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Ces cher­cheurs japo­nais ont greffé pour la première fois des muscles du cœur culti­vés en labo­ra­toire

par   Valentin Trawicki   | 2 février 2020
Crédits : Wiki­me­dia commons

Des cher­cheurs de l’uni­ver­sité d’Osaka ont réalisé une trans­plan­ta­tion cardiaque unique en son genre. Au lieu d’of­frir un nouvel organe au patient, ils ont déve­loppé des cellules muscu­laires en labo­ra­toire pour les appo­ser sur les zones endom­ma­gées de son cœur, rappor­tait le Japan Times mardi 28 janvier.

Cette nouvelle tech­nique est rela­ti­ve­ment « simple » compa­rée à la greffe entière d’un cœur. À partir de cellules de la peau ou du sang d’un adulte, les scien­ti­fiques peuvent créer des cellules souches pluri­po­tentes induites (CSPi) qui ont la capa­cité de se multi­plier à l’in­fini et de se méta­mor­pho­ser en n’im­porte quelle cellule du corps humain. Et dans le cas de l’étude japo­naise, ce sont des cellules du muscle cardiaque qui ont été conçues.

Le patient qui a béné­fi­cié du trai­te­ment souffre de cardio­myo­pa­thie isché­mique : son cœur a du mal à pomper car ses muscles ne reçoivent pas assez de sang. Pour que l’opé­ra­tion fonc­tionne, les cher­cheurs de l’uni­ver­sité d’Osaka ont besoin que les cellules muscu­laires sécrètent une protéine de nature à aider les vais­seaux sanguins à se régé­né­rer, ce qui devrait amélio­rer l’état cardiaque du patient.

Son état sera surveillé tout au long de l’an­née, et les cher­cheurs japo­nais espèrent répé­ter la procé­dure sur neuf autres personnes au cours des trois prochaines années. Si tout fonc­tionne, elle pour­rait deve­nir une alter­na­tive aux trans­plan­ta­tions cardiaques : les cellules CSPi sont plus facile à obte­nir qu’un cœur, et le système immu­ni­taire d’un rece­veur semble plus à même d’ac­cep­ter de telles cellules plutôt qu’un nouvel organe.

Source : Japan Times

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