Cet Afro-Améri­cain est allé vivre au Ghana pour fuir le racisme aux États-Unis

par   Mathilda Caron   | 26 août 2019
Crédits : Obadele Kambon

En 2008, Obadele Kambon a quitté les États-Unis après avoir été inculpé injus­te­ment. Né à New York, il vit main­te­nant au Ghana avec sa femme et ses enfants et dit ne jamais avoir regretté son choix, rappor­tait la BBC le 24 août.

Kambon et sa fian­cée, alors enceinte, ont été contrô­lés en 2007. Dans le coffre de leur voiture, les poli­ciers ont retrouvé une arme à feu. Accusé sans preuve de prépa­rer un braquage, Kambon risquait cinq ans de prison. Le revol­ver non chargé avait en fait servi à assu­rer la sécu­rité d’un camping.

« Je ne permet­trai plus jamais que des poli­ciers corrom­pus m’éloignent de ma famille pour une lubie », a alors pensé le jeune homme. Bien qu’il ait fina­le­ment été inno­centé, il a décidé de quit­ter les États-Unis, qu’il appelle l’ « Amerikkke » en réfé­rence aux trois K du Ku Klux Klan. Au Ghana, il enseigne aujourd’­hui la linguis­tique dans la meilleure univer­sité du pays.

Il y a des siècles, le Ghana était une des plaques tour­nantes de la traite des esclaves afri­cains. Aujourd’­hui, le président ghanéen Nana Akufo-Addo a fait de 2019 « l’An­née du Retour » et déclaré qu’il était de la respon­sa­bi­lité de son pays d’ac­cueillir les Afri­cains dont les familles ont été victimes de l’es­cla­vage. D’autres qu’O­ba­dele Kambon répon­dront peut-être à son appel pour fuir le climat de tensions qui règne aujourd’­hui outre-Atlan­tique.

Source : BBC News

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