Des gens s’injectent du sang de drogué coupé à la meth pour se défon­cer

par   Ulyces   | 21 juin 2017

Crédits : Pexels L’été dernier, la police de l’État de Penn­syl­va­nie a arrêté un homme qui trans­por­tait un flacon sans étiquette conte­nant un liquide rouge. Durant son inter­ro­ga­toire, l’homme a expliqué qu’il s’agis­sait de sang mélangé à du fenta­nyl, un anal­gé­sique 100 fois plus puis­sant que la morphine. Le mélange était appa­rem­ment dési­gné sous le nom de BLOOD dans la rue. La toxi­co­logue Laura Labay, spécia­li­sée dans les affaires crimi­nelles, a analysé le fluide et rendu ses conclu­sions le 5 juin dernier. La réalité est plus complexe que ce qu’a bien voulu racon­ter l’homme. Plus effrayante, aussi. « C’est la chose la plus étrange que j’ai jamais vue », a-t-elle confié au maga­zine Popu­lar Science. « Le sang est un liquide plus épais. Là, il s’agis­sait de sang mais comme mélangé à de l’eau. » Sauf qu’é­vi­dem­ment, il ne s’agis­sait pas d’eau. Laura Labay a détecté 13 substances diffé­rentes dans l’échan­tillon de BLOOD, dont des rési­dus d’étha­nol, de codéine, d’éphé­drine, de THC, et 11 mg de métham­phé­ta­mine – une dose complète. Crédits : Laura Labay Quand les toxi­co­manes se shootent, il arrive qu’un peu de sang fasse le chemin inverse et se retrouve dans la seringue. Labay raconte qu’elle et ses collègues ont remarqué qu’il arri­vait à certains usagers de lais­ser leur sang impré­gné de drogue remon­ter dans le tube, avant de faire tour­ner la seringue pour donner un avant-goût du produit à quelqu’un d’autre. Une pratique de laquelle pour­rait déri­ver le BLOOD, mais à un tout autre niveau, ne s’agis­sant pas d’échan­tillon mais d’une véri­table dose mati­née d’autres substances pour décu­pler les effets de la meth. « Quelqu’un a dû prendre le sang de quelqu’un d’autre et y ajou­ter de la métham­phé­ta­mine volon­tai­re­ment », explique-t-elle. « Il serait impos­sible de se prome­ner avec autant de métham­phé­ta­mine dans le sang en étant OK. » Cette pratique repous­sante, dont on ne sait pas à quel point elle est répan­due, est bien évidem­ment extrê­me­ment risquée. Outre la trans­mis­sion d’in­fec­tions et de mala­dies comme le VIH, une incom­pa­ti­bi­lité de groupes sanguins est suscep­tible de provoquer une réac­tion violente du système immu­ni­taire. En attaquant les cellules sanguines étran­gères, des caillots de sang risquent de se former dans les veines et de causer la mort du sujet. Peut-être s’agis­sait-il d’une pratique très loca­li­sée, mais elle n’en reste pas moins horri­fiante. Source : Popu­lar Science

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