fbpx

Ces scien­ti­fiques ont décou­vert une abeille moitié mâle moitié femelle

par   Valentin Trawicki   | 3 avril 2020

Des scien­ti­fiques ont décou­vert une abeille moitié mâle, moitié femelle, dont la sépa­ra­tion entre les deux sexes se trouve pile au milieu de son corps. Leur éton­nante étude a été publiée dans le Jour­nal of Hyme­nop­tera Research fin février.

Cette condi­tion est connue sous le nom de gynan­dro­mor­phisme, et des scien­ti­fiques viennent de trou­ver le premier indi­vidu gynan­dro­morphe connu chez une abeille nocturne origi­naire d’Amé­rique centrale et du Sud, le Mega­lopta amoe­nae. Sur son côté gauche, l’abeille est physio­lo­gique­ment mâle. Il possède une petite mandi­bule déli­cate, une longue antenne et une patte arrière fine et déli­cate avec moins de poils. Le côté droit a des carac­té­ris­tiques fémi­nines : une antenne plus courte, une mandi­bule pronon­cée et dentée, ainsi qu’une patte arrière épaisse et poilue.

Le phéno­mène a déjà été observé chez au moins 140 espèces d’abeilles, ainsi que des papillons, des oiseaux et des crus­ta­cés, mais chez les abeilles, on ne le voit géné­ra­le­ment qu’a­près la mort de l’in­secte et dans un musée. Comme les cher­cheurs étudiaient déjà les rythmes circa­diens des abeilles – qui synchro­nisent le compor­te­ment et les inter­ac­tions d’une espèce avec l’en­vi­ron­ne­ment exté­rieur –, ils ont décidé de voir si et comment les rythmes circa­diens diffé­raient chez leur indi­vidu gynan­dro­morphe.

Ils ont ainsi constaté que l’abeille avait tendance à se réveiller plus tôt que les abeilles mâles ou femelles. Cepen­dant, ses périodes d’ac­ti­vité la plus intense ressem­blaient davan­tage au compor­te­ment des abeilles femelles. Cela pour­rait indiquer que le cerveau des abeilles gynan­dro­morphes a une signa­li­sa­tion spéci­fique au sexe mixte et qu’elles ne sont pas en mesure d’in­té­grer les deux rôles à la fois.

Source : Jour­nal of Hyme­nop­tera Research

PLUS DE SCIENCE