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À 93 ans, cet ancien gardien d’un camp nazi est jugé pour compli­cité de 5 230 meurtres

par   Servan Le Janne   | 18 octobre 2019
Crédits : PA

Depuis jeudi 17 octobre, Bruno Dey est jugé par le tribu­nal de Hambourg pour avoir parti­cipé au meurtre de 5 230 prison­niers du camp nazi de Stut­thof, dans le nord de la Pologne. À 93 ans, il se dit « désolé de ce qu’il a fait » entre 1944 et 1945, selon son avocat cité par la BBC.

Ce procès tardif inter­vient à la faveur d’un revi­re­ment de juris­pru­dence : la justice alle­mande a attendu 2011 pour condam­ner des nazis sans déte­nir la preuve qu’ils avaient acti­ve­ment parti­cipé à la mise à mort de dépor­tés. Elle s’est ainsi inté­res­sée à Bruno Dey en 2016. Comme lui, 29 personnes risquent encore la prison pour « compli­cité d’as­sas­si­nat » en rela­tion avec le IIIe Reich.

Ouvert en 1939 à une tren­taine de kilo­mètres de Gdansk, le camp de Stut­thof a accueilli 100 000 déte­nus. Ils sont 65 000 à avoir trouvé la mort. Bruno Dey y a été affecté à l’âge de 17 ans. Alors que le procu­reur le présente comme un « rouage de la machine à tuer », son avocat affirme qu’il « n’a pas rejoint les SS volon­tai­re­ment » et qu’il « n’a pas cher­ché à servir au camp de concen­tra­tion ».

Assis sur un fauteuil roulant et réfu­gié derrière des lunettes de soleil, Bruno Dey a expliqué qu’il savait que les prison­niers n’étaient pas là en tant que crimi­nels. Il a assuré n’avoir pas parti­cipé direc­te­ment à des meurtres. « Il avait de la compas­sion pour eux mais ne se voyait pas en posi­tion de les libé­rer », a avancé son avocat. Le procès devrait durer jusqu’à mi-décembre.

Source : BBC

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