Dimanche 19 juillet, lors de son premier meeting de campagne pour les élections présidentielles américaines, Kanye West a fondu en larmes devant la foule lors d’une diatribe anti-avortement, relate Al Jazeera ce 20 juillet.

À Charleston, en Caroline du Sud, vêtu d’un gilet pare-balles et arborant un grand « 2020 » à l’arrière de la tête, Kanye West a prononcé un discours décousu d’une heure dans lequel il a notamment condamné l’avortement et la pornographie, et a débattu de la politique à suivre avec les participants.

Le rappeur de 43 ans a ensuite raconté au public comment il avait voulu que sa femme, Kim Kardashian, se fasse avorter alors qu’elle était enceinte de North, leur fille aînée. Il a ensuite révélé que son père avait également voulu l’avorter. « Mon père voulait m’avorter. Ma mère m’a sauvé la vie. Il n’y aurait pas eu de Kanye West parce que mon père était trop occupé », a dit West, éclatant alors en sanglots. Il a ensuite crié : « J’ai failli tuer ma fille ! J’ai presque tué ma fille ! »

Le discours de West a été diffusé en direct sur YouTube et les clips ont ensuite été repris sur les médias sociaux, provoquant une vague de confusion, de colère et d’inquiétude pour la santé mentale de l’artiste. En effet, Kanye semblait souvent avancer des propositions politiques à la volée, et faisait des commentaires qui laissaient même les personnes présentes marmonner leur incrédulité.

Kanye n’a pratiquement pas donné de détails sur sa campagne, mais la star du hip-hop, qui arborait fièrement une casquette « Make America Great Again » lors d’une réunion du Bureau ovale de 2018 avec le président sortant Donald Trump, a déclaré qu’il ne soutenait plus le président aujourd’hui.

Source : Al Jazeera