Ces scien­ti­fiques ont inventé une machine qui mange, gran­dit et évolue toute seule

par   Nicolas Prouillac   | 21 avril 2019
Crédits : Cornell Univer­sity

Une équipe d’in­gé­nieurs de l’uni­ver­sité Cornell, dans l’État de New York, a mis au point un bioma­té­riau qui brouille la fron­tière entre orga­nisme vivant et machine. S’il n’est pas vivant à propre­ment parler, ce nouveau maté­riau est doté d’un méta­bo­lisme arti­fi­ciel qui lui permet de ramper, de consom­mer des ressources pour produire de l’éner­gie, de gran­dir, et fina­le­ment de se décom­po­ser, indique leur étude parue le 10 avril dernier dans Science Robo­tics.

« Nous venons de créer un tout nouveau concept de maté­riau qui imite le vivant, et fonc­tionne grâce à son propre méta­bo­lisme arti­fi­ciel », se féli­cite Dan Luo, l’un des ingé­nieurs du projet. Comme avec l’ADN chez les orga­nismes vivants, les instruc­tions permet­tant à son méta­bo­lisme de fonc­tion­ner et de se régé­né­rer sont enco­dées au cœur du bioma­té­riau. Ils l’ont baptisé DASH, pour DNA-based Assem­bly and Synthe­sis of Hierar­chi­cal mate­rials, car ses éléments consti­tu­tifs imitent le fonc­tion­ne­ment de l’ADN.

Ledit maté­riau est capable de se déve­lop­per seul, un peu comme de la moisis­sure, mais faite de poly­mères nano­sco­piques. Actuel­le­ment invi­sible à l’œil nu, les bioma­té­riaux DASH pour­raient ouvrir une ère nouvelle de la robo­tique, où les machines seront capables de se régé­né­rer et de se repro­duire seules, sans inter­ven­tion exté­rieure. « C’est un premier pas pour construire des robots quasi-vivants, dotés d’un méta­bo­lisme arti­fi­ciel. En défi­ni­tive, ce système donnera peut-être nais­sance à des machines capables de s’au­to­ré­pliquer », conclut Shogo Hamada, un autre ingé­nieur du projet.

Source : The Next Web

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