La Russie rouvre une enquête sur la mort mysté­rieuse et brutale de neuf randon­neurs

par   Malaurie Chokoualé Datou   | 8 février 2019
Crédits : Wiki­me­dia

Soixante ans après les faits, les auto­ri­tés russes ont pris la déci­sion de se pencher une nouvelle fois sur le dossier d’un des plus grands mystères du XXe siècle, rela­tait CNN le 4 février dernier. L’an­nonce a été faite le 31 janvier 2019 par le Bureau du procu­reur géné­ral de Russie pour tenter de trou­ver des réponses aux nombreuses ques­tions restées sans réponse dans l’Af­faire du col Dyat­lov. Avalanche ? Ovni ? Météo­rite ? Essais d’armes nucléaires secrets ? L’af­faire bapti­sée en hommage au chef du groupe de monta­gnards décé­dés, Igor Dyat­lov, a fait couler énor­mé­ment d’encre et les théo­ries sur la mort mysté­rieuse des neufs randon­neurs abondent.

En cette nuit du 1er février 1959, une équipe de marcheurs campait pour la nuit sur le versant Est du Mont Kholat Syakhl (soit la « Montagne morte » en français) dans le nord de l’Ou­ral. Aucun de ses membres ne passera la nuit et à défaut de témoins ou d’ex­pli­ca­tion plau­sible, les auto­ri­tés sovié­tiques avaient à l’époque conclu qu’une « force irré­sis­tible incon­nue » avait causé la mort des randon­neurs. Sans nouvelle d’eux à la date suppo­sée de leur retour d’ex­pé­di­tion le 20 février, un groupe de recherche avait été envoyé les cher­cher.

Tentant de recons­ti­tuer les événe­ments, ils avaient pu déter­mi­ner que les campeurs avaient ouvert leur tente de l’in­té­rieur avant de sortir pieds nus dans le froid. Les corps retrou­vés non loin du campe­ment aban­donné étaient dépour­vus de tout signe de lutte, si ce n’est que deux d’entre eux présen­taient des côtes cassées et avaient le crâne frac­turé. L’une des victimes, Lyud­mila Dubi­nina, a été retrou­vée dans un ruis­seau sans yeux ni langue, et le rapport d’in­ves­ti­ga­tion fait état de niveaux élevés de radia­tion sur certains vête­ments.

Avec la réou­ver­ture de l’enquête, les enquê­teurs de 2019 vont étudier parti­cu­liè­re­ment trois des 75 hypo­thèses exis­tantes. Les trois sont liées à des phéno­mènes météo­ro­lo­giques et ils excluent ainsi l’ex­pli­ca­tion crimi­nelle, faute de preuve allant dans ce sens. En mars 2019, les corps des victimes seront à nouveau exami­nés et une nouvelle inspec­tion du lieu sera d’ailleurs orga­ni­sée afin de déter­mi­ner enfin, ce qui a coûté la vie à ces hommes et ces femmes durant cette nuit glacée.

Source : CNN

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