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Les baleines à bosse du monde entier se retrouvent chaque année pour s’en­sei­gner leurs chants

par   Malaurie Chokoualé Datou   | 10 octobre 2019
Crédits : Vivek Kumar

Alors que les baleines à bosse ont des chants diffé­rents selon les régions où elles vivent, les scien­ti­fiques ont décou­vert une zone où elles se rassemblent pour s’ap­prendre leurs mélo­dies. L’étude parue dans la revue Royal Society Open Science à ce sujet est relayée par le New York Times.

La baleine à bosse est une espèce migra­trice. Si elle passe une grande partie de l’an­née en Antar­c­tique, elle peut parcou­rir jusqu’à 25 000 km par an, afin de rejoindre la chaleur des tropiques pour se trou­ver un·e parte­naire pendant la saison d’ac­cou­ple­ment, durant l’hi­ver austral (entre avril et septembre). Pour séduire une femelle, les mâles bondissent hors de l’eau avec panache et donnent de la voix.

Mais une étude publiée le 4 septembre dans la revue Royal Society Open Science soutient qu’il existe un endroit pour lequel les masto­dontes sont prêts à rompre avec leur routine et se mélangent à d’autres groupes pour s’ap­prendre des chants : l’île de Raoul, à envi­ron 700 km au nord-est de la Nouvelle-Zélande.

L’es­pèce est connue pour ses chants complexes. La science n’est pas encore capable d’af­fir­mer avec certi­tude le rôle de ces chants dans les parades sexuelles, mais il est possible qu’ils servent entre autres à sélec­tion­ner les parte­naires. On sait que les baleines qui vivent dans une même région ont des chants simi­laires, comme un hit local que chacune repren­drait à sa sauce.

En se diri­geant vers l’océan Indien, les baleines s’ar­rêtent près de l’île de Raoul, les groupes se mélangent et enseignent aux autres leurs « chan­sons ». Il s’agit fina­le­ment d’un véri­table karaoké pour baleines à bosse et les cher­cheurs·euses n’avaient encore jamais vu ça.

« Prenez la chan­son que nous enten­dons chez les baleines en Nouvelle-Calé­do­nie cette année. L’an­née prochaine, nous enten­drons des éléments de cette chan­son chez les baleines à Tonga », explique Rochelle Cons­tan­tine, profes­seure de biolo­gie à l’uni­ver­sité d’Au­ck­land et coau­teure de cet article, fière d’avoir décou­vert ce lieu de trans­mis­sion incroyable.

Source : The New York Times

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