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Ce cher­cheur utilise des vibro­mas­seurs pour faire bander les tortues

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 26 juillet 2017

Crédits : Donald McKnight Les tortues sont parmi les animaux les plus mena­cés d’ex­tinc­tion, mais il nous reste encore beau­coup à apprendre sur leurs diffé­rentes espèces pour pouvoir espé­rer les sauver. À vrai dire, ce sont des créa­tures telle­ment mysté­rieuses qu’il est diffi­cile pour les scien­ti­fiques de recon­naître les mâles des femelles au premier abord. Il a donc fallu trou­ver des tech­niques pour décou­vrir à qui les cher­cheurs avaient affaire. Mother­board rapporte le cas de Donald McKnight, cher­cheur à l’uni­ver­sité d’État du Missouri qui s’in­té­resse de (très) près au sexe des tortues. Pour distin­guer un mâle d’une femelle, le scien­ti­fique sait que le meilleur moyen est de provoquer l’érec­tion de la tortue. Sinon, c’est la dissec­tion – et on ne veut pas ça. Pour faire grim­per la tempé­ra­ture sous la cara­pace de l’ani­mal, il utilise plutôt un vibro­mas­seur. McKnight a raconté à Mother­board qu’il avait eu l’idée en s’ins­pi­rant d’une autre étude décri­vant la façon d’ex­traire la semence des tortues mâles au moyen d’un vibro­mas­seur. Dans sa propre étude parue plus tôt cette année, le cher­cheur améri­cain reprend cette tech­nique pour iden­ti­fier le sexe du spéci­men étudié. Bien que déli­cate, cette méthode moins intru­sive que d’autres – si, si – a ses repères utiles. « Si vous êtes au bon endroit, la tortue se détend », explique Donald McKnight. Mais chaque espèce de tortue a ses préfé­rences. « Quand on essaye une espèce pour la première fois, les cher­cheurs doivent vrai­ment expé­ri­men­ter de nombreuses posi­tions et tech­niques diffé­rentes. » Et quand ça marche, ça se voit. Source : Mother­board