Ce frag­ment de crâne est la plus ancienne trace humaine décou­verte hors d’Afrique

par   Suzanne Jovet   | 11 juillet 2019

L’être humain a quitté son berceau bien plus tôt que ce que nous pensions. Dans une étude publiée dans la revue Nature le 10 juillet, des cher­cheurs indiquent avoir étudié la plus ancienne trace humaine jamais décou­verte en dehors de l’Afrique. D’après leurs obser­va­tions, le fossile de crâne retrouvé en Grèce dans les années 1970 est vieux de 210 000 ans, rapporte le Guar­dian« Cela prouve que la disper­sion des êtres humains ne se limite pas à un seul exode majeur hors d’Afrique », a déclaré Kate­rina Harvati, qui a dirigé l’étude.

Crédit : Univer­sité de Tübin­gen

Cette relique d’un loin­tain ancêtre est l’un des deux fossiles décou­verts dans la grotte d’Api­dima, sur la côte du Pélo­pon­nèse. Il s’agit de l’ar­rière d’un crâne. Abîmé par la fossi­li­sa­tion, il a long­temps été délaissé dans un musée d’Athènes. Mais l’équipe de Kate­rina Harvati est fina­le­ment parve­nue à le dater en mesu­rant l’ura­nium natu­rel qu’il conte­nait. À sa grande surprise, il est vieux de 210 000 ans (l’autre fossile a 150 000 ans).

« Nos résul­tats indiquent qu’une disper­sion précoce d’Homo sapiens hors d’Afrique s’est produite plus tôt qu’on le pensait, il y a 200 000 ans », observe Kate­rina Harvati. Cepen­dant, certains scien­ti­fiques réclament plus de preuves. « Le fossile est trop frag­menté et incom­plet pour faire une telle affir­ma­tion. En science, les affir­ma­tions extra­or­di­naires exigent des preuves extra­or­di­naires », a déclaré le paléoan­thro­po­logue espa­gnol Juan Luis Arsuaga.

Source : The Guar­dian

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