Ces scien­ti­fiques sont certains que des civi­li­sa­tions extra­ter­restres ont existé avant nous

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 14 juin 2016

drake-equationFrank Drake et la fameuse équa­tion qui porte son nom. En 1961, l’as­tro­nome améri­cain Frank Drake met au point une équa­tion visant à esti­mer le nombre poten­tiel de civi­li­sa­tions extra­ter­restres dans notre galaxie, avec lesquelles nous pour­rions entrer en contact. L’in­té­rêt prin­ci­pal de cette formule était de montrer qu’une ques­tion, qui rele­vait à l’époque en appa­rence de la science-fiction, pouvait être abor­dée de façon mathé­ma­tique, avec des proba­bi­li­tés bien défi­nies. L’équa­tion de Drake est le produit de sept facteurs : 0000000R* est le nombre d’étoiles en forma­tion chaque année dans notre galaxie ; fp est la frac­tion de ces étoiles qui possèdent des planètes ; ne est le nombre moyen de planètes poten­tiel­le­ment propices à la vie par étoile ; fl est la frac­tion de ces planètes sur lesquelles la vie appa­raît effec­ti­ve­ment ; fi est la frac­tion de ces planètes sur lesquelles appa­raît une vie intel­li­gente ; fc est la frac­tion de ces intel­li­gences capables et dési­reuses de commu­niquer ; et L est la durée de vie moyenne d’une civi­li­sa­tion, en années. La plupart des variables de l’équa­tion sont encore non réso­lues aujourd’­hui. En fonc­tion des choix adop­tés, le résul­tat N (le nombre de civi­li­sa­tions extra­ter­restres dans notre galaxie avec lesquelles nous pour­rions entrer en contact) peut être très large­ment infé­rieur à un ou au contraire, égal ou supé­rieur à plusieurs milliers. Ces diffé­rences sont d’ailleurs une source de débats au sein de la commu­nauté scien­ti­fique. Parmi eux, certains s’éver­tuent donc à trou­ver les données permet­tant de remplir, le plus préci­sé­ment possible, la fameuse équa­tion. C’est le cas de l’au­teur et vulga­ri­sa­teur Adam Frank, qui a publié récem­ment de nouvelles pers­pec­tives sur la ques­tion. Grâce au téles­cope de Kepler lancé en 2009 par la NASA, qui a permis l’iden­ti­fi­ca­tion de milliers de planètes au sein de notre galaxie, le cher­cheur pense avoir les données néces­saires pour résoudre l’équa­tion. drake-equation-1024x675 Adam Frank a puisé dans ces rele­vés pour attri­buer des valeurs à l’équa­tion de Drake. Si certains facteurs sont désor­mais complets, le savant s’est permis d’en remo­de­ler d’autres : « Au lieu de nous deman­der combien de civi­li­sa­tions existent actuel­le­ment, nous cher­chons la proba­bi­lité que nous soyons la seule civi­li­sa­tion tech­no­lo­gique jamais appa­rue. » Ce chan­ge­ment de para­digme permet d’an­nu­ler un facteur de l’équa­tion (le temps moyen de vie d’une civi­li­sa­tion). Son équipe a ensuite fusionné les trois facteurs incon­nus restants : « Nos calculs démontrent que malgré une proba­bi­lité extrê­me­ment faible, les chances que nous ne soyons pas la première civi­li­sa­tion tech­no­lo­gique sont en réalité assez élevées. » 800px-Telescope_Kepler-NASADessin de la NASA repré­sen­tant le téles­cope Kepler en orbite. L’équipe de recherche n’a donc pas résolu l’équa­tion, mais en chan­geant certaines de ses variables, elle a pu qu’il était « presque certain que de telles civi­li­sa­tions ont existé à un moment donné de l’his­toire cosmique ». Source : Popu­lar Science Un docu­men­taire excep­tion­nel sur notre rapport aux extra­ter­restres. ↓ a

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