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Ce que le Kosovo pense de Donald Trump

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 3 avril 2016

Ici, dans le pays le plus jeune d’Eu­rope, où le drapeau améri­cain flotte à côté des drapeaux alba­nais et koso­var, où les rues sont nommées d’après Bill Clin­ton et d’autres leaders améri­cains, les gens se demandent comment Donald Trump a pu deve­nir si popu­laire. « Je ne comprends pas grand-chose à la poli­tique améri­caine, mais je pense que les droits de l’homme qu’ils défendent ne sont pas compa­tibles avec les pensées de Trump », affirme Nadire Dobra­tiqi, 22 ans, étudiant en philo­so­phie à l’uni­ver­sité de Pris­tina, la capi­tale. « Il est polé­mique au sujet des musul­mans – sur le fait qu’ils ne devraient pas pouvoir pas entrer aux États-Unis –, et je pense que c’est vrai­ment absurde. » ulyces-antitrumpworld-14 Pris­tina au crépus­cule Crédits : DR Même si envi­ron 90 % des 1,8 million d’ha­bi­tants du pays sont de confes­sion musul­mane, le Kosovo se consi­dère comme un pays laïc. Pour­tant, les propos incen­diaires de Trump ne conviennent pas à tous. « Il ne devien­dra jamais président », assure Violeta Boraku, 55 ans, en marchant le long du célèbre boule­vard Mother Teresa dans le centre de Pris­tina. « Je n’aime pas ce qu’il a dit récem­ment sur le fait de ne pas lais­ser les musul­mans entrer aux États-Unis. » Pour certains, ses propos sépa­ra­tistes rappellent la récente histoire sanglante de la région. « Toute cette rhéto­rique sur le fait de renvoyer les musul­mans ou de leur faire porter des signes distinc­tifs nous rappelle le ghetto de Craco­vie et les ghet­tos de Varso­vie et de Prague », dit Igor Zlatojev, 26 ans, Serbe qui vit et travaille à Pris­tina. « Nous, dans les Balkans, nous connais­sons les désastres causés par la haine ethnique et par le système d’apar­theid mieux que quiconque. Même en Serbie nous sommes abasour­dis par ses propos, vrai­ment. Comment un pays démo­cra­tique qui a donné nais­sance à des person­na­li­tés comme George Washing­ton et Abra­ham Lincoln peut-il lais­ser Trump faire partie du récit domi­nant ? » Il fait réfé­rence aux conflits mili­taires qui ont écla­tés pendant la disso­lu­tion de la Yougo­sla­vie. Le Kosovo a déclaré son indé­pen­dance face à la Serbie en 2008, presque dix ans après les 78 jours de frappes aériennes de l’OTAN – soute­nues à l’époque par le président améri­cain Bill Clin­ton –, qui a expulsé l’ar­mée serbe de cette province du Sud. Même si cela signi­fie que le pays est prêt à soute­nir quiconque devien­dra président, les gens espèrent encore un autre Clin­ton. Beau­coup de gens au Kosovo conti­nuent d’as­si­mi­ler la libé­ra­tion de leur pays, face à la Serbie, à Bill. Quand on leur demande si les Koso­vars choi­si­raient Trump plutôt qu’Hillary, Yllka Asimi, 27 ans, n’hé­site pas : « Non, impos­sible. Nous sommes pro-Clin­ton. » Vale­rie Plesch Le reste du monde ne peut pas enca­drer Donald Trump. ↓ trumpet

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