Ce scien­ti­fique russe veut créer des bébés géné­tique­ment modi­fiés

par   Mathilda Caron   | 12 juin 2019
Crédits : Nature

En novembre dernier, le cher­cheur chinois He Jian­kui affir­mait avoir fait naître les premiers bébés géné­tique­ment modi­fiés au monde, ce qui a donné des idées à un biolo­giste russe, annonçait-il dans la revue scien­ti­fique Nature le 10 juin 2019.

Denis Rebri­kov envi­sage de modi­fier davan­tage d’em­bryons et de les implan­ter chez des femmes atteintes du sida dès la fin de l’an­née, s’il obtient l’ac­cord des auto­ri­tés. À l’aide de l’ou­til « CRISPR », il aura préa­la­ble­ment neutra­lisé le gène qui permet l’en­trée du virus. « Je suis assez fou pour le faire », assure le biolo­giste.

Théo­rique­ment, cette modi­fi­ca­tion permet­trait aux bébés d’être immu­ni­sés contre le VIH. La loi russe inter­dit en géné­ral les mani­pu­la­tions géné­tiques sur l’être humain, mais elle appa­raît rela­ti­ve­ment floue en ce qui concerne l’édi­tion géné­tique dans un embryon.

Une étude publiée le 3 juin avance que l’es­pé­rance de vie des deux premières jumelles nées via ce proces­sus, Lulu et Nana, pour­rait être réduite à cause de cette mani­pu­la­tion géné­tique. La plupart des cher­cheurs s’élèvent contre cette méthode à l’im­pact poten­tiel­le­ment effroyable. « La tech­no­lo­gie n’est pas prête », prévient Jenni­fer Doudna, biolo­giste à l’uni­ver­sité Berke­ley de Cali­for­nie. « C’est tota­le­ment irres­pon­sable d’exer­cer cette pratique pour l’ins­tant », assure de son côté Alta Charo, membre du comité d’éthique de l’Or­ga­ni­sa­tion mondiale de la santé. Ça n’ar­rê­tera pas Denis Rebri­kov.

Source : Nature Research

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