Cette IA est capable d’iden­ti­fier plus de 200 000 plantes juste en les regar­dant

par   Ulyces   | 15 août 2017

Crédits : Aubree Cherie Le Machine Lear­ning (appren­tis­sage auto­ma­tique) a encore fait des merveilles. Une intel­li­gence arti­fi­cielle est main­te­nant capable d’iden­ti­fier les plantes séchées compo­sant un herbier très four­ni… juste en les regar­dant, rapporte Nature, d’après une étude publiée sur BMC Evolu­tio­nary Biology le 11 août. Un herbier est une collec­tion de plantes séchées et pres­sées entre des feuilles de papier, géné­ra­le­ment soigneu­se­ment composé par les cher­cheurs. Le monde en compte envi­ron 3 000, abri­tant un nombre estimé à 350 millions d’es­pèces – dont seule une petite partie a été numé­ri­sée. Erick Mata-Montero de l’Ins­ti­tut de tech­no­lo­gie de Cartago au Costa Rica, et le bota­niste Pierre Bonnet du CIRAD ont décidé de mettre un algo­rithme à rude épreuve en orga­ni­sant une sorte de blind test végé­tal, dans le but de tester sa recon­nais­sance des végé­taux. Ils lui ont ainsi fait dévo­rer plus de 260 000 scans tirés d’her­biers, conte­nant plus d’un millier d’es­pèces diffé­rentes. L’IA a relevé le défi et s’en est sortie avec 80 % de préci­sion (soit 208 000 plantes). La bonne réponse se trou­vait 90 % du temps dans les cinq suppo­si­tions effec­tuées par l’al­go­rithme. De quoi effrayer les taxi­no­mistes, que Pierre Bonnet tient à rassu­rer : « Les gens pensent que ce genre d’avan­cées tech­no­lo­giques pour­raient finir par faire perdre sa valeur à l’ex­per­tise bota­nique humaine. Mais ce n’est pas le cas. Cette prouesse a été rendue possible unique­ment grâce au travail humain. Qui plus est, on a égale­ment encore besoin d’hu­mains pour véri­fier la véra­cité des résul­tats appor­tés. » Et pour faire des herbiers. Sources : Nature / BMC Evolu­tio­nary Biology

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