Ce qu’il faut savoir avant de partir à la recherche de l’At­lan­tide

par   Ulyces   | 16 mai 2016

representation-of-Atlantis_1Bigstockphoto Une repré­sen­ta­tion artis­tique de l’At­lan­tide. Crédit : Bigstosk­photo Pour trou­ver la cité perdue, rien ne vaut une infor­ma­tion sour­cée. Avoir quelques notions en philo­so­phie grecque et en mathé­ma­tiques peut aussi aider. Qui tente encore de trou­ver l’At­lan­tide depuis le comman­dant Cous­teau ? Se lancer à la recherche de cette île mythique expose inévi­ta­ble­ment à une vague de scep­ti­cisme. Il s’agi­rait d’une fable, voilà tout… Submergé par le doute, le témé­raire reflue sans tarder à son port d’at­tache, rési­gné. La quête n’est pour­tant pas dénuée de sens. Si l’un des plus grands penseurs de l’hu­ma­nité, Platon, a écrit à propos de l’At­lan­tide, en répé­tant que l’his­toire était avérée, n’est-ce pas la preuve qu’elle a existé ? De fait, tout ce qu’on sait aujourd’­hui de ce conti­nent perdu découle de la plume du philo­sophe athé­nien. Pour ne pas perdre de temps, il faut donc lais­ser de côté les éléments apocryphes ou signa­lés par d’autres. Platon ne l’ayant pas écrit, on peut raison­na­ble­ment penser que les Atlantes n’étaient pas dotés d’armes nucléaires, ni n’en­tre­te­naient de rela­tions avec des extra­ter­res­tres… En revanche, la lecture de deux dialogues rédi­gés par le Grec peut donner des pistes. Dans « Timée », il est ques­tion de « l’île d’At­lan­tide », jadis « frap­pée par des trem­ble­ments de Terre et des inon­da­tions », qui a « dispa­rue dans les profon­deurs de la mer ». Convoquant l’his­toire, Platon rappelle dans « Critias » la géolo­gie de l’île. Ainsi, sa capi­tale était entou­rée d’an­neaux concen­triques d’eau et de terre. Laquelle terre se compo­sait de pierres rouges et noires de cuivre et de cultures variées. Riche en détails, la descrip­tion que fait le fonda­teur de l’Aca­dé­mie pose pour­tant un problème. Englou­tie neuf mille ans avant son ère, l’At­lan­tide se serait trou­vée émer­gée à la fin de l’ère glaciaire et au début de l’Ho­lo­cène. Soit à un moment où le niveau de la mer était parti­cu­liè­re­ment élevé. Aussi bon philo­sophe fût-il, Platon n’était pas histo­rien. Les éléments qui lui sont parve­nus ont donc peut-être été tronqués. Enfin, il se pose un dernier problème de taille : Platon était un pytha­go­ri­cien convaincu. Telle­ment qu’on pouvait lire à l’en­trée de l’Aca­dé­mie : « Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre ». Pourquoi est-ce un problème ? Eh bien parce que la majeure partie des détails les plus concrets donnés par Platon sur l’île dispa­rue sont des chiffres. Les mesures de ses cercles concen­triques d’eau et de terre, la taille de ses temples, et – ce qui est sûre­ment le nombre le plus souvent cité par ceux qui tentent de résoudre le mystère – le fait que 9 000 ans avaient passé depuis sa destruc­tion. Cette date, qui nous amène à envi­ron –9600 av. J.-C., coïn­cide avec l’ère glaciaire de l’Ho­lo­cène et la montée du niveau des eaux. Les pytha­go­ri­ciens, cepen­dant, ne voyaient pas les chiffres comme nous les voyons aujourd’­hui, mais comme des enti­tés douées d’une vie propre avec leur person­na­lité. Si Platon utili­sait les chiffres à la manière pytha­go­ri­cienne, cela pour­rait donner une expli­ca­tion à l’ar­mée d’un million d’hommes qu’il décrit et au canal massif qui aurait requis des exca­va­tions beau­coup plus impor­tantes que celles du canal de Pana­ma… Si tel n’est pas le cas, nous sommes défi­ni­ti­ve­ment face à une énigme. Source : Wiki­pe­dia De mysté­rieux mono­lithes érigés au sommet de Göbekli Tepe il y a près de 11 000 ans. ↓ gobelo

Premium WordPress Themes Download
Download WordPress Themes Free
Download Nulled WordPress Themes
Download WordPress Themes
online free course