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Ces astro­nomes ont assisté à la plus grosse explo­sion d’étoile de l’uni­vers

par   Pablo Oger   | 14 avril 2020

Une équipe d’as­tro­nomes britan­niques diri­gée par Matt Nicholl, de l’uni­ver­sité de Birmin­gham, a été témoin de la plus grosse super­nova jamais obser­vée, rappor­tait Vice le 13 avril. Elle aurait produit au moins deux fois plus de lumière que l’ex­plo­sion d’étoile la plus massive enre­gis­trée aupa­ra­vant.

Repé­rée pour la première fois le 22 février 2016 par l’ob­ser­va­toire Pan-STARRS d’Ha­waï, cette gigan­tesque déto­na­tion a émis « la plus grande éner­gie rayon­née de toutes les super­no­vae confir­mées », selon l’étude publiée par l’équipe. Les cher­cheurs ont utilisé plusieurs téles­copes pour exami­ner les retom­bées de l’ex­plo­sion pendant deux ans, jusqu’à ce qu’elle s’es­tompe.

« Les premières données du Pan-STARRS ont montré que cette super­nova était proba­ble­ment beau­coup plus brillante que la galaxie dans laquelle elle a explosé, ce qui a immé­dia­te­ment attiré notre atten­tion », a déclaré Nicholl par mail.

L’ex­plo­sion, dénom­mée SN2016aps, appar­tient à une caté­go­rie spéciale d’ex­plo­sion d’étoiles appe­lée « super­no­vae super­lu­mi­neuse », qui n’a été obser­vée que deux fois aupa­ra­vant. Les scien­ti­fiques pensent que ces événe­ments super­lu­mi­neux témoignent de la mort d’étoiles gigan­tesques dont la masse est au moins 40 fois celle du Soleil. En compa­rai­son, les super­no­vae « régu­lières » sont produites par des étoiles qui n’ont qu’un quart de cette masse.

Source : Vice

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