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La Deutsche Bank veut que Trump lui rende 340 millions de dollars tout de suite après l’élec­tion

par   Sarah Ben Bouzid   | 4 novembre 2020

La Deutsche Bank a accordé pour envi­ron 340 millions de dollars de prêts à la Trump Orga­ni­za­tion qu’elle souhaite revoir dès la fin des élec­tions prési­den­tielles. La banque alle­mande souhaite en effet mettre fin à ses rela­tions avec l’ac­tuel président améri­cain, se lassant de la publi­cité néga­tive qui découle de cette rela­tion, rappor­tait Reuters le 3 novembre.

La Trump Orga­ni­za­tion a contracté trois prêts chez la Deutsche Bank portant sur des proprié­tés de Donald Trump, qui arrivent à échéance dans deux ans. Au cours de réunions tenues ces derniers mois, un comité de gestion de la banque qui évalue les risques de dommages faits à sa répu­ta­tion a discuté des diffé­rents moyens à sa dispo­si­tion pour se débar­ras­ser de ce client embar­ras­sant.

Car depuis 1990, la banque a prêté à Trump plus de deux milliards de dollars. Cette rela­tion a entraîné la Deutsche Bank dans les enquêtes du Congrès qui souhai­tait analy­ser les finances du milliar­daire ainsi que ses préten­dus rapports avec la Russie. Ces enquêtes et la mauvaise presse qui ont suivi sont consi­dé­rées comme un « sérieux dommage colla­té­ral » pour la banque.

Eliza­beth Warren, membre Démo­crate de la commis­sion bancaire du Sénat améri­cain, a demandé l’ou­ver­ture d’une enquête sur la Deutsche Bank concer­nant ses contrôles sur le blan­chi­ment d’argent, et a exigé du prêteur des réponses sur ses rela­tions avec Trump et sa famille. « Vous pouvez être sûrs que je vais conti­nuer à me battre pour la respon­sa­bi­lité et l’ap­pli­ca­tion de nos lois bancaires, en parti­cu­lier pour les grandes insti­tu­tions comme la Deutsche Bank », a-t-elle déclaré.

Les diri­geants de la banque alle­mande ne s’inquiètent appa­rem­ment pas de la capa­cité de Trump à rembour­ser les prêts. Cepen­dant, s’il perd les élec­tions, il leur sera plus facile d’être rembour­sés rapi­de­ment. S’il les remporte, la Deutsche Bank estime que leurs options seraient limi­tées. En effet, la banque ne souhaite pas d’une publi­cité néga­tive inhé­rente à la saisie des actifs d’un président en exer­cice, elle serait ainsi proba­ble­ment obli­gée de prolon­ger leurs rela­tions jusqu’à ce qu’il aban­donne ses fonc­tions…

Source : Reuters

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