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Cette nouvelle méthode d’édi­tion des gènes peut corri­ger 89 % des défauts géné­tiques

par   Malaurie Chokoualé Datou   | 23 octobre 2019

L’ou­til CRISPR-Cas9 permet de retou­cher l’ADN avec préci­sion et ouvre ainsi des pers­pec­tives immenses. En parta­geant le fruit de leurs recherches dans la revue scien­ti­fique Nature le 21 octobre, des cher­cheurs·euses du Broad Insti­tute (MIT) et de l’uni­ver­sité Harvard expliquent que, grâce à une nouvelle protéine, cette tech­nique peut permettre de corri­ger 89 % des défauts géné­tiques, rapporte la BBC.

Déve­loppé il y a sept ans, l’ou­til CRISPR-Cas9 utilise l’en­zyme Cas9 pour couper des brins d’ADN afin d’y appor­ter des modi­fi­ca­tions chirur­gi­cales. Alors que le monde scien­ti­fique s’inquiète de ses poten­tiels effets secon­daires, la nouvelle méthode se base sur une enzyme bapti­sée « trans­crip­tase inverse » pour modi­fier les séquences géné­tiques de manière encore plus ciblée. Les cher­cheurs·euses parlent ici « d’édi­tion prin­ci­pale ».

Grâce à cette méthode, iels vont pouvoir chan­ger une lettre d’ADN pour une autre, sans devoir rempla­cer des parties entières de code. « Avec l’édi­tion prin­ci­pale, nous pouvons main­te­nant corri­ger direc­te­ment la muta­tion de la drépa­no­cy­tose et suppri­mer les quatre bases d’ADN supplé­men­taires qui causent la mala­die de Tay Sachs, sans couper entiè­re­ment l’ADN », explique Liu, enthou­siaste face aux premiers résul­tats. Les scien­ti­fiques vont accor­der une licence non-commer­ciale à leurs confrères et consœurs, afin de leur permettre d’ex­plo­rer cette approche.

Sources : Nature/BBC

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