Ces cher­cheurs ont créé une IA capable de s’en­dor­mir et rêver

par   Malaurie Chokoualé Datou   | 15 février 2019

Nous passons près d’un tiers de notre vie à dormir, selon l’Inserm. Partant du prin­cipe que le sommeil main­tient le cerveau de l’être humain en bonne santé et permet aux neurones de suppri­mer les connexions synap­tiques inutiles effec­tuées dans la jour­née, trois cher­cheurs italiens se sont inté­res­sés au sommeil d’une IA. Selon un article, publié le 29 janvier dans le jour­nal scien­ti­fique Neutral Networks, leur travail a abouti à une IA plus perfor­mante si elle dort et se prend à rêver.

Ils se sont basés sur la théo­rie de l’ho­méo­sta­sie synap­tique, propo­sée par les neuros­cien­ti­fiques Giulio Tononi et Chiara Cirelli. L’idée est d’ex­pliquer le rôle du sommeil dans la mémoire et dans le proces­sus d’ap­pren­tis­sage. Selon Tononi et Cirelli, au cours de notre sommeil, il y aurait « un reca­li­brage de l’ac­ti­vité des synapses » pour répondre à l’ac­ti­vité de surré­gime vécue par certaines synapses dans la jour­née. Certaines expé­riences passées sont gardées en mémoire, d’autres tombent dans l’ou­bli. D’après eux, cette sélec­tion nous aide à amélio­rer nos perfor­mances cogni­tives.

Pour l’équipe de cher­cheurs italiens, il est possible qu’une telle chose puisse égale­ment se produire avec des réseaux de neurones arti­fi­ciels. Ils ont donc programmé un réseau de façon à ce qu’il puisse s’as­sou­pir en trou­vant un moyen pour retrans­crire mathé­ma­tique­ment les diffé­rentes phases de sommeil de l’être humain, du sommeil para­doxal au sommeil lent. Le premier supprime les souve­nirs inutiles et le second conso­lide les plus impor­tants. Et c’est donc ce que le réseau de neurones arti­fi­ciels a égale­ment fait.

Ils ont alors noté une augmen­ta­tion signi­fi­ca­tive du nombre de bits stockés par synapse avant et après un cycle de sommeil. « Nous pensons que dans le proces­sus cogni­tif — bien que l’ap­pren­tis­sage et la récu­pé­ra­tion conti­nuent de jouer un rôle central — le sommeil est égale­ment obli­ga­toire pour l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle », a conclu le mathé­ma­ti­cien Adriano Barra de l’uni­ver­sité de Salento.

Source : Inserm/ Revue de neuro­psy­cho­lo­gie/Neural Networks

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