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Cette femme pirate diri­geait 80000 brigands en mer de Chine

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 6 avril 2016

imageCanton, vers 1800 À l’aube du XIXe siècle, une ancienne pros­ti­tuée d’un bordel flot­tant de Canton fut mariée à Cheng I, un pirate qui opérait au sud de la mer de Chine. Nous la connais­sons sous le nom de Ching Shih, et si son nom signi­fie simple­ment « la veuve de Cheng », son héri­tage dépassa de loin le souve­nir que laissa son mari. Portrait-of-Ching-Shih À sa mort, elle lui succéda et prit le comman­de­ment d’une flotte de plus de 1 800 bateaux pirates et d’en­vi­ron 80 000 hommes. En compa­rai­son, le légen­daire Barbe Noire ne possé­dait que quatre bateaux et 300 hommes… De ce fait, Ching Shih est tenue pour être l’un des pirates les plus glorieux de tous les temps. Cheng I aurait épousé Ching Shih pour ses talents de femme d’af­faires. On raconte même qu’à leur mariage en 1801, Shih exigea avant de prendre Cheng pour mari de pouvoir comman­der la flotte de jonques et les pirates à part égale. Après six ans de mariage, Cheng mourut – la raison de sa mort, en revanche, reste un mystère. Certains prétendent qu’il fut emporté par un tsunami en mer, quand d’autres qu’il fut assas­siné au Viet­nam. Un employé de la Compa­gnie des Indes orien­tales du nom de Richard Glass­poole fut capturé par les pirates de Ching Shih en septembre 1809, et retenu jusqu’en décembre de cette année-là. Dans le récit de son calvaire, il estime qu’il y avait envi­ron 80 000 pirates sous les ordres de Ching Shih, un millier de larges jonques, et 800 plus petites ainsi que des chaloupes. image (1)Des jonques comme celles que comman­dait Ching Shih Ching Shih réus­sit à tenir ses hommes grâce à un code de loi parti­cu­liè­re­ment sévère, qui stipu­lait notam­ment que tout homme déso­béis­sant aux ordres d’un supé­rieur serait déca­pité sur le champ. En dépit des efforts de la dynas­tie Qing et de la marine portu­gaise, la flotte de Ching Shih resta invain­cue, et après trois années passées à régner sur les mers, Ching Shih accepta l’am­nis­tie du gouver­ne­ment chinois et prit sa retraite en 1810. Ching Shih mourut en 1844, à l’âge avancé de 69 ans. Son souve­nir a même impré­gné la culture popu­laire, et elle a même inspiré un des person­nages de la saga Pirates des Caraïbes : Dame Ching, l’une des neufs Seigneurs des Pirates. Source : Pirates of the South China Coast, Dian H. Murray. Une course de clip­pers au XIXe siècle en reve­nant de Chine. ↓ sbsfhq

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