son poste après que Michael Bloom­­berg a émis l’hy­­po­­thèse qu’il n’avait peut-être pas besoin d’un site. Le sarcasme avec lequel Topolsky a accueilli l’idée a mis l’en­­tre­­pre­­neur hors de lui, et les deux hommes ont convenu qu’il valait mieux que Tolpolsky s’en aille. Depuis, Joshua Topolsky est un cœur à prendre. Hier, il publiait sur le site du New Yorker un article inti­­tulé « The End of Twit­­ter », dans lequel il prévoit la mort du réseau social si ses fonda­­teurs ne parviennent pas le sortir de la situa­­tion diffi­­cile dans laquelle il se trouve. Une série de chan­­ge­­ments peu inspi­­rés appor­­tés au produit, la stag­­na­­tion de sa base d’uti­­li­­sa­­teurs, ainsi que la fuite massive de ses cerveaux ces derniers jours sont selon lui respon­­sables de la situa­­tion – sans oublier le peu de contrôle que la compa­­gnie a sur l’ac­­ti­­vité de sa plate­­forme. https://twit­­ter.com/joshua­­to­­polsky/status/693175653718433793?ref_src=twsrc%5Etfw Depuis sa publi­­ca­­tion, Topolsky fait les frais des mêmes attaques qu’il dénonce dans l’ar­­ticle, ce dont l’iro­­nie ne lui a pas échappé. Il y évoquait notam­­ment la respon­­sa­­bi­­lité des utili­­sa­­teurs du « Gamer­­gate », qui avaient inondé de menaces et d’in­­sultes le compte d’Anita Sarkee­­sian, vidéo­­blo­­gueuse améri­­cano-cana­­dienne qui avait dénoncé la miso­­gy­­nie dans les jeux vidéo. Visi­­ble­­ment, c’est au tour de Topolsky de subir leurs attaques. https://twit­­ter.com/joshua­­to­­polsky/status/693184110878138369?ref_src=twsrc%5Etfw Nous nous sommes entre­­te­­nus avec lui à l’été 2014, quelques semaines avant son départ de The Verge. Cet entre­­tien dans lequel il raconte ses multiples aven­­tures média­­tiques est l’oc­­ca­­sion d’ap­­prendre à connaître l’une des person­­na­­li­­tés les plus incon­­tour­­nables de l’In­­ter­­net améri­­cain.

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