Il y a 100 ans, Paris était la capi­tale mondiale de l’opium

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 8 septembre 2016

Au XIXe siècle, les gens de bonne compa­gnie étaient pour beau­coup des junkies qu’on consi­dé­rait comme de respec­tables épicu­riens. À l’époque, les bonne manières dictaient une sorte de savoir-vivre en société qui allait de pair avec pas mal de drogues aujourd’­hui illé­gales : opium, cocaïne, héroïne. De nombreuses œuvres des années 1920 (photos, illus­tra­tions, pein­tures) témoignent de l’am­biance très lean qui régnait dans les salons mondains de l’époque. Les person­nages qui hantent ces images sont la plupart du temps éten­dus à même le sol, en partance pour un voyage senso­riel et psyché­dé­lique qui les lais­sait exsangues. D’autres sont allon­gés sur le flanc, une pipe à opium au bord des lèvres. opiumpartyrealDes femmes dans une fume­rie d’opium à Paris, en 1920. Crédits : Georges Rémond Paris était le point de rallie­ment de beau­coup d’ama­teurs d’opium, qui traî­naient dans les salons pour se faire voir et passer du bon temps : l’épi­cu­risme façon XIXe. Surnommé « la fée brune », l’opium qui circu­lait à Paris arri­vait direc­te­ment d’In­do­chine (Viet­nam, Cambodge et Laos). La capi­tale comp­tait près de 1 200 fume­ries d’opium, dont faisait partie Le Moulin Rouge. On raconte même que son jardin, au milieu duquel trônait une immense tête d’élé­phant, était la plus grosse fume­rie d’opium de toute la ville. Baude­laire, Picasso et Jean Cocteau comp­taient parmi les habi­tués. brassai-670afUne fume­rie d’opium à Saint-Ouen, en 1931 (Bras­saï)french_opium_den-be48dUn article de presse de 1909opiumpartybrassai(Bras­saï)early1900spostcardUne carte postale de Paris, dans les années 19003dd0937208e641fb139549b8df5dfc9d5fb96f8a77b9e949f98ee08a2aba437dopumny1925 Aujourd’­hui, et ce depuis bien long­temps, l’opium est inter­dit et a offi­ciel­le­ment disparu de la circu­la­tion. Seuls quelques clichés, qui nous paraissent aujourd’­hui à la fois surréa­listes et poétiques, témoignent de cette époque pour le moins frivole. Crédits : Bras­saï Pour aller plus loin >>>>>>>> Berlioz ou la sympho­nie de l’opium. ulyces-symphonieopium-couv04

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