0 Depuis le début de l’année, le milieu de la tech dans la Silicon Valley et la région environnante procède à quelques ajustements : des milliers d’employés sont remerciés dans les petites et grandes entreprises de la baie. Les success stories risquent de nous parvenir en moins grand nombre. Entre janvier et avril 2016, 3 135 personnes ont perdu leur emploi dans le secteur de la tech de la baie de San Francisco. Yahoo, 239. Toshiba America, 50. Autodesk, 71. Les chiffres s’amoncellent et le secteur a vu beaucoup plus de ses employés remerciés que l’année dernière à la même époque, avec 1 515 licenciements sur la même période. Que se passe-t-il ? « Viendra le temps où il faudra faire les comptes », confiait l’entrepreneur et investisseur Chris Sacca à Vanity Fair en avril. Cela fait des années que le secteur de la tech est en plein boom dans la région. Les start-ups y poppent par dizaines, et l’argent des venture capitalists est dépensé à une vitesse folle dans des entreprises dont on ne sait pas bien si elles valaient le coup. La réponse, semble-t-il, est en train d’advenir. Et tandis que les licenciements sont multipliés par 2, les embauches dans le même temps sont divisées par 2, avec 800 nouvelles offres d’emploi contre 1 600 l’année dernière à la même période. Entrepreneurs et investisseurs savaient que cela devait arriver, et peut-être qu’après tout, ce n’est pas si dramatique. Peut-être s’agit-il simplement de séparer le grain de l’ivraie, et de voir disparaître toutes les start-ups qui ont surfé sur la vague sans avoir de quoi rester en selle. C’est en tout cas l’avis de Chamath Palihapitiya, capital-risqueur chez Social Capital : « Je pense que nous sommes dans une phase dans laquelle nous réalisons que les gens auxquels nous avons alloué des capitaux jusqu’ici ont fait un travail épouvantable », dit-il. « Il faut que nous cessions de voir le capital risque comme une profession en soi. Ce n’est pas ce que nous avons fait jusqu’ici et la conséquence, c’est que la plupart des choses dans lesquelles nous avons investies sont merdiques et inutiles. » C’est dit. Source : Vanity Fair Ils ont entre 16 et 23 ans et viennent secouer le monde très fermé de la tech américaine. ↓ 1