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Les Chinois ont inventé la science-fiction en 450 av. J.-C.

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 10 novembre 2016

050-056c026d-1c66-4d42-9fae-a8e96df290c5-1020x1210Crédits : Cixin Liu, Ken Liu.  Les Hugo Awards (de leur vrai nom Science Fiction Achie­ve­ment Awards) récom­pensent chaque année les meilleurs récits de science-fiction en anglais. Cette année, un auteur chinois a remporté le Hugo Award de la meilleure nouvelle : Cixin Liu, avec « Three Body Problem ». À y regar­der de plus près, cela fait un moment que les Chinois s’in­té­ressent à la SF : depuis 475 av. J.-C. En effet, la science-fiction telle que nous la connais­sons aujourd’­hui est appa­rue en Chine sous la dynas­tie des Qing. Les intel­lec­tuels de l’époque consi­dé­raient qu’elle était impor­tante pour la pros­pé­rité du pays. Dans un des clas­siques du taoisme, Liezi, on peut trou­ver une histoire inti­tu­lée « Yanshi » dans le chapitre « Les Ques­tions de Tang ». Yanshi, un méca­ni­cien très doué, construit un déli­cat auto­mate ressem­blant à un véri­table humain, qui peut bouger, chan­ter et danser. Il montre le mannequin au roi pour prou­ver son talent. Le mannequin est si déli­cat et convain­cant que le roi suspecte que Yanshi cherche à le trom­per, en utili­sant un véri­table être humain. À la fin, Yanshi doit casser l’au­to­mate pour prou­ver qu’il n’est fait que de laine et de cuir. L’au­to­mate de Yanshi peut être vu comme un proto­type de robot très ancien. En 1900, le Tour du monde en quatre-vingts jours de Jules Verne a été le premier écrit de science-fiction étran­gère et moderne à être traduit en langue chinoise. D’autres œuvres de Jules Verne ont rapi­de­ment suivi, aigui­sant l’in­té­rêt des lecteurs chinois pour ce genre litté­raire. Les premières traduc­tions ne venaient pas direc­te­ment de l’an­glais, mais d’une première traduc­tion en japo­nais. Au XIXe siècle, en Chine, la science-fiction était consi­dé­rée comme un moyen d’en­sei­gner la science aux jeunes lecteurs. La majo­rité des œuvres de science-fiction occi­den­tales traduites en chinois étaient d’ailleurs en partie réécrites pour servir ce but. La plus vieille œuvre moderne du genre en langue chinoise, Colony of the Moon, a été écrite par Huangjiang Diao­sou. Elle a été décli­née en une série de paru­tions dans un jour­nal chinois baptisé Illus­tra­ted Fiction, entre 1904 et 1905. Source : Faguo­wen­hua

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